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Colloque sur Matoub Lounes à Tizi-Ouzou : plus de trente communications programmées

lun, 21/01/2019 - 18:53
Quelque 35 communications sont au programme du Colloque national sur l’œuvre du défunt chanteur et poète Matoub Lounes (1956/1998) prévu mercredi à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, organisatrice de cet événement, a-t-on appris lundi du doyen de la faculté des lettres et des langues, Moussa Imarazene. Les communications seront données par des spécialistes issus des quatre départements de langue et culture amazighes et de plusieurs universités du pays dont Tizi-Ouzou, Bejaia, Bouira, Batna, Alger, Oran et Blida, qui aborderont différents aspects de l’œuvre poétique et musicale du chanteur disparu, notamment pour ce qui est des domaines de la littérature, la sémantique, la musique (ses performances en chaâbi), la sémiotique, la rhétorique et la linguistique, mais aussi de l’engagement identitaire du "Rebelle", a précisé M. Imarazene. Parmi les thèmes retenus "L’œuvre poétique et musicale de L. Matoub : De la chanson populaire à la chanson engagée" qui sera donnée par Koussaila Alik, "Ecarts et rébellion dans le texte poétique de L. Matoub", par Moussa Imarazene, "L’œuvre poétique de L. Matoub : Un livre ouvert sur l’histoire" par Leila Bouzenada, "Usages syntaxiques particuliers et aspects esthétiques dans la poésie de L. Matoub" par Mohand Akli Salhi et Ramdane Achour et enfin "Lecture psychologique et psycho-sociale du poème de Lounes Matoub ‘’Akmedjagh Ywwdhed lawan’’" par Noura Yefsah. Ce colloque placé sous le thème "L’œuvre de Lounes Matoub revisitée" et qui coïncide avec l’anniversaire de la naissance de l’artiste (le 24 janvier 1956) à Taourirt Moussa, dans la daïra de Beni Doula, s’ouvrira par la distinction, à titre posthume, du poète et chantre de l’amazighité par rapport à son œuvre littéraire, mais aussi linguistique "car on y retrouve beaucoup d’éléments qui enrichissent la langue amazighe", ainsi que pour son combat "qui a dépassé les frontière de l’Algérie pour s’inscrire dans l’universalité, pour l’identité amazighe, la démocratie et les droits de l’Homme", a souligné M. Imarazene. APS

L’opéra d’Alger résonne au son de l'orchestre de la Scala de Milan

mar, 08/01/2019 - 17:23
L'Orchestre de l'Académie du Théâtre de la Scala de Milan, sous la direction du maestro Paolo Carignani, a animé lundi soir à Alger, un concert de musique classique et chants d'opéra, dans le cadre des échanges culturels entre l'Algérie et l'Italie. Exprimée en octobre 2018 à Alger, par le ministre de la Culture Azzeddine Mihoubi et le surintendant du Théâtre de la Scala de Milan, Alexander Pereira, la volonté de créer des échanges réguliers entre le Théâtre de la Scala de Milan et différentes institutions culturelles en Algérie, s'est traduite par ce premier concert, animé au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi ,qui a fait peau neuve, après plusieurs mois de travaux de ravalement de sa façade. Près de deux heures de temps, le nombreux public du TNA a pu apprécier les voix pures et percutantes, d'Anna Pirozzi (soprano), Stefano Secco (Ténor), Simone Piazzola (baryton) et Riccardo Zanellato (Basse) interprétant en deux parties, une dizaine d'extraits d'opéras peu repris en Algérie, du célèbre compositeur italien, Giuseppe Verdi (1813-1901). Présentant au public chaque pièce au programme, Paolo Carignani, dirigeant d'une main de maître ses 73 instrumentistes, annonçait également, à tour de rôle, la cantatrice et les trois vocalistes qui se sont succédé sur la scène, faisant montre de leur maîtrise technique et leurs grandes capacités vocales, étendues sur de larges tessitures. Les solistes, aux voix étoffés très applaudies par le public, accompagnés dans la rigueur académique, par l'ensemble des musiciens, ont entonnées durant la première partie, entre autres pièces, « La Forza del destino » (ouverture), « Don Carlo, O Carlo ascolta », « Simon Boccanegra, il lacerato spirito » et « Trovatore tacea la notte ». Le temps de quelques échanges en coulisses entre musiciens qui exprimaient leur « bonheur de se produire à Alger », la sonnerie, stridente et continue, du théâtre retentit pour annoncer l'entame de la deuxième partie, déroulée avec la même intensité, dans des atmosphères solennelles, ornées d'interprétations en duo, en tercet et en quatuor. Les variations modales, rendues dans des exercices de haute exigence, alliant technique, rapidité et dextérité, ont permis à la virtuosité d'interprétation de l'ensemble des musiciens et des vocalistes de rappeler le génie créatif de Giuseppe Verdi, à travers, notamment, l'exécution, dans une parfaite synchronisation, de phrasés en quadruples croches étalés sur un tempo relativement élevé. Les extraits d'opéras, « Vespri Siciliani » (ouverture), « Macbeth : Ah ! La paterna mano », « Don Carlo : Restate » et « Don Carlo : Vago Sogno », ont figuré parmi les pièces au programme de la deuxième partie du concert. Les ministres, de la Culture, Azzeddine Mihoubi, des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, l'envoyé spécial et chef de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye, Ghassan Salamé, le Wali d'Alger Abdelkader Zoukh, et l'ambassadeur d'Italie en Algérie, Pasquale Ferrara, ont assisté au concert, après avoir inauguré la Place « Port Said-Mohamed Touri », ouverte au public après plusieurs mois de travaux de restauration. A l'issue du concert, organisé par l'Etablissement Arts et Culture, sous l'égide de la wilaya d'Alger, Azzeddine Mihoubi et Abdelkader Zoukh ont remis au surintendant du Théâtre de la Scala de Milan, un burnous et une kouitra (instrument à cordes qui s'apparente à l’Oud), sous des salves d'applaudissement du public qui a savouré tous les instants du concert dans la délectation. Théâtre d'Opéra italien, la Scala de milan, fondée en 1778, compte actuellement, selon Alexander Pereira, 1600 étudiants et fait partie des salles d'opéra de renommée internationale, avec le « Théâtre San Carlo » de Naples, qui date de la meme époque, et la « Fenice » de Venise, bâtie quatre ans plus tard.  

Le blues des touaregs : dans le palmarès de la musique du monde

sam, 05/01/2019 - 11:33
De plus en plus la musique des "hommes bleus", les Imouhagh, envoûte le mélomanes. Qui  de nous n’a pas bougé un jour, juste d’un simple geste rien qu'en écoutant ce genre de musique devenue universelle?  Des sonorités formant comme un mélange des musiques du monde, un mariage des styles entre traditionnel, du rock, du blues, du jazz et du gnawi et qui, au final, devient atypique, émise par des artistes aussi bien Algériens que ceux venus du Mali et du Niger.  C'est de la musique bien chez-nous, plus précisément des régions de Tamenrasset, Tindouf, Adrar et Djanet avec ses mélodies qui célèbrent les origines des Touareg et qui guident l’étoile de ses nomades en pleine nuit.   Cette musique, composée majoritairement par des instruments tels que la basse et la percussion, ne cesse de submerger des foules qui bondent les salles de spectacles en venant assister aux merveilles de ses groupes qui la joue avec transe et magie jusqu'à en frémir les ames. Nombreux sont les artistes à se produire dans ce genre, dont de célèbres groupes, à leur tête "Tinariwen"  crée en 1982, inspirant par la suite plusieurs autres groupes à l’instar des" Imarhan" formé en 2006 et d’autres qui suivent le chemin de la cravane de cette musique du monde. Parmi ceux-là "Tisselawin" et "Tikobawin", originaires de In Saleh.  Plus de détails avec Hayat Rahmani pour la Radio Chaine 3.   

La chorale américaine «Morehouse College Glee Club» en spectacle à Alger

ven, 04/01/2019 - 12:53
La chorale polyphonique américaine de «The Morehouse College Glee Club» de l’université de musique américaine «Morehouse College» a animé un spectacle lyrique jeudi soir à Alger . Organisé par l’Institut national supérieur de musique Mohamed-Fawzi (Insm) en partenariat avec l’ambassade des Etats-Unis à Alger, ce spectacle s’est tenu au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi devant un public très nombreux. Une trentaine de chanteurs, parfois accompagnés d’un pianiste ont repris les classiques de cette chorale composée d’étudiant de l’institut fondé en 1911. Plusieurs solistes ont également été mis en avant que la chorale ne soit enrichie des voix d’une dizaine de chanteuses et chanteurs algériens en formation à l’Insm. Plus tôt dans la soirée un mémorandum d’accord a été signé entre l’Institut national supérieur de musique, représenté par son directeur Abdelkader Bouazzara, et le Morehouse College de l’Etat de Géorgie, représenté par le directeur de l’institut de musique Uzee Brown. La signature de cet accord s’est déroulée en présence du ministre de la Culture Azzedine Mihoubi t de l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger John Desrocher. Le mémorandum d’accord porte principalement sur les «échanges en matière de formation au profit des étudiants et des formateurs, sur des ateliers de formation et de création en plus d’une éventuelle tournée musicale algérienne aux Etats-Unis», explique le directeur de l’Insm. APS

« Shadow Fairy Tales »en tournée mondiale représenté à Alger

lun, 31/12/2018 - 16:22
Le spectacle « Shadow Fairy Tales » L'ombre des histoires merveilleuses, une immersion dans l'univers des plus grands films d'animation et dessins animés alliant les ombres chinoises, le cinéma, et la danse contemporaine, est programmé tous les soirs depuis le 30 décembre jusqu’au 4 janvier à  l’Opéra d’Alger par la troupe croate « Verba ». Ce spectacle organisé par l'opérateur MS Entertainment, est présenté pour la première fois en Algérie après une tournée dans 35 pays. Avec des techniques de projection d'ombres, les douze membres de la troupe revisitent dans différents tableaux les classiques du film d'animation comme « La reine des neiges », « Aladin », « Alice au pays des merveilles » ou des succès du cinéma comme « Harry Potter ». Comptant exclusivement sur le langage corporel et la musique, les danseurs jouent des scènes de ces films projetées en ombres sur l'écran de l'Opéra permettant aux public, de redécouvrir le cinéma autrement et d'assister en même temps à des tableaux de chorégraphie contemporaine, également inspirés de ces films surtout sur le plan des costumes, exécutés sur scène par les danseurs. Pour certains tableaux très acrobatiques les danseurs ont à plusieurs reprises fait participer le public en plus d'avoir introduit une nouvelle technique de projection en trois dimensions. Le spectacle « Shadow Fairy Tales » est programmé jusqu'au 4 janvier à l'Opéra d'Alger en plus d'une tournée dans d'autres villes du pays, annoncent les organisateurs.  

2018: Deux réalisatrices se distinguent

dim, 30/12/2018 - 16:20
L'actualité cinématographique en 2018 a été marquée par les films « jusqu'à la fin des temps » de Yasmine Chouikh et « Les bienheureux » de Sofia Djama. Premiers longs métrages des deux réalisatrices, ces deux œuvres ont été très remarquées en raflant de nombreux prix internationaux, alors même que le cinéma algérien continue à se débattre dans le marasme qui le frappe depuis de longues années. Sorti à la fin de l'année 2017 « Jusqu'à la fin des temps » de Yasmine Chouikh d'abord brillé au festival d'Oran du film arabe et celui du film méditerranéen de Annaba en décrochant le « Annab d'or » et le « Whir d'or », avant de faire parler de lui à l'étranger. Au Festival international du film de Mascate, le film a emporté le «Khindjar d'or», la plus haute distinction, ainsi que les prix de la critique et de la meilleure interprétation masculine revenu à Djilali Boudjemâa, également distingué au 12e Festival international du film de femmes de Salé dans le nord du Maroc pour le même film. « Jusqu'à la fin des temps » a également été primé en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne. Egalement sorti en décembre 2017,le film « Les bienheureux » de Sofia Djama avait pour sa part commencé son aventure avec le Lion d'or de la meilleure interprétation féminine à la 74e Mostra de Venise attribué à l'actrice Lyna Khoudri, avant d'être primé au Festival du film de Dubaï. La jeune Lyna Khoudri sera aussi remarquée au Festival international du film  « East and West Classic-Avant-garde », tenu dans la ville russe de Orenburg, en y décrochant le prix de la meilleure actrice. La même distinction sera attribuée à l'actrice Nadia Kaci au festival d’Assouan, alors que Amin L'Ansari sera sacré meilleur espoir masculin de l’Académie du film africain au titre du film « Les bienheureux », qui recevra d'autres distinctions aux Etats-Unis, en France, ou encore en Belgique. D'autres films seront produits en 2018 comme « Les sept remparts de la Citadelle » de Ahmed Rachedi, « La voix des anges » de Kamel Laïche, « Le droit Chemin » de Okacha Touita, « M » premier film d'épouvante de Omar Zaghadi, ainsi que du dernier né de Merzak Allouache « vent divin », qui attend toujours d'être projeté en Algérie. L'année 2018 aura également vu la production des documentaires « Enrico Matteï et la révolution algérienne » de Ali Fateh Ayadi, « Une journée au Soleil » de Arezki Metref, primé au Maroc, et de  « Nice Very Nice » de El Kheyer Zidani, primé au Festival du film africain de Louxor en plus de plusieurs participation à des manifestation cinématographiques en France, au Kenya, au Pakistan, ou encore en Tunisie. Comme chaque année le paysage cinématographique aura vu la tenue du Festival international d'Oran du film arabe dans sa 11e édition, du 3e Festival du film méditerranéen de Annaba, celle du Festival international du cinéma d'Alger dédié au film engagé, qui soufflait sa neuvième bougie, ainsi que le 16e Festival national du film amazigh, une manifestation qui, de l'aveu même des organisateurs, n'a pas tenu toutes ses promesses en raison de la faiblesse des œuvres proposées. En plus du programme estival de projections « Ciné plage », plusieurs villes du pays ont accueilli divers manifestations cinématographique organisées par des associations et des ciné-clubs à l'image des journées dédiées au court métrage, de la Semaine du film organisée à Alger et des incontournables Rencontres cinématographiques de Béjaïa qui ont permis la rencontre entre des ciné-clubs algériens. Cependant la distribution des œuvres algériennes reste très faible en dehors de ces événements qui ne donnent qu'une brève visibilité aux plus en vue d'entre-elles: malgré sa sortie à l'étranger en 2017 et les prix reçus, « Les bienheureux » a été finalement montré en Algérie en 2018 avec une dizaine de projections dans les cinémathèques d'Alger, Béjaïa et Oran. « Jusqu'à la fin des temps » a, pour sa part, été projeté au public à différentes occasion, alors que les autres films sortis en 2018 ont dû se limiter à l'avant-première. Quelques autres projets de films ont été lancés en 2018 à l'image de « Héliopolis » de Djaafar Kacem, « Ahmed Bey » réalisé par l'Iranien Jamal Shoorjeh, « Abou Leila » de Amine Sidi Boumediene ou encore « Ben Mhidi » de Bachir Derrais. Cette dernière œuvre, finalisée, est toujours bloquée pour cause de réserves émises par le Centre de recherche sur le mouvement national qui exige du réalisateur d'en tenir compte, expliquent les responsables du centre.

13e Fntp: Le spectacle, «Tahcil El Haçel», une satire qui met en garde contre l’anéantissement de la Nation arabe

sam, 29/12/2018 - 16:46
La pièce de théâtre, «Tahcil El Haçel», une satire qui met en garde contre l’anéantissement de la Nation arabe, est, à son tour, entrée, vendredi à Alger, en compétition du 13e Festival national du théâtre professionnel (Fntp), dans une ambiance de grands soirs. Le nombreux public du théâtre national, Mahieddine-Bachetarzi, a pu apprécier les évènements rocambolesques du spectacle «Tahcil El Haçel» (enfoncement du tourmenté dans davantage de problèmes), produit par le Théâtre régional d’Oum El Bouaghi et mis en scène par Lahcène Chiba (qui a expliqué le titre de la pièce), sur un texte de Ali Tamert. Une simulation théâtrale, visant à montrer ce qui se passe dans l’imaginaire de tout un chacun, a donné lieu à un microcosme social, rendu par un jeune couple, qui va assister impuissant à une succession d’intrusions d’inconnus masqués dans leur maison, s’apparentant à différentes factions rivales, en guerre à plusieurs endroits dans les pays arabes. S’autodétruisant les uns les autres, les auteurs de cette «violation de domicile caractérisée», enfants d’une même  et grande nation, vont s’entretuer, symbolisant leur mort par le jet de leurs masques dans la corbeille à ordures, montrant ainsi, «à quoi ils en sont arrivés», explique  Lahcène Chiba. Dans une satire, puisant dans le registre des théâtres, grotesque et absurde, et s’inspirant dans la direction d’acteurs des méthodes biomécaniques de Meyerhold, le couple, image du peuple algérien dans leur maison, l’Algérie donc, bien qu’il essaye de discuter avec les parties en conflit, observe une neutralité affichée, à travers le gris des accoutrements qu’il portait. La trame, au fil «fragile», a été nourrie par plusieurs situations distinctes qui prennent chaque fois fin avec l’intervention violente du personnage interprétant l’histoire, qui apparait déchirant les pages qu’il venait tout juste de consacrer à l’évènement qui venait de se terminer par  la mort de son (ou ses) auteurs. Dans le rôle des époux, frappés par l’urgence absolue du moment, Soumiya Bounab et Hichem Guergah, époustouflants d’énergie, ont tout fait sur scène, dans un jeu burlesque, précis et juste, appuyé par de belles acrobaties, occupant tous les espaces de la scène et tirant vers le haut, la dizaine de comédiens qui les ont accompagnés. Amina Feriek, Rachid Maâmriya, Tarek Achba, Ferhat Abdel Aâli, Loucif Merzoug, Ramzi Achour,  Hamid Mohamed Cherif, Seddam Sahraoui, Nadjib Zeroual, Imad Yahi, Djamel Belhocine et Ahmed Chafaï, ont brillamment servi le spectacle également, entretenant avec les deux jeunes premiers, des échanges intenses au rythme ascendant et soutenu. La scénographie, une œuvre réussie de Abdelghani Taïbi, était faite de longs pantalon blancs que les comédiens ont utilisé suggérant des silhouettes de morts dans le cimetière, ainsi qu’un ensemble de chaises, faisant fonction d’une sorte de salle d’attente, où chacun attendait son tour pour commettre son intrusion dans le domicile du jeune couple. La bande son, œuvre de Abdelkrim Khomri, a été tout aussi concluante avec des lignes mélodique et quelques bruitages inspirant le doute et l’incertitude, «contexte de toutes ces révolutions dans les pays arabes», de l’avis de Ali Tamert, appuyée dans la création des atmosphères lugubres du cimetière, par un éclairage quelque peu assombri. L’Histoire qui se donne la mort à la fin du spectacle, «Tahcil El Haçel», a su traduire le fort intérieur de chacun à travers les différents rôles distribués, dotés de codes judicieusement simplifiés par le metteur en scène, pour rendre la lecture des évènements plus accessible à l’assistance, lui permettant de saisir le péril qui frappe les pays arabes. Le public, savourant  chaque instant de la pièce dans l’allégresse et la volupté, a longtemps applaudi les artistes, dont certains étaient en pleurs, à l’issue de la représentation. Ouvert le 22 décembre dernier, Le 13e Fntp se poursuit jusqu’au 31 du même mois, avec au programme de samedi, les spectacles, «Yalil, Ya Aïn» du T.R de Constantine et «Baccalauréat du T.R de Mostaganem». Au-delà des spectacles en compétitions au nombre de dix-huit, le Théâtre municipal d’Alger-Centre accueille huit autres spectacles en off. APS

Le public de l’Opéra d’Alger enchanté par Nouri Koufi et «Takht arabe»

jeu, 27/12/2018 - 16:21
Le chantre de la musique andalouse Nouri Koufi et l'orchestre égyptien traditionnel de musique savante «Takht arabe » ont animé, le dernier spectacle de la 13e édition du Festival international de la musique andalouse et des musiques anciennes mardi soir à Alger. La dernière soirée a été ouverte par le maitre du genre haouzi, Nouri Koufi, qui a ravi le public de l’Opéra d’Alger, par un florilège de haouzi et de Medh, à commencer par une « nouba zidane », le Qacid « Ana lkaoui » et la célèbre « Sidi boumediène » qui l'a fait connaitre dans les années 80. Sous la houlette du maestro Yasser Mouawad, l'orchestre égyptien « Takht arabe » est entré en scène en deuxième partie de soirée en interprétant plusieurs classiques arabes, à l’instar des merveilles d’Oum Kalthoum « Ana fi intidarik », « Daret el ayem » et  « Inta omri ». Au plaisir des mélomanes de musique ancienne, « Takht arabe » a enchainé par quelques titres d'un autre monument de la chanson égyptienne et arabe, en l'occurrence Abdelhalim Hafedh, suivi de chansons puisées du patrimoine arabe, comme le sublime Mouachah « Lama bada yatathanna ». Pour conclure la troupe a tenu à rendre hommage à la moudjahida Djamila Bouhired à travers une composition musicale sur un célèbre poème de Nizar Kabbani chanté par Fouad Ouamane, avant d'exécuter magistralement un mix des deux hymnes nationaux algérien et égyptien. Pour rappel, le 13e Festival international de la musique andalouse et des musiques anciennes, ouvert le 18 décembre, a vu la participation de plusieurs artistes et groupes venus de treize (13) pays. Une édition rehaussée par un hommage rendu au grand musicien du Malouf, Hamdi Bennani.

Prix littéraire Assia Djebar 2018 : les auteurs primés connus

dim, 23/12/2018 - 20:54
Le jury a dévoilé, ce dimanche, les lauréats de la 4ème édition du Grand prix Assia Djebar, lors d’une cérémonie de remise de prix organisée au Centre international des conférences (CIC) en présence de MM. Djamel Kaouane et Azzedine Mihoubi, respectivement ministre de la Communication et ministre de la Culture. Sur les 66 oeuvres en lice, trois ont été primées. Ainsi, le prix du meilleur roman en langue arabe a été décerné à Nahed Boukhalfa pour son œuvre « Syrane ». En langue amazigh, le prix est revenu à Hani Khelifi pour son roman « Imahbel » (ou  Iderouich), alors que la meilleure œuvre en langue française, le prix a été remis à l’auteur de «Les yeux de Mansour », de Ryadh Djiroud. La cérémonie de la prestigieuse des distinctions littéraires en Algérie, s’est déroulée en présence d'une grande assistance faite de plusieurs personnalités du monde culturel et de l’édition.

Standing ovation pour Boney Fields à la dernière soirée de Dimajazz

dim, 23/12/2018 - 17:12
La 15ème édition du Festival international de Dimajazz a été clôturée, samedi soir en beauté, avec une soirée inoubliable du légendaire Boney Fields au Théâtre régional Mohamed-Tahar Fergani. Le Dimajazz a encore une fois concocté une superbe programmation pour la soirée de clôture. Connu pour être « un showman -trompettiste hors norme », Boney fields a offert un concert festif et résolument divertissant entre jazz, blues, et rock. Venu présenter son sixième album solo « Bump city », le virtuose de Chicago n'a eu finalement besoin que de quelques secondes pour séduire le public en apportant à sa musique un son beaucoup plus électrique, beaucoup plus rock'n'roll, rendant le show de plus en survoltée à mesure que les notes défilent. Soutenu par des lignes de basses hyper dynamiques, une section cuivre précise à fort accent néo-orléanais et un jeu de guitare particulier, Boney Fields arborant  comme le veut la tradition des plus grands un costume de spectacle et coiffé de son célèbre chapeau melon rouge, s'est approprié le théâtre dans ses moindre recoins n’hésitant pas à descendre parmi le public et laisser libre cours à sa trompette pour emporter son auditoire ébahit, à l’intérieur de cette « Bump city », une ville qui de l'aveu même de l'artiste est « une ville où on fait la fête, et où l’on danserait toute la nuit ». En véritables bêtes de scène, Boney  field et sa dream team de musiciens ont apporté une sacré dose de groove tout en trouvant le parfait équilibre de Funk-jazz, interprétant « Ain’t Giving Up On You », « You Burn Me Up »,  « I got the blues » ou encore « Freedom », des morceaux longuement applaudis à chaque fois. Boney  field a offert à son public une dernière chanson, démontrant pourquoi il fut le partenaire musical de Lucky Peterson, Luther Allison, James Cotton ou encore Maceo Parker. L'horloge affichait  23h30 quand l’artiste quitte la scène après près de deux heures de spectacle, sous des tonnerres d’applaudissements. Dans un registre complètement différent mais tout aussi talentueux, la première partie de soirée a été animée par le groupe Bahjda qui a offert au public un savoureux moment de fusion jazz orientale une heure durant. Kiherreidne Mekachiche et le belge Manuel Hermia ont bercé le public au son de mélodies sublimes du violon et de la flute alternant douceur et explosion à l'image des morceaux « rencontre » et « Kenza ». Ouvert le 18 décembre courant, le 15ème Festival international de jazz, Dimajazz, a débuté avec un émouvant hommage à la mémoire de Adel Merrouche, membre fondateur du Dimajazz disparu il y a 12 ans, et à Djamel Allam, l’artiste qui a parrainé l’édition 2005, décédé le 15 septembre dernier. Tout au long de ces cinq jours de spectacle, le public a pu découvrir et redécouvrir pour les plus chanceux, de grands artistes algériens, tels que Karim Ziad, BB Blues , Samira Brahmia, Anis Benhallak, Garage Band et le groupe de Rock Chaoui « Ithren » , en plus du somptueux jazz band, Lehmmans brothers. La 15ème saison du Dimajazz a su, d’un avis largement partagé, remplir sa mission, du fait, d’abord, de la qualité des spectacles proposés et, ensuite, d'avoir réussi contre vents et marrées à revenir sur le devant de la scène après deux ans d'absence, et c'est bien cela le plus important, l'histoire du festival international de Jazz de Constantine continue de s'écrire.

Chine : découverte de 99 tombes de plus de 2.000 ans en Mongolie

dim, 23/12/2018 - 13:42
Datant de plus de 2000 ans, 99 tombes ont été découvertes dans la région autonome de Mongolie intérieure, au nord de la Chine, ont annoncé les autorités locales. Ces sépultures ont été découvertes par une équipe de l'Institut régional du patrimoine culturel et de l'archéologie dans la Bannière de Jungar, en même temps qu'une fosse sacrificielle datant d'une époque estimée entre la fin de la période des Royaumes combattants (de 475 à 221 avant JC) et le début de la dynastie des Han de l'Ouest (de 202 avant JC à l'an 8), a rapporté l'agence de presse, Chine Nouvelle.   La plupart des dépouilles reposait sans cercueil, dans des tombes variant en taille et mesurant entre environ trois à cinq mètres de long pour trois mètres de large pour certaines, et d'à peine plus grande qu'un corps humain, pour d'autres.   Des restes d'offrandes dont des squelettes de chèvres, de bœufs et de chiens, ont été découverts dans un tiers des tombes.  Durant la période des Royaumes combattants, le sacrifice animal était un rituel funéraire courant pour les habitant s vivant le long de la Grande Muraille, d'après des archéologues. 

Le 13ème FestivAlgérie : un florilège de pièces des trois terroirs culturels pour la soirée du jeudi

ven, 21/12/2018 - 12:18
Le 13e Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes (FestivAlgérie) continue de sublimer le public de l'Opéra d'Alger Boualem-Bessaïh, avec les différentes troupes musicales venues des trois continent, d' Europe d'Asie et d'Afrique. La soirée du jeudi a été un florilège de pièces des trois terroirs culturels (Algérie, Iran, Liban). Marquée par ses airs d’andalous, la soirée a commencé par la prestatiopn de la troupe «El Djazira», qui a présenté une Nouba composée de cinq mouvements. Ce fut ensuite le tour au «Tarab d’Iran» et au «Levenon» du Liban. Dans des atmosphères solennelles, les trois cultures ont donné le meilleur de soi pour enchanter un public avide de recevoir encore plus.  La troupe folklorique iranienne, dirigée par Hassan Tabar, au Sentour (instrument musical ressemblant au qanun, frappé de deux baguettes), est présente au FestivAlgérie pour la 9ème fois. Elle a présenté un programme en deux parties, ou elle a emporté le public dans la Perse antique, avec de la poésie persane qui a traversé les âges du Levant, avec les instruments anciens de l’Iran comme l’affirme le Directeur de la troupe Hassan Tabar à Radio Chaine 3.  « On présente une musique classique iranienne basée sur le répertoire traditionnel faisant intervenir des instruments qu’on utilise aussi dans la musique classique iranienne à l’exemple du Santour, des percussions et el oud, etc). La troisième partie de la soirée a été animée par l’ensemble Levenon du Liban. Son représentant,  Mustapha Nemeir, présent pour première en Algérie, explique que « Levenon est un mot ancien désignant le Liban. On joue de la musique ancienne libanaise, moi je joue le Naï (flute), la clarinette turque et le saxophone orientale », explique-t-il au micro de Salim Brahimi. « Levenon du liban » a donné une prestation de la musique orientale tirée de l’Archive oriental, adéquat au thème du festival, colorés par des pièces de grande figure de la chansson libanaise à l’instar de la Diva Faïrouz, Zaki Nassif, Ziad Rahabani et Wadie Essafi, et de l’Algérienne Warda » au grand plaisir d’un public qui a savouré tous les instants de la soirée. Le 13e FestivAlgérie se poursuit à Alger jusqu’au 25 décembre, avec au programme de la soirée de ce vendredi, le «Duo Merline» de Suède et «Agora», un autre duo, algéro-grec, celui-là, animé par Lamia Ait Amara et Elena Vasileiadi.

Le festival de la musique andalouse et des musiques anciennes est officiellement ouvert

mer, 19/12/2018 - 16:32
La 13e édition du Festival de la musique andalouse et des musiques anciennes s'est ouverte, mardi soir à l'Opéra d'Alger « Boualam Bessaih », par un concert de musique algéro-espagnol. Animant la soirée d'ouverture avec le groupe espagnol Ziryab Calo, le chanteur du style « Hawzi » Hamidou a enchanté le public, en début de soirée, avec une panoplie de chansons, lancée par le morceau « Ana Elledhi Biya »dans le mode « Inkilab Sika », suivi de « Ya Badi El Hassen » (Insiraf Sika) et « Ya men tara » (Qsid). En deuxième partie de la soirée, le groupe espagnol Ziryab Calo, originaire de Grenade, mené par le chanteur et guitariste, Suhail Serghini, a interprété plusieurs morceaux gitans, espagnols et orientaux. S'inspirant de l'ancien patrimoine musical andalou, « Ziryab Calo », dont le style musical est une fusion entre musique orientale ancienne et musique espagnole moderne (Flamenco et Copla), a transporté le public dans un monde fabuleux où le son est roi (guitare, flute et Oud). Pour sa part, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi a fait savoir que cette manifestation se distinguait par la participation de groupes artistiques de différents continents, dénotant ainsi de « la valeur culturelle internationale de ce festival ». La 13e édition festival de la musique andalouse et des musiques anciennes se poursuit jusqu'au 25 décembre en cours.  

13 pays au 13eme festival de musique andalouse et musique ancienne

lun, 17/12/2018 - 17:03
Le 13e Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes prévu du 18 au 25 décembre à l'Opéra d'Alger devra accueillir 13 pays  d'Afrique, d'Europe, d'Amérique et d'Asie, a indiqué à Alger le commissaire du festival, Aissa Rahmaoui. Dédié à la période médiévale, le festival se tient sous le signe de « Music and Peace, vivre ensemble en paix ». Le Sénégal, la Hongrie et la Suède, qui participent pour la première fois au festival, sont invités aux côtés de l'Espagne, la Turquie, la Grèce, le Liban, la Tunisie, l'Egypte, l'Iran, l'Argentine, le Maroc et l'Afghanistan. Les pays invités devront présenter des programmes de musiques traditionnelles datant du moyen âge et exécutés avec des instruments anciens, fruit des influences entre les différentes cultures méditerranéennes. Des fusions sont également prévues lors de ce festival, à l'image de la troupe espagnole, « Zyriab Calo » avec son programme flamenco-andalou, ainsi que le duo entre Lamia Ait Amara et la Grecque Elena Vasileiadi. L'Algérie est présente à ce festival avec Hamdi Benani à qui le festival réserve un hommage Hamidou, P'tit Moh, et Nouri Koufi, et les ensembles, « El Gharnatia » de Koléa, « Nassim El Andalous » d'Oran et la troupe féminine, « Lemma de Bechar ». Quatre conférences sur la musique andalouse et son évolution à travers les siècles et des masters-class consacrés aux instruments propres à cette musique savante, comme le Rbeb, le violon alto et le Oud arabe notamment, sont également au programme du festival.

Concours "Prix El Manara" de la Mosquée d’Alger : les lauréats connus aujourd’hui

dim, 16/12/2018 - 16:05
L’annonce des lauréats du concours "Prix El Manara" pour la description de la Grande Mosquée d’Alger se  fera cet après midi par le Jury chargé  de l’évaluation des œuvres des candidats en lice, dans une cérémonie organisée à cet effet au Centre international des conférences (CIC) à Alger. Initiée par la Radio Algérienne, sous l’égide du Président de la République, cette cérémonie, qui coincide avec le 62ème  anniversaire de la Voix de l’Algérie combattante "La radio secrète" fera connaittre les noms des heureux gagnants en présence de personnalités, de ministres, des ambassadeurs et des acteurs dans les domaines de l'art et de la culture dont des écrivains, des poètes et la presse nationale. Le docteur Abdallah Achi et néanmoins président du jury du "Prix El Manara" a souligné dimanche que "le but derrière ce concours est d’une part fait pour la mise en valeur de ce vestige urbanistique, historique et civilisationnel qui marque une étape dans l’histoire algérienne empreinte de la construction de cet grandiose édifice". De l’autre part, ajoute-t-il, il s'agit de rehausser l'expression poétique algérienne afin de promouvoir l’expression identitaire et celle de l’appartenance à ce pays. Professeur de littérature à l’université de Batna, M. Achi a indiqué que "la Commission qu’il préside a reçu 600 poèmes dont nombreux étaient d’orès et déjà écartés pour non-conformité aux conditions technique, thématique et juridique énoncées lors du lancement de ce concours". En deuxième étapes, explique-t-il sur les ondes de la Chaine 1 de la Radio national, "on a procédé à une classification selon les critères scientifiques afin d’entamer la dernière étape consistant à faire sortir du lot un groupe de poètes gagnants qui, faut-il souligner, ont présenté des poèmes dignes de la valeur ajoutée à la poésie algérienne". « Il y a trois gagnants retenus sur 100 lauréats ayant concouru avec de beaux poèmes sur les plans artistique et poétique », note le président du jury, ajoutant qu’« une quarantaine seront publiés dans un recueil intitulé « Diwan el Manara » pour marquer cet événement historique.    Pas moins de 1100 poètes ont concouru, doit-on rappeler, dans cet événement qui s’inscrit dans le sillage de la mise en valeur des vestiges historiques et les valeurs touristique du pays.

Musique : un concert en hommage à Mâllem Benaïssa

dim, 16/12/2018 - 08:53
Un vibrant hommage a été rendu, vendredi soir à Alger, par une trentaine de musiciens et interprètes, au maître de la musique diwan, Mâallem Benaïssa, dix années après sa disparition. Initié par des musiciens l’ayant côtoyé, cet hommage  s'est déroulé à la salle Ibn-Zaydoun de l'Office Ryadh El-Feth, en présence de plusieurs formations musicales cultivant le style diwan ainsi que d'autres styles symbolisant l'œuvre de recherche musicale et la riche diversité du mâallem. Cette soirée inaugurée par la présentation du dernier enregistrement vidéo du défunt a été marquée par la prestation du  groupe « Zaki Project » mené par le musicien et chanteur, Zaki Mihoubi, fortement influencé par Mâallem Benaïssa à ces débuts, lequel lui a rendu hommage en interprétant quelques-uns de ses morceaux. Zaki Mihoubi a par la suite été rejoint par Djamil Ghouli et Nassim du groupe Diwan El Bahdja, des musiciens qui ont été influencés dans leur carrière par Mâallem Benaïssa. L'ouverture musicale dont avait fait preuve Mâallem Benaïssa a également été mise en avant pour rendre hommage à celui qui voulait inscrire le diwan dans un registre World et jazz.  Une partie dédiée au diwan traditionnel a été assurée par les membres du groupe « Wled Haoussa », accompagnés par Joe Batoury au goumbri, qui sont revenus sur les morceaux les plus célèbres du patrimoine diwan. Né en 1965 à Alger, Benaïssa Bahaz était connu pour être un grand maître du diwan et un musicien accompli. Il a brillé par sa maîtrise et sa recherche de nouvelles sonorités au goumbri. Il a fondé le groupe "Diwan Dzair" et signé un album "Daoui" en 2007. En plus d'avoir initié un grand nombre de jeunes musiciens au diwan et aidé à l'émergence d'une multitude de jeunes groupes, il a également été luthier, fabriquant essentiellement des goumbri.  

Dix ans de sa disparition, le maître du Diwane, Mâalem Benaïssa, honoré par des artistes

sam, 15/12/2018 - 10:44
Un vibrant hommage a été rendu, vendredi soir à Alger, par un ensemble de musiciens et interprètes au maître de la musique diwan, Mâalem Benaïssa, Benaïssa Bahaz de son vrai nom, pour commémorer le dixième anniversaire de sa disparition. La mémoire du défunt Mâalem Benaïssa, qui nous a quittés un 7 novembre 2008, a été ressuscitée hier soir à la salle Ibn-Zaydoun de l'Office Ryadh El-Feth par un ensemble de musiciens qui l’avaient déjà côtoyé. Ce vibrant hommage, musical dans le style Diwan, traduit la reconnaissance de l'œuvre que le maître a léguée à force de travail et de recherches donnant lieu à une diversité et un enrichissement de ce patrimoine culturel et populaire.  Nombreux sont les musiciens influencés dans leurs carrières par Maâlem Benaissa, ce grand artiste algérien qui a voulu inscrire le Diwan dans un registre World et Jazz. Une cinquantaine d’artistes se sont succédé sur scène pour ressusciter leurs maitre,  symbole de ce patrimoine. Tous, se sont promis de sauvegarder jalousement le patrimoine du Diwan. Malgré le froid et le mauvais temps, le public ne s’est nullement abstenu de marquer sa présence et montrer son estime pour cet héritage précieux.  De nombreux admirateurs s'expriment au micro de Hayat Rahmani de radio Chaine 3. « C’était une soirée vraiment a ne pas rater, c’était un excellent hommage (...) Mâallem est vraiment un symbole ».    

Le 8e Festival national de la création féminine donne son coup d’envoi

ven, 14/12/2018 - 11:13

Affiche officielle du festival (Ph.DR)

Le Festival national de la création féminine, qui se trouve cette année à sa 8ème édition, a été inauguré hier par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, au Palais de la culture Moufdi-Zakaria d'Alger. Il se poursuivra jusqu’au lundi prochain, 17 du mois en cours. Au programme, plusieurs conférences sur la photographie et les métiers de l'image, l'art de la broderie, des atéliers d'initiation et de démonstration, en parallèle bien sûr des multiples expositions mettant en avant le savoir-faire des jeunes femmes artistes et l'expression dans les plus belles formes de toute leur sensibilité, patience, doigté et ingéniosité.  Le Festival est dédié, cette fois-ci, aux jeunes talents et créatrices dans différents domaines : la photographie d'art, la peinture et l'artisanat. Originaire de Béjaïa, Laloui Linda est venue présenter son travail dans la céramique avec des signes berbères revisités. La nouveauté de cette édition est l’integration de l’art plastique à l’ensemble des expositions habituelles. Il est représenté par plusieurs jeunes artistes à l’exemple de la plasticienne Ismahane Mezouar venue de Tlemcen.  Composé de  deux collections dans l’art abstrait, son travail se distingue par les jeux de nuance et la profondeur des couleurs. Une  nouvelle reconversion, dit- elle, après avoir pratiqué la méthode classique apprise à l'Ecole des beaux arts. « A travers cet art, j’exprime mes émotions et mes idées. L’art plastique est une manière pour moi de me lâcher », s'exprime-t-elle au micro de Sid Ali Farès de la Radio Chaine 3. Cette édition est marquée par un hommage rendu à une fidèle exposante qui a accompagné le festival dès sa création en 2009, à savoir Mme Aïda LAZIB, disparue le 05 octobre 2018. Au dernier jour, lundi prochain, il y aura l'ouverture de la vente au public. Le soir de la clôture est prévu un spectacle « chaâbi au féminin », un voyage à travers le patrimoine musical national offert par Maliya Saadi et ses musiciens à 18h.   

Google consacre un doodle à la plasticienne Baya

mer, 12/12/2018 - 07:59
Le moteur de recherche Google a consacré, mercredi, un doodle à la célèbre plasticienne Algérienne, Baya Mahieddine, qui aurait eu 87 ans ce 12 décembre. La page d'accueille de Google affiche une toile réalisée par la défunte artiste en 1968, intitulée « Deux femmes au bouquet fleuri ». Baya Mahieddine, de son vrai nom Fatma Haddad, est née le 12 décembre 1931 à Bordj El-Kiffan, à l'est d'Alger. Elle avait commencé à dessiner puis à peindre depuis son jeune âge en s'inspirant de son imaginaire d'enfant, créant un univers représenté souvent par des femmes aux yeux d'amandes entourées d'oiseaux fabuleux, de fleurs imaginaires, ou  d'instruments de musique. Elle avait participé à de nombreuses expositions en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Europe, à Cuba et au Japon. Cette artiste de renom s'est éteinte le 11 novembre 1998 à Blida, suite à une longue maladie.

Ministère de la culture : « Ben M'hidi n'a été ni interdit, ni censuré »

lun, 10/12/2018 - 18:15
Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi a affirmé, lundi à Alger, que le film « Larbi Ben M'hidi », une des figures historiques de la Guerre de libération nationale, « n'a été ni interdit ni censuré »  et que la commission de visionnage « attend toujours » une réponse concernant les réserves que le réalisateur « s'est engagé à lever ». Le ministre a apporté un démenti « catégorique » à la dernière déclaration du réalisateur Bachir Derrais sur « l'interdiction du film par le gouvernement », ajoutant que les différentes institutions de l'Etat, en l'occurrence les ministères de la Culture et des Moudjahidine « ne sont nullement intervenus »dans cette œuvre cinématographique. Le problème du réalisateur « n'est pas avec le gouvernement mais avec une commission légalement habilitée à apporter son regard sur des films historiques traitant de certaines personnalités spécifiquement », a indique  Azzedine  Mihoubi à l'ouverture d'une exposition sur « Les affiches de films algériens ». Le ministre a expliqué que Bachir Derrais, qui est également producteur exécutif, « n'a toujours pas levé toutes les réserves comme il s'était précédemment engagé »avec la commission, ajoutant que le dernier procès verbal de celle-ci montre que ces réserves « demeurent pratiquement telles quelles »et qu'il n'a levé que « très peu portant essentiellement sur des aspects de forme ». Précisant que le film a été visionné à trois reprises par cette commission, constituée d'historiens spécialisés, Azzedine Mihoubi a indiqué  «  qu’après de longs discussions et débats avec le réalisateur, elle a émis des réserves sur la forme et d'autres sur le contenu, représentant 45 ». Néanmoins, a-t-il poursuit, le réalisateur n'a pas tenu son engagement, ce qui a amené la même commission à renouveler sa demande à son adresse, à savoir la levée des réserves. Le ministre a mis en avant « l'attachement » des ministères de la Culture et des Moudjahidines à l'aboutissement de ce film, en dépit de toutes « les transgressions »de Bachir Derrais, tels que « le retard accusé dans la réalisation » et « le non-respect du scénario original ». En conclusion, Azzedine Mihoubi a affirmé que les deux ministères sont « les producteurs » de ce film et que Bachir Derrais « n'en est que le réalisateur et le producteur exécutif, et ne peut, donc, pas en disposer comme bon lui semble ». L'exposition « Affiches de films algériens », réalisés depuis l'indépendance jusqu'au début des années 1980, se poursuivra jusqu'au 29 décembre, au Palais de la culture, Moufdi Zakaria.  

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