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Me Brahimi pour la mise en place d'une commission souveraine de transition même en dehors de la Constitution

il y a 11 heures 2 min

Me Miloud Brahimi en audience chez le chef de l'Etat Abdelkader Bensalah

Me Miloud Brahimi a plaidé, vendredi à Alger, pour la mise en place d'une "commission souveraine" chargée de gérer la transition et l'organisation de l'élection présidentielle "sans hésiter à mettre la Constitution de côté".  Cette commission qui sera créée en accord avec les partis politiques et les représentants de la société civile "peut différer la date de l'élection présidentielle et préparer le terrain afin d'assurer le départ définitif de ce système", a déclaré Me Brahimi à l'APS au lendemain de sa rencontre avec le chef de l'Etat Abdelkader Bensalah.    La commission que j'ai proposée au chef de l'Etat, "prendra les décisions et les procédures nécessaires sur comment faire, qui va faire et quand il faut faire", a-t-il dit, soulignant que cette commission doit "prendre toutes les décisions sans hésiter à mettre la constitution de côté".  "Le contexte politique actuel du pays ne permet pas d'organiser une élection présidentielle le 4 juillet prochain qui sera au niveau des attentes du peuple. Il faut aboutir à la refondation du pays et à la construction d'un régime digne des attentes de ce peuple", a indique l'avocat et juriste, estimant que la mobilisation populaire "est une véritable révolution en Algérie et dans le monde". Pour Me Brahimi, l'institution proposée par M. Bensalah dans son message à la nation pour réunir les conditions d'organisation d'élections nationales "honnêtes et transparentes" peut se transformer en commission de transition et préparer les conditions de la prochaine présidentielle.   Abdelaziz Belaid : Garantir l'intégrité et la transparence des élections  La conférence de lundi prochain arrivera à un constat selon lequel ''il est impossible de tenir une élection présidentielle le 4 juillet prochain que le peuple rejette", a ajouté M. Brahimi.  De son côté, le président du Front El-Moustakbal, Abdelaziz Belaid, a proposé lors de sa rencontre avec M. Bensalah, "des solutions à même de garantir l'intégrité et la transparence des élections, et ce, à travers l'instance indépendante des élections. Celle-ci doit être dotée, d'une "totale indépendance", et de "prérogatives de contrôle et d'organisation du déroulement de toutes les phases du processus électoral", indique un communiqué du parti. M. Belaid a estimé que "la stabilité du pays, la préservation des institutions et des personnes, ainsi que "le transfert du pouvoir dans le cadre de la légalité ne peut se faire qu'à travers des élections propres et transparentes".  M. Bensalah a reçu jeudi successivement, MM. Abdelaziz Ziari, Abdelaziz Belaid et Miloud Brahimi, en tant que personnalités nationales dans le cadre de la volonté de concertation que prône le chef de l'Etat dans le traitement de la situation politique du pays.

Marches pacifiques – vendredi 9 : nouvelle démonstration de force des Algériens pour déloger le système en place

ven, 19/04/2019 - 15:54
Au neuvième vendredi du hirak, les rues des chefs-lieux de wilayas, voire dans toutes les places publiques des grandes villes, ne désemplissent pas. De plus en plus engagée, la population marche avec détermination, et dans une ambiance de liesses populaires, afin de faire entendre sa voix pour un changement radical du système en place. La contestation populaire pacifique contre le régime politique en Algérie se poursuit sous une nouvelle démonstration pour déloger le système en place. Elle est marquée par des marches et des rassemblements à travers le territoire national de plus en plus imposants contre, d’une part, toute forme de dérive répressive et contre la démarche consultative du chef de l’Etat intérimaire qui veut  réunir les acteurs politiques pour l’examen d’une issue consensuelle à la crise politique que traverse le pays. Unis dans le fond et la forme, les fondamentaux slogans scandés de bout en bout du pays sont les mêmes à l’instar de « Système dégage ! », « Abat les 3 B ! », « Djeich-chaâb khaoua khaoua ! » ou encore « Unis pour le meilleur et pour  l’avenir ! » et « Pour un Etat de droit » auxquels il faut ajouter des pancartes et banderoles où l’on peut lire des réflexions dont les messages convergent dans  le même sens des principaux slogans  exigeant le départ de toutes les figures du régime. A Alger, Nesrine Cherikhi constate, pour la radio chaine 3, que le déploiement des élémentsde la police est différemment opéré pour rendre le mouvement de la foule moins compacte et moins dense.  A Biskra, la détermination de la population a pris le dessus sur les conditions climatiques. Selon Abdelhamid Zekiri, ni la chaleur, ni le taux d'humidité n'auront affecté une population déterminé à marquer par sa présence le neuvième vendredi contre vent de sable et avec une marrée humaine pour exprimer un profond mécontentement contre le système.                                                                                                                                                                                      Constantine ne déroge pas au rituel hebdomadaire contestataire. Sortie en grand nombre et en bonne humeur, la population répond dans toute sa diversité, selon Hayet Karboua avec haute voix son rejet d'un système pourri. La mobilisation est de mise pour décoder et répondre point par point aux démarches entrepeises par la présidence, par l'armée ou par les acteurs politiques. 

Marche du vendredi – acte 9 : La réponse de la protesta au chef de l’Etat Bensalah pour objectif

ven, 19/04/2019 - 11:45
On s’attend à une forte mobilisation pour ce vendredi. La démission du président du Conseil constitutionnel et son remplacement par M. Feniche, semble point satisfaire le mouvement citoyen déterminé à aller jusqu’au bout des restants des « B ». Ce 9e vendredi de mobilisation intervient quatre jours après le dernier discours du général Gaid Salah dans lequel il a notamment promis de protéger les manifestations pacifiques. Et à l’ombre d’éventuel escalade surprise contre la foule, il faut s’attendre à ce que la population sorte en masse d’autant que le seuil des revendications soit monté d’un cran et réclame la tête de toux ceux qui ont répondu à l’invitation du chef d’Etat intérimaire, de mercredi à jeudi, qui semble préparer une conférence nationale qu’on croyait révolue avec la démission du président de la République. La présidence a en effet invité une centaine de personnalités à une conférence qui devrait se tenir lundi au Palais des nations. Les manifestants se sont rassemblés tôt le matin à l’esplanade de la Grande poste alors que les forces de sécurités bloquent toutes les entrées de la capitale. Des témoins oculaires affirment que le trafic est apocalyptique, à l’est comme à l’ouest, et les bouchons ayant atteint les gorges de Lakhdaria (ex-Palestro) sur l’axe autoroutier est juste infernal. Trois barrages filtrants de la Gendarmerie nationale ont été installés sur le tronçon autoroutier près de Lakhdaria, le tunnel de Bouzegza et Dar el-Beida. Des bus immobilisés sur place. Une seule voie a été ouverte. Pour éviter les bouchons, les automobilistes empruntent la RN 5. A l’ouest, si les bretelles sont bloquées, la circulation sur l’autoroute est-ouest est également ralentie entre Blida et Baba Ali. Les foules de marcheurs vers le centre-ville véhiculés sont nettement freinés, à l’est comme à l’ouest, mais l’affluence garde sa densité de tous les vendredis passés, voire allant même en s’amplifiant ! Mais les rues au cœur d’Alger, à la rue Hassiba, à Didouche Mourad, à la Place des martyrs, les manifestants continuent d’affluer depuis 8 heures déjà. Des familles, des femmes, des enfants, des personnes âgées sont déjà dehors pour réclamer le changement.    

Le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah reçoit Abdelaziz Ziari, Abdelaziz Belaid et Miloud Brahimi

jeu, 18/04/2019 - 19:10
Le chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, a reçu, jeudi à Alger, successivement, MM. Abdelaziz Ziari (cadre dirigeant du FLN), Abdelaziz Belaid (président du Front Al Moustakbal) et Miloud Brahimi (avocat et militant des droits de l’homme), en tant que personnalités nationales, indique un communiqué de la Présidence de la République. Ces rencontres « entrent dans le cadre de la volonté de concertation que prône le chef de l'Etat dans le traitement de la situation politique du pays », ajoute le communiqué.

Les étudiants en grève : « c’est pour montrer que nous sommes unis, nous voulons changer l’Algérie », témoigne une étudiante à Oran

jeu, 18/04/2019 - 18:14
Les étudiants en grève, depuis plusieurs jours dans certaines universités. Ils se déclarent mobilisés en appui aux revendications du peuple qui exige un changement radical du système et le départ de ses figures, notamment Bensalah et Bedoui alors que Belaiz a quitté le Conseil constitutionnel. A l’université des sciences et technologies d’Oran, des ateliers et des rencontres-débat sont organisés par les étudiants sur les enjeux du mouvement populaire et la nouvelle Algérie qu’ils veulent bâtir. « Le rôle des étudiants est très important, parce que nous représentons la base, nous représentons l’avenir. Nous sommes, vraiment, la génération qui doit mettre en place un changement, parce que si on ne bouge pas, personne ne va bouger à notre place. Cette grève c’est pour montrer que nous sommes unis, nous somme tous là pour le mouvement populaire. Nous voulons changer l’Algérie », témoigne une étudiante au micro de Hamza Belmadani, correspondant local de la radio Chaine 3. Cependant, la mobilisation des étudiants à Oran n’est pas totale, puisque, rapporte le correspondant de la radio Chaine 3, les étudiants de la Faculté des sciences économiques de l’université Oran 2 Mohamed Benahmed, à Bel Gaid, poursuivent leurs cours.

Gaïd Salah : « Les tentatives ciblant la stabilité de l'Algérie ont échoué et vont encore échouer »

jeu, 18/04/2019 - 16:23
Le général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP) a souligné, jeudi à Ouargla, au quatrième jour de sa visite à la 4ème Région militaire, que toutes les tentatives ciblant la sécurité et la stabilité de l'Algérie "ont échoué et vont encore échouer", indique un communiqué du ministère de la Défense nationale. "Toutes les tentatives désespérées ciblant la sécurité et la stabilité de notre pays ont échoué, et vont encore échouer dans l'avenir grâce à l'aide d'Allah Le Tout-Puissant, puis grâce aux efforts laborieux et fructueux, que l'Armée nationale populaire, digne héritière de l'Armée de libération nationale, ne cesse de consentir, en s'inspirant de son dévouement aux valeurs de novembre et son message éternel afin que l'Algérie demeure unie et indivisible conformément au serment prêté au service de la patrie", a affirmé le général de corps d'Armée. "A cette fin, nous œuvrons toujours à maintenir la disponibilité opérationnelle à son plus haut niveau et à mener une parfaite préparation et instruction de nos Forces Armées afin qu'elles puissent détenir, en permanence, les capacités à accomplir leurs missions, et à s'adapter constamment aux développements de la situation géopolitique et à la complexité des enjeux dans notre sous-région", a indiqué le chef d'Etat-major dans une allocution devant des cadres de l'Armée. Il a précisé, à cet égard, que cela "requiert impérativement de vous en tant que cadres, de veiller au strict respect des programmes de préparation au combat pour les différentes composantes du corps de bataille, à travers l'intensification des exercices tactiques démonstratifs de tirs avec munitions réelles au profit des différentes Forces et armes". Le vice-ministre de de la Défense nationale a relevé que "les enjeux majeurs qui nécessitent des efforts inlassables de la part de l'ANP, sont ceux liés à la sauvegarde de l'indépendance de l'Algérie, à la consolidation des fondements de sa souveraineté nationale et de son intégrité territoriale, et à la préservation de la force et la solidité des liens de son unité populaire". "Tous les résultats probants que l'ANP a réalisés et ne cesse de réaliser au niveau de nos frontières Sud-Est, à l'instar des autres frontières nationales, voire au niveau de l'ensemble du territoire nationale, sont la résultante d'une vision globale du concept de sécurité adopté par le Haut Commandement de l'ANP", a-t-il noté. Le général de corps d'Armée a précisé, dans ce cadre, que "faire régner la sécurité et la préserver requiert l'application stricte et minutieuse de l'essence de cette vision exhaustive et cohérente aux portées stratégiques profondes et clairvoyantes, garantissant dans leur ensemble au peuple algérien le droit de vivre dans la sécurité et la paix, ce qui fait partie des devoirs indéniables dont l'ANP s'acquitte en vertu de ses nobles missions, qu'elle s'honore toujours de les exécuter de la manière la plus appropriée et la plus judicieuse". "Partant de cette vision pertinente, l'ANP considère que les enjeux majeurs qui requièrent de notre part de consentir des efforts inlassables afin de les relever, sont le défi de sauvegarder l'indépendance de l'Algérie, de consolider les fondements de sa souveraineté nationale et de son intégrité territoriale et de préserver la force et la solidité des liens de son unité populaire, dans un monde marqué par de grands défis et de mutations imprévisibles, instiguées par des parties et de grandes puissances qui œuvrent à refaire la carte du monde suivant leurs intérêts, même si cela devait se faire au dépens de la liberté, de la sécurité, de l'indépendance et de la souveraineté nationale des peuples", a-t-il expliqué. Le général de corps d'Armée a rappelé que "les efforts laborieux et fructueux consentis par l'ANP, sont inspirés de son dévouement aux valeurs de novembre et son message éternel et des sacrifices de l'Armée de libération nationale". Lors de sa quatrième journée de visite en 4ème Région militaire, le général de corps d'Armée a présidé une réunion de travail avec les états-majors de la Région et les responsables des services de sécurité. Après la cérémonie d'accueil au siège du Commandement de la Région, et en hommage aux sacrifices de nos valeureux Chouhada de la Glorieuse Révolution de Libération, le général de corps d'Armée "a observé, en compagnie du général-major Hassan Alaïmia, Commandant de la 4ème Région militaire, un moment de recueillement sur l'âme du Chahid +Chihani Bachir+, dont le siège de la Région porte le nom, avant déposer une gerbe de fleurs devant la stèle commémorative, et de de réciter la Fatiha du Saint Coran en son hommage et en hommage des chouhada. Le général de corps d'Armée a présidé, par la suite, une réunion de travail avec le Commandement, les états-majors, les commandants des secteurs opérationnels et d'unités ainsi que les responsables des différents services de sécurité et les directeurs régionaux, où il a suivi un exposé global sur la situation générale de la Région présenté par le Commandant de la Région, pour prononcer, par la suite, une allocution d'orientation. APS

Gaïd Salah : l'ANP veille "sans répit" à la sécurisation des frontières

mer, 17/04/2019 - 16:43
Le vice-ministre de la Défense nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire (ANP), Ahmed Gaïd Salah, a affirmé mercredi, lors de sa troisième journée de visite en 4e Région militaire à Ouargla, que les Forces armées veillent "sans répit" à la sécurisation des frontières du pays et à la sauvegarde des fondements de sa sécurité et sa stabilité. "Conformément aux exigences qu'imposent le devoir de veiller en permanence à la promotion des capacités de l’ANP, nous avons œuvré à élaborer une approche claire en terme de substance, ambitieux en terme d'objectifs et flexible en terme d'application et d'exécution. Une approche rationnelle et clairvoyante, qui tient compte les éventuels variables géopolitiques et les défis actuels et futurs qui en découlent. Cette approche réaliste est adaptée à nos propres spécificités et à nos capacités à le transformer en réalisations concrètes sur le terrain", a indiqué Gaïd Salah, qui a procédé à l'inspection de quelques unités du Secteur militaire de Biskra. En effet, "nous sommes désormais guidés, dans notre travail, par les principes de cette approche, dont les résultats enregistrés témoignent du progrès qualitatif atteint par les différentes composantes de nos Forces armées qui veillent, sans répit, de jour comme de nuit, à la sécurisation des frontières de notre patrie et à la sauvegarde des fondements de sa sécurité et sa stabilité. Tels sont notre objectif et notre finalité", a-t-il ajouté Le Général de Corps d’Armée a mis l’accent sur la nécessité de "la préservation et le renforcement des divers acquis, et sur l’impératif de l’adaptation des objectifs tracés avec le processus de développement de nos Forces armées". "Dans ce contexte, le maintien de la dynamique actuelle n’est pas un objectif en soi, mais plutôt l’accélération de sa cadence en adéquation avec la concrétisation des objectifs escomptés", a-t-il estimé. Pour lui, "ceci nécessite la préservation et le renforcement des acquis, tout en œuvrant à focaliser nos efforts davantage sur l’excellence et la perfection, et ce, en adoptant une démarche juste et pertinente dans l’évaluation continue de ce qui est réalisé sur le terrain, ainsi qu'en empruntant une méthodologie de travail planifiée qui tient compte, non seulement de la concrétisation des objectifs tracés, mais aussi et surtout, de l’impératif de veiller à l’adaptation de ces objectifs avec le processus de développement de l’ANP et son avenir. C’est ainsi qu’on peut asseoir, de manière solide et correcte, un processus professionnel fructueux", a-t-il affirmé. Gaïd Salah a, en outre, insisté sur "le degré de développement réalisé dans toutes les spécialités du métier militaire, et à travers toutes les composantes de nos Forces armées, afin qu’elles soient en harmonie avec les efforts consentis, les moyens mis à disposition en termes de ressources humaines et matériels et en équipements et armements, ainsi qu’avec les objectifs ambitieux et légitimes tracés, qui visent dans leur ensemble la détention de tous les éléments de la puissance militaire, conformément à la stratégie globale adoptée". La parole a été donnée, par la suite, aux élèves, stagiaires et personnels de la Région qui ont exprimé leur "immuable et indéfectible" engagement et leur disposition à accomplir, à tout moment, leurs "nobles missions avec l’efficacité requise". A l’issue de la cérémonie d’accueil à l’Ecole supérieure des troupes spéciales à Biskra, le Général de Corps d’Armée, accompagné du Général-Major Hassan Alaïmia, Commandant de la 4e Région Militaire, a suivi un exercice démonstratif exécuté par les élèves de l’Ecole intitulé "un détachement des troupes spéciales lors d’une mission de neutralisation d’un groupe criminel", en utilisant tous les moyens requis pour ce genre d’opérations minutieuses et sensibles. L’exécution de cet exercice a été marquée par "une haute précision, une célérité d’exécution et un haut sens de professionnalisme, qui sont des qualités caractérisant les éléments des troupes spéciales lors de l’exécution de telles actions efficaces de combat, et ce, à travers la parfaite maitrise des armes et des différents arts martiaux", a indiqué le communiqué du MDN. "Ceci confirme manifestement et effectivement le haut niveau atteint en termes de formation et d’instruction dispensées par l’Ecole supérieure des troupes spéciales à ses élèves et stagiaires dans le but d’élever en permanence les aptitudes, les potentiels et la disponibilité des éléments afin d’accomplir les différentes missions, de jour comme de nuit, et dans toutes les conditions et les circonstances", a ajouté la même source. Le Général de Corps d’Armée s’est réuni, par la suite, avec les cadres et les personnels des unités du Secteur de Biskra où il a prononcé une allocution d’orientation, diffusée à l’ensemble des unités de la Région via visioconférence et à travers laquelle il a mis l’accent sur "l’extrême importance accordée à l’investissement fructueux dans le système d’enseignement et de formation au sein de l’ANP, étant le moyen essentiel permettant de fournir des compétences humaines capables de s’adapter aux exigences de leurs missions multiples et complémentaires, et de percevoir la portée de l’impératif de réaliser les objectifs tracés". APS

Kamel Feniche désigné président du Conseil Constitutionnel (Présidence de la République)

mar, 16/04/2019 - 21:15
M. Kamel Feniche a été désigné mardi président du Conseil Constitutionnel en remplacement de M. Tayeb Belaïz, qui a présenté sa démission, le même jour, au Chef de l'Etat, M. Abdelkader Bensalah, indique un communiqué de la Présidence de la République. "Monsieur Tayeb Belaïz, président du Conseil Constitutionnel, a présenté sa démission, ce jour, mardi 16 avril 2019, à Monsieur Abdelkader Bensalah, Chef de l'Etat", précise le communiqué. "Monsieur le Chef de l'Etat a accepté la démission de M. Tayeb Belaïz et désigné M. Kamel Feniche à la fonction de président du Conseil Constitutionnel", ajoute la même source. APS

Gaid Salah : « toutes les perspectives possibles restent ouvertes afin de surpasser les difficultés et trouver une solution à la crise dans les meilleurs délais »

mar, 16/04/2019 - 16:21
Lors de sa deuxième journée de visite en 4e Région Militaire, Monsieur le Général de Corps d'Armée Ahmed Gaïd Salah, Vice-Ministre de la Défense Nationale, Chef d'Etat-Major de l'Armée Nationale Populaire a supervisé l'exécution d'un exercice démonstratif avec munitions réelles « Enadjm Essati'a 2019 ». Au terme de l'exercice, Monsieur le Général de Corps d'Armée a rencontré les éléments des unités ayant exécuté l'exercice et les a félicités pour les efforts qu'ils ont consentis lors de la préparation et l'exécution de cet exercice réussi. Monsieur le Général de Corps d'Armée a tenu, ensuite, une réunion avec les cadres et les éléments dudit Secteur opérationnel et a prononcé une allocution d'orientation, diffusée à toutes les unités de la Région via visioconférence, dans laquelle il a réitéré l'engagement immuable de l'Armée Nationale Populaire à accompagner la phase de transition, en soulignant que toutes les perspectives possibles restent ouvertes afin de trouver une solution à la crise dans les meilleurs délais : « J'insiste une fois encore sur la nécessité de suivre la voie de la sagesse et de la patience, étant donné que la situation prévalant au début de cette transition est exceptionnelle et complexe, nécessitant la conjugaison des efforts de tous les patriotes dévoués en vue de sortir indemne de cette épreuve. De notre part, nous réitérons l'engagement de l'Armée Nationale Populaire d'accompagner les institutions de l'Etat durant cette transition, tout en soulignant que toutes les perspectives possibles restent ouvertes afin de surpasser les difficultés et trouver une solution à la crise dans les meilleurs délais, car la situation ne peut perdurer davantage, vu que le temps nous est compté. Ainsi, l'Armée Nationale Populaire se considère toujours mobilisée aux côtés de tous les dévoués, au service de son peuple et de sa Patrie, pour honorer l'engagement qu'elle a pris afin de réaliser les revendications et les aspirations légitimes du peuple, pour construire un Etat fort, sûr et stable ; un Etat où chaque citoyen trouve sa place naturelle et ses espoirs mérités. Dans ce contexte, et comme j'ai souligné lors d'occasions précédentes la nécessité pour la justice de poursuive les individus impliqués dans des affaires de corruption, nous attendons à ce que les instances judiciaires concernées accélèrent la cadence du traitement des différents dossiers concernant certaines personnes ayant bénéficié indument de crédits estimés à des milliers de milliards, causant préjudice au Trésor public et dilapidant l'argent du peuple». « Dernier avertissement à l'ex-Chef du Département du Renseignement et de la Sécurité » Monsieur le Général de corps d'Armée a mis en garde contre certaines personnes qui ont longtemps abusé des richesses du peuple et qui continuent d'activer contre la volonté du peuple et d'œuvrer à attiser la situation, en approchant des parties suspectes, et certains responsables et partis politiques: « J'ai déjà évoqué, lors de mon intervention du 30 mars 2019, les réunions suspectes qui se tiennent dans l'ombre pour conspirer autour des revendications du peuple et afin d'entraver les solutions de l'Armée Nationale Populaire et les propositions de sortie de crise. Toutefois, ces parties, à leur tête l'ex-Chef du Département du Renseignement et de la Sécurité, ont tenté, en vain, de nier leur présence dans ces réunions, et d'induire en erreur l'opinion publique, et ce, en dépit de l'existence de preuves irréfutables sur ces faits abjects. Nous avons affirmé, ce jour là, que nous allions dévoiler la vérité, et les voici continuer à s'agiter contre la volonté du peuple et œuvrer à attiser la situation, en approchant des parties suspectes, et inciter à entraver les solutions de sortie de crise. A cet effet, je lance à cette personne un dernier avertissement, et dans le cas où il persiste dans ses agissements, des mesures légales fermes seront prises à son encontre». Monsieur le Général de Corps d'Armée a souligné que la décision de l'Armée Nationale Populaire quant à la protection du peuple est une décision irréversible quelles que soient les circonstances: «Nous sommes convaincus que le peuple algérien digne et civilisé est à même de relever tous les défis et surmonter toutes les crises, grâce à son génie puisé de ses valeurs et fondements historiques et sa longue expérience dans les épreuves, et nous affirmons que nous comprenons ses revendications légitimes pour lesquelles nous nous sommes engagées à œuvrer à les concrétiser. Bien entendu, la réalisation de ces objectifs requiert plusieurs étapes nécessitant de la patience, de la compréhension et le rejet de toute forme de violence. Ainsi, l'étape principale étant concrétisée, elle sera, certainement, suivie par d'autres jusqu'à la réalisation de tous les objectifs escomptés, et ce, sans perturber le fonctionnement des institutions de l'Etat, qui devraient être préservées pour permettre la gestion des affaires de l'Etat et les intérêts de nos concitoyens. La décision de protéger le peuple, avec ses différentes composantes, est une décision irréversible et dont nous ne dévierons point. Partant de la solidité des liens de confiance liant le peuple à son Armée, nous avons donné des instructions claires et sans équivoques pour la protection des citoyens, notamment lors des marches. Cependant, nous attendons, en contrepartie, de la part de notre peuple d'éviter le recours à la violence, de préserver les biens publics et privés et d'éviter d'entraver les intérêts des citoyens. Je tiens à souligner dans ce cadre la nécessité du respect total des symboles de l'Etat, à leur tête l'emblème national, en ce qu'il représente comme une symbolique sacrée de l'unité de la nation et du peuple et des sacrifices des générations à travers l'histoire. Et nous sommes fermement convaincus que notre peuple sera à la hauteur de l'image civilisée et prestigieuse que lui a réservé l'histoire et que les différents médias ont relayé à travers le monde». Monsieur le Général de Corps d'Armée a rappelé les efforts incessants, consentis dans le développement et la modernisation de l'ensemble des composantes de nos Forces Armées, affirmant que le Haut Commandement de l'Armée Nationale Populaire ne prendra aucune décision qui ne sert pas les intérêts du peuple et de la Patrie: « Une armée qui veille à ce qu'aucune goutte de sang algérien ne soit versée, n'en déplaise aux parties hostiles, qui sont dérangées par le caractère pacifique des marches » « J'espère que cet appel trouve l'écho escompté auprès de toutes les composantes de notre cher peuple, car il émane du Haut Commandement de l'Armée Nationale Populaire, partant de son dévouement au message des Chouhada de la Révolution et du devoir national, et pour avoir partagé la souffrance du peuple et veillé à construire une armée puissante et moderne, maitrisant les technologies les plus sophistiqués. Ceci a été concrétisé de manière effective et sur le terrain, par l'ancrage des valeurs d'allégeance et de loyauté envers la Patrie dans les esprits et les comportements des éléments des Forces Armées. Une armée professionnelle de par ses effectifs, ses matériels et sa disponibilité, équipée des armes les plus modernes, destinées à faire face aux ennemis de la Nation et non pas contre son peuple. Une armée qui ne prend aucune décision au désavantage du peuple et de la patrie et qui veille à ce qu'aucune goutte de sang algérien ne soit versée, n'en déplaise aux parties hostiles, qui sont dérangées par le caractère pacifique des marches. L'Algérie est entre des mains sûres grâce à des hommes dévoués prêts à défendre leur pays quel qu'en soit le prix. Nous, en tant que Haut Commandement de l'Armée Nationale Populaire et face à la responsabilité historique que nous assumons, nous respectons parfaitement les dispositions de la Constitution pour la conduite de la transition, et je voudrais réitérer que toutes les perspectives possibles restent ouvertes afin de surpasser les difficultés et trouver une solution à la crise dans les meilleurs délais, de façon à servir l'intérêt suprême de la patrie, sans égard à l'intérêt des individus et que nous n'avons aucune autre ambition que celle de protéger la patrie, faire régner la sécurité et la stabilité et préserver l'image de marque du pays, comme l'auraient voulu nos vaillants martyrs et qu'Allah m'en soit témoin».

Un sit-in des étudiants à Alger pour exiger le changement radical du système

mar, 16/04/2019 - 14:17
Des centaines d'étudiants ont tenu, mardi, un sit-in de protestation à la place de la Grande poste à Alger, au cours duquel ils ont réitéré leur attachement aux revendications du mouvement populaire qui appelle à un changement radical du système politique et le départ de toutes les anciennes figures, soulignant leur détermination à poursuivre leur grève. Venus de différents établissements universitaires d'Alger et des wilayas voisines, les étudiant se sont rassemblés à la place de la Grande poste pour mettre l'accent sur l'impératif changement radical du système et l'édification d'une "nouvelle Algérie" qui leur permettra de réaliser leurs ambitions, en tête desquelles l'accès à des postes d'emploi.  Les étudiants ont scandé des slogans appelant, dans l'ensemble, au "départ de toutes les anciennes figures du système", exprimant leur rejet du Chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, du Premier-ministre, Noureddine Bedoui, du Président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz (qui a présenté sa démission mardi) et du président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mouad Bouchareb, une revendication résumée en une seul pancarte "non aux quatre B". Dans leurs slogans, les étudiants ont scandé l'impossibilité d'organiser une élection Présidentielle en cette conjoncture, appelant à lutter contre la corruption et à demander des comptes aux responsables concernant le pillage des richesses nationales. Drapés de l'emblème national, les étudiants ont affirmé leur détermination à poursuivre le boycott des cours à l'université jusqu'à satisfaction des revendications du mouvement de contestation populaire, en guise de soutien à ce mouvement, étant "une partie indissociable du peuple", ont-ils dit. Par ailleurs, ils ont mis l'accent sur "le caractère pacifique de ce sit-in", en dépit du déploiement d'un dispositif de sécurité imposant autour de la Faculté centrale et au niveau des artères conduisant à la grande Poste au début du sit-in. Les éléments de la police se sont retirés par la suite pour laisser place aux étudiants qui se sont rassemblés à la place de la Grande poste.

Conseil constitutionnel : Belaiz présente sa démission

mar, 16/04/2019 - 12:12
Le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, a présenté mardi sa démission au Chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, a annoncé le Conseil dans un communiqué. "Le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz a informé les membres du Conseil, lors d'une réunion tenue mardi 16 avril 2019, qu'il a présenté au chef de l'Etat sa démission du poste de président du Conseil constitutionnel qu'il occupe depuis la prestation de serment le 21 février dernier", a souligné le Conseil dans son communiqué. Dans sa lettre de démission au chef de l'Etat, "M. Belaiz a exprimé son souhait que Dieu préserve l'Algérie et le peuple algérien vaillant de tout danger", a-t-on ajouté.

Présidentielle du 4 juillet : lancement mardi de la révision du fichier électoral, une opération dénoncée par plusieurs maires dont ceux du PT et du RCD

lun, 15/04/2019 - 17:25
Le gouvernement Bedoui s’apprête à lancer demain, mardi, la révision exceptionnelle du fichier électoral, une opération rejetée par plusieurs assemblées populaires communales (APC), décidées à empêcher la tenue de l’élection présidentielle du 4 juillet prochain, car, estiment-elles, elle a été décidé par des autorités rejetées par le peuple. « Parmi les maires qui s’opposent à l’encadrement de l’opération électorale, ceux appartenant au Parti des Travailleurs (PT) et au Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD). Le Mouvement pour la Société de la Paix (MSP) se prononcera demain sur cette question », précise Nahla Bekralas de la Chaine 3 de la Radio Algérienne. En effet, « la Commission électorale, chargée de réviser les listes électorales, est composée d’un magistrat, du maire et du Secrétaire générale de la commune et de deux électeurs de la même commune », explique Nahla Bekralas, qui ajoute : « l’absence de l’un des membres menace l’installation de ladite commission ». Pour Ramdane Taâzibt, membre du bureau politique du PT qui gère 27 communes, « le Parti des travailleurs ne peut en aucun cas participer ou cautionner à toute acte contre-révolutionnaire ». De son côté, Mohamed Ahfir, coordinateurs national des élus progressistes du RCD qui préside 40 communes, déclare que « les P-APS progressistes du RCD ne se sentent pas concernés par l’encadrement de la présidentielle prévue par l’autorité actuelle qui est rejetée par le peuple algérien ». Outre les maires, les magistrats aussi ont pris la décision de bouder la supervision de la prochaine présidentielle du 4 juillet.

Le coordinateur national du CNAPEST, Meziane Meriane : il devient fondamental d’éloigner l’école des ingérences politiques et idéologiques

lun, 15/04/2019 - 11:11
Se présentant comme un élement indispensable d'accompagnement des transformations sociétales, l'Ecole Algérienne n'a jamais réussi à échapper aux mutations politiques et idéologiques qui se sont opérées dans le pays depuis l'indépendance. Intervenant, lundi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le coordinateur national du Cnapest, Meziane Meriane, considère indispensable de réfléchir aux nouveaux programmes scolaires devant accompagner ces changements, « une fois tranché le nouveau projet de société ». Mettant en avant les « constantes, et valeurs ancestrales », celui-ci considère qu’il faut en imprégner l’enfant Algérien afin, dit-il, qu’il soit fier de son histoire millénaire et qu'il prenne pleinement conscience que son pays a payé un lourd tribut pour pouvoir retrouver sa liberté. Pour le dirigeant du Conseil national autonome du personnel enseignant, pour parvenir à ces résultats, il faudrait au préalable en passer par une « constituante » de l’éducation, destinée à protéger l’école de demain de toutes les ingérences et interférences politiques, « qu’elle n’a cessée de subir, à ce jour ». En clair, précise-t-il, lorsqu’on élaborera le futur programme d'éducation, il faudra éviter de le faire sous un aspect partisan « pour que l’aspect idéologique ne soit pas tenté de prendre le pas sur l’intérêt pédagogique », une question dont il relève, par ailleurs, qu’elle n’est pas encore tranchée. M. Meziane Meriane observe que le moment est venu d'éloigner le système éducatif « de toutes les turbulences » d’autant, souligne-t-il, que dès que l’on met en avant la nécessité de réformer l’éducation on assiste aussitôt à « une levée de boucliers ». Il tient à rappeller que tout système éducatif à travers le monde peut propulser un pays vers le développement, tout comme, ajoute-t-il, il peut le précipiter dans les abîmes, d’où l’intérêt, souligne-t-il, de faire participer celui-ci au futur de l’Algérie afin de la placer dans la sphère des pays développés.    

Education : les examens nationaux auront lieu aux dates fixées

dim, 14/04/2019 - 14:00
Les examens nationaux de fin  d'année scolaire pour les trois cycles d'enseignement auront lieu aux dates  fixées, soit du 29 mai au 20 juin prochain, a indiqué, dimanche Abdelhakim Belabed, ministre de l'Education nationale. Lors d'un séminaire national des directeurs de l'éducation, le ministre a précisé que "les examens qui concernent plus de deux millions de candidats qui passeront leurs examens dans près de 18.600 centres revêtent un caractère particulier, car intervenant dans un contexte sensible qui nécessite la mobilisation et la vigilance de tous pour le traverser en toute sécurité". Selon le calendrier fixé par le ministère et l'Office national des examens et concours (ONEC), les examens du baccalauréat se dérouleront du 16 au 20 juin prochain, ceux du Brevet d'enseignement moyen (BEM) du 9 au 11 juin et ceux du fin de cycle primaire le 29 mai, soit durant le mois sacré du ramadhan.  

Le principal souci du gouvernement "est la sécurité et la stabilité du pays"

dim, 14/04/2019 - 13:24
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Salaheddine Dahmoune, a indiqué dimanche à Bechar, Salaheddine Dahmoune, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire. "Le principal souci du gouvernement, qui est un gouvernement de gestion des affaires courantes, est la stabilité et la sécurité du pays, en prévision des  élections présidentielles du 4 juillet prochain ou le peuple choisira en toute liberté et transparence le nouveau président de la  République", a affirmé le ministre lors d’une rencontre organisée au siège de la wilaya, a l’issue de sa visite de travail de deux jours dans la région. M. Dahmoune qui était accompagné des ministres des Ressources en eau, Ali  Hamam, et de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Kamel Beldjoud, a ajouté que "le changement politique, qui est inévitable, ouvrira au peuple et au pays de nouvelles perspectives de développement sur tous les plans". Auparavant, M. Salaheddine Dahmoune, a procédé à l’inauguration officielle de l’institut régional de musique et de la nouvelle polyclinique de la commune de Taghit (97 km au sud de Bechar). Samedi, le ministre de l'intérieur avait procédé à l’inauguration du centre anti-cancer de Bechar, avant de se rendre en compagnie de la même délégation ministérielle, au site du projet d’envergure de transfert des eaux de la zone de Boussir située au nord du chef lieu de wilaya. La délégation ministérielle poursuivra sa visite de travail de deux jours dans la wilaya de Bechar, par l’inspection de plusieurs projets à travers les daïras de Kenadza, Kerzaz et dans la wilaya déléguée de Beni-Abbes. La visite de la délégation ministérielle prévue dimanche dans la wilaya déléguée de Béni-Abbes (240 km au sud de Bechar) et dans plusieurs communes de cette collectivité, a été annulée à cause d'un mouvement de protestation  populaire qui s'est opposé à cette visite scandant "ne pas reconnaitre la légitimité du gouvernement".                  

Le politologue Abdellaziz Djerrad : il faut accorder la priorité aux articles 7 et 8 de la Constitution pour répondre aux revendications légitimes des Algériens

dim, 14/04/2019 - 10:48
La crise politique à laquelle se trouve présentement confrontée l’Algérie, résulte de l’interprétation d’articles de la Constitution, « traficotée » à de multiple reprises par le régime, affirme le politologue Abdelaziz Djerrad. Accueilli, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci rappelle que cette crise a pris naissance aussitôt après l’application de l’article 102 contraignant le président Bouteflika à quitter le pouvoir, lequel, dit-il, s'est vu transformé en « verrou pour bloquer l’évolution logique de la société Algérienne » et bloquer ses revendications. En se référant aux articles 7 et 8 de la Constitution soulignant que la souveraineté est exercée par le peuple, « surpassant ainsi l’article 102 », visant, selon lui, « à perpétuer l’ancien régime », l’intervenant s’étonne que ceux-ci n'aient pas pas été appliqués. Pour se libérer de ce carcan, M. Djerrad estime utile de « mettre en veilleuse, pour un moment précis » l’article 102 et à accorder la priorité aux articles 7 et 8, afin, explique-t-il, de répondre à une « revendication légitime du peuple Algérien » d’autant, signale-t-il, qu’en son article 12, le texte constitutionnel stipule que l’Etat puise sa légitimité « dans la volonté du peuple ». Constatant que le pays se trouve à un tournant délicat de son histoire, ce dernier constate que les Algériens restent toujours mobilisés, relevant au passage une « rupture de confiance » entre ces derniers  et ses gouvernants, en raison, dit-il, de leur refus d’accepter la présence de personnes installés à la tête de l’Etat dont il juge qu'il faut les remplacer par d’autres « plus crédibles, afin de dépasser la crise » . Pour éviter au pays une « crise majeure », ce politologue appelle à prendre rapidement les mesures propres à « éliminer les trois ou quatre personnes posant problème », à mettre en place les mécanismes  et instruments de remise en cause des lois électorales et à proposer une commission indépendante pour organiser et surveiller les prochaines élections présidentielles.   Pour battre en brêche une idée reçue, l'’invité tient, d’autre part, à souligner, que la population ne rejette pas tout. Elle rejette, déclare-t-il, les résidus du régime actuel pouvant être remplacés par des compétence nationales, des intellectuels, des universitaires, des magistrats et des avocats honnêtes et patriotes pouvant aider à dépasser la période difficile dans laquelle se trouve enfoncé le pays.         

Sit-in des avocats et magistrats devant le ministère de la Justice

sam, 13/04/2019 - 14:10
Des dizaines d'avocats et de magistrats ont observé, samedi un sit-in devant le siège du ministère de la Justice à Alger, pour revendiquer l'"indépendance de la justice" et exprimer leur solidarité avec le mouvement populaire, enclenché le 22 février dernier pour demander le départ du système.  Ces avocats et magistrats, rejoints par des notaires et des huissiers de justice, ont exprimé leur engagement à rester mobilisés jusqu'à la satisfaction de leur revendication, à savoir "l'indépendance totale de la justice qui garantit l'Etat de droit".   Brandissant des emblèmes aux couleurs nationales, les robes noires scandaient des slogans relatifs à la consécration de la démocratie et de la justice.  Parmi les autres revendications figurent notamment "la lutte contre la corruption à travers l'ouverture des dossiers liés à ce phénomène, sans pressions de la part des autorités". Un membre du Club des magistrats (non agréé) a rappelé, à cette occasion, que son organisation "a participé, dès le début, au mouvement populaire et refusé catégoriquement de superviser les élections présidentielles qui étaient prévues pour le 18 avril".

L'Algérie appelle à une transition pacifique et fluide du pouvoir au Soudan

ven, 12/04/2019 - 19:56
L'Algérie suit avec "une attention particulière" les développements intervenant au Soudan et appelle à "une transition pacifique et fluide du pouvoir conformément à la volonté du peuple soudanais frèr et ses aspirations légitimes", a indiqué ,vendredi, un communiqué du ministère des Affaires étrangères. "Confiante en la capacité de ce pays frère à surmonter cette conjoncture délicate en préservant sa sécurité et son intégrité, l'Algérie demeure convaincue que le peuple soudanais pourra réaliser ses espoirs pour un avenir meilleur dans le cadre de la liberté et de la démocratie", a précisé le ministère. Appelant à "une transition pacifique et fluide du pouvoir conformément à la volonté du peuple soudanais frère et ses aspirations légitimes", le ministère des Affaires étrangères à rappelé dans son communiqué "les relations historiques solidement enracinées" liant l'Algérie et le Soudan, insistant sur la nécessité "de préserver la stabilité et la sécurité de ce pays". Le ministre soudanais de la Défense, Awad Ahmed Benawf avait annoncé jeudi la mise en place d'un conseil militaire pour diriger une transition de deux ans, ajoutant que l'ex-chef d'Etat est placé en détention dans un lieu sûr de son chef". Il a annoncé également la suspension de la Constitution et décrété l'état d'urgence pour une durée de trois mois.   Ces développements politiques sont intervenus suite aux manifestations populaire qui secouent le Soudan depuis plus de trois mois exprimant des revendications socio-économiques.

Marches pacifiques : des étrangers incitant les jeunes à recourir à des formes d’expression radicales interpellés

ven, 12/04/2019 - 18:13
Des étrangers venus pour attiser les tensions et pousser les jeunes algériens à recourir à des formes d’expression radicales durant les marches populaires que connait le pays depuis le 22 février dernier, ont été interpellés, indique vendredi un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale. "Durant ces semaines, des étrangers venus spécialement pour attiser les tensions et pousser les jeunes à recourir à des formes d’expression radicales, en vue d’exploiter leurs images via les médias et sur les réseaux sociaux, ont été identifiés et interpellés et leurs desseins dévoilés. Certains ont même été arrêtés en possession d’équipements sensibles, de substances psychotropes à effet hallucinogène, en quantités importantes et qui agissaient en réseaux et sur des points ciblés", précise la même source. Dans le même contexte, la DGSN a relevé que "pendant toutes les semaines, et chaque jour, des délinquants et autres malintentionnés, ont été interpellés parmi les manifestants, dont certains tentaient d’écouler leurs marchandises prohibées, dérober les biens des citoyens, voire les harceler ou les agresser", faisant état également "de foules nombreuses, constituées d’enfants innocents ainsi que d’écoliers, de vieilles personnes fragiles, voire même handicapées". "Certains instigateurs aux desseins machiavéliques n’avaient d’objectif que celui de jeter des enfants dans le feu de l’action, au détriment de leurs droits fondamentaux, en interrompant leur scolarisation et en les exposant aux dangers pouvant découler de telles situations", regrette la DGSN. Arrestation d’un groupe de terroristes qui planifiaient de commettre des exactions contres les citoyens   Les services de police qui avaient comme mission de préserver ces personnes vulnérables, "ont eu également à déjouer des projets criminels d’envergure, tels que l’arrestation d’un groupe de terroristes fortement pourvus en armes et de munitions qui planifiaient de commettre des exactions contres les citoyens, profitant de la densité humaine générée par la mobilisation". La DGSN a fait savoir que les investigations entreprises ont permis d’établir que "certaines armes détenues par ces criminels ont servi pour des assassinats perpétrés contre des membres des services de sécurité durant la décennie noire". Par ailleurs, le communiqué de la DGSN, assure que "depuis le début de la mobilisation populaire à laquelle ont pris part toutes les catégories de la société, y compris la classe politique et le mouvement associatif, toutes tendances et idéologies confondues, pour exprimer leurs aspirations, consacrées par la Constitution, la Sûreté nationale, en tant qu’institution républicaine et citoyenne, s’est conformée rigoureusement à ses missions régaliennes". La DGSN a, à cet effet, "veillé à ce que ces évènements se déroulent dans le respect des droits de l’homme, sans distinction aucune, en assumant la tâche combien difficile, de préserver l’intégrité physique et morale des manifestants avec de grands risques de débordements, mettant en danger leurs vies et celles de leurs familles". En ce sens, le forces de police engagées à tous les niveaux, ont aussi oeuvré pour que la gestion de ces foules soit menée, de manière à assurer la sécurité des personnes et des biens, tout en veillant à ce que le service public, continue à assumer ses missions normalement, dans l’intérêt général, notamment celui du citoyen, quelle que soit sa position ou ses besoins. "Cette gestion, dont tout le monde a salué le professionnalisme et l’habilité, depuis le début des évènements, à l’intérieur du pays, comme à l’étranger, n’est cependant pas le fruit d’un simple hasard", note le communiqué de la DGSN, soulignant qu'"un travail de fond et en surface, a été mené, pour préserver le citoyen, ses biens et intérêts, contre des menées malveillantes, qui ont, sans cesse, tenté au profit des ennemis du peuple, de faire déraper la manifestation pacifique, vers la violence et le désordre, en vue de semer le chaos et la confusion". La même source a regretté que malgré les efforts consentis par les services de police, pour fluidifier la voie publique, "de nombreux usagers continuent à se plaindre des conditions de circulation et de mouvement, après que des attroupements permanents et irresponsables ont obstrué leurs voies de communication et dégradé leurs conditions de vie normale, affectant leurs commerces, leur tranquillité et leurs occupations". En outre, sur les réseaux sociaux, les débats citoyens sont "intoxiqués par les manipulateurs de l’extrémisme idéologique et les enrôleurs des réseaux du terrorisme transnational, en quête de nouvelles recrues, agissant sur les expressions du mécontentement social, pour en faire des amorces d’un processus de radicalisation potentiel", déplore la DGSN. "La doctrine d’emploi en matière de préservation de l’ordre public, qu’assument les forces de l’ordre, et à l’opposé de ce que certains, par ignorance ou mauvaise foi, semblent véhiculer, n’est pas par essence répressive et n’a jamais été menée contre le citoyen et ses intérêts", ajoute la même source, précisant qu'elle découle en fait, "de leur noble mission constitutionnelle, qui consiste à protéger ce citoyen et ses hôtes étrangers, de tout risque pouvant mettre leur intégrité ainsi que celle de leurs biens en péril". L’évolution de la situation, démontre jour après jour, que "des ennemis du peuple, de son Histoire et de ses acquis, sont déterminés à faire basculer la rue pour mettre en exécution leurs desseins malveillants, dont certains connus par leur alarmisme irrationnel, n’ont pas hésité à altérer calomnieusement l’intervention légale et cohérente des forces de l’ordre, pour en faire une action de répression". Pour la DGSN, l’intelligence et la sagesse du peuple, qui a su prouver depuis le début des manifestations pacifiques, son amour pour sa patrie et son attachement à ses institutions, le professionnalisme des médias nationaux, et le sens de responsabilité des familles algériennes, soucieuses du sort de leurs enfants, sont plus que jamais interpellés et mis en garde contre ce qui se trame insidieusement derrière la véritable mobilisation citoyenne. "Restons vigilants face à ceux qui veulent prendre nos enfants en otage, pour en faire des outils afin d’atteindre leurs intérêts inavoués. La conscience ainsi que la responsabilité morale et légale des enseignants, des préposés à la gestion du service public et des parents, sont pleinement engagées à cet égard. Soyons conscients que les manifestations pacifiques, ne peuvent se faire au détriment de la liberté de circulation, de l’intégrité des personnes et des biens et de la continuité du service public et de l’intérêt général des citoyens", a relevé la DGSN dans son appel aux citoyens. Les services de l’ordre, fidèles aux fondements républicains et régaliens, sont toujours au service du peuple, et ne peuvent agir ainsi, sans son aide et sa compréhension, a conclu la même source.

Mouvement populaire – Acte 8 : « Trouhou ga3 », le peuple persiste et signe

ven, 12/04/2019 - 16:36
Pour la 8ème édition consécutive, les marches pacifiques se sont poursuivies à Alger et dans les autres wilayas du pays, en clamant les mêmes slogans et mots d'ordre. Le peuple revendique un "changement radical" et le départ de "tous les symboles du système" : « Trouhou ga3 ! », constate Lotfi Sidi - de la radio chaine 3 - à la Grande Poste et ses environs peuplés trés tôt ce vendredi matin. A l'instar des précédents vendredis, les premiers groupes des manifestants ont commencé à apparaître vers l'esplanade de la Grande poste et la Place du 1er mai en passant par la rue Hassiba Benbouali, Boulevard Mohamed V et la Place Maurice Audin, lieux mythiques de regroupement des manifestants depuis les premières marches du 22 février dernier.  Les premiers groupes de manifestants ont commencé à se constituer tôt le matin avant d'être rejoints par des marrées humaines en début d'après-midi. Les manifestations se sont ébranlées par la suite pour sillonner les différentes artères de la capitale dans un climat serein et une ambiance des grandes messes sous les yeux des éléments du dispositif sécuritaire renforcé pour la circonstance dans et autour de la capitale. Drapés de l'emblème national et brandissant des banderoles, les manifestants, réclament toujours et encore le départ de tous les symboles du système politique en place, scandant en chœur  plus particulièrement "les trois B, Barra", allusion faite aux Bensalah, Belaïz et Bedoui, respectivement chef d’Etat (nommé le 9 avril courant), le président du Conseil constitutionnel et le Premier ministre. Ils ont également clamé des slogans – touchez pas à ma patrie - exprimant leur attachement à l'unité nationale et réaffirmant que "la souveraineté appartient exclusivement au peuple" et "Djeich & Chaâb khaoua khaoua". Hormis quelques bousculades ça et là vu le nombre de plus en plus démésuré de manifestants, Chakib Benzaoui - de la radio chaine 3 - note aucun incident majeur en dépit d'une foule très en colère contre le système face à des forces de l'ordre qui font usage d'un moment à un autre de jets d'eau depuis leurs canons auxquels les jeunes manifestants ripostes par "Silmya silmya !!" pour ne pas répondre à la provococation.   Le même topo est constaté par les correspondants de la radio chaine 3 dans plusieurs autres wilayas où la foule est aussi immense, où les manifestants sont aussi engagés et déterminés à concrétiser les revendications clamées et voir se réaliser une issue salvatrice à la crise que vit les Algériens et salutaire pour le pays martyrisé par un régime qu'ils estiment "dépassé par l’époque". Les marches de ce vendredi interviennent au lendemain de la désignation de Abdelkader Bensalah au poste de chef d'Etat conformément à l'article 102 de la Constitution. M. Bensalah a aussitôt convoqué le corps électoral pour le 4 juillet 2019 en vue de l'élection d'un nouveau président de la République. Les candidature sont désormais ouvertes.

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