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"Es-Saâda", nouvelle pièce théâtrale à l'affiche à Oran

sam, 23/03/2019 - 19:25
Une nouvelle pièce théâtrale, intitulée "Es-Saâda" (le bonheur), est à l'affiche à Oran où elle sera jouée le 27 mars prochain à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale du théâtre, a-t-on appris samedi des organisateurs. La présentation de cette oeuvre est prévue au Conservatoire municipal "Ahmed Wahby", a indiqué à l'APS Mohamed Mihoubi, président de l'association culturelle locale "El-Amel" productrice de l'oeuvre. Ce spectacle coïncidera avec la cérémonie de sortie de la 22ème promotion de l'école de formation aux techniques théâtrales de l'association indiquée, a fait savoir M. Mihoubi, également metteur en scène de la nouvelle création. Un effectif de 17 jeunes artistes compose cette promotion appelée à faire valoir ses talents sur scène en interprétant différents personnages dans la pièce dédiée à la jeunesse, a-t-il expliqué. L'association "El-Amel" a à son actif nombre de productions, dont la plus récente, intitulée "Tahouissa bel karroussa" (balade en carrosse), est programmée pour une tournée dans plusieurs écoles de la wilaya d'Oran. L'enseignement des techniques théâtrales dispensé par cette association a déjà bénéficié à plus de 900 amateurs, formés par l'association qui célèbre cette année le 43ème anniversaire de sa création.  

Abdelkader Bendamèche nommé directeur de l'AARC

sam, 23/03/2019 - 10:51
M. Abdelkader Bendamèche a été nommé directeur de l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), a-t-on appris jeudi soir auprès du ministère de la Culture. Ayant déjà occupé plusieurs postes administratifs, M. Abdelkader Bendamèche compte parmi les hommes de culture versés dans les domaines de la musique et l'art algériens.  Il a déjà présidé le Conseil national des arts et des lettres (CNAL), avant d'être nommé à la tête de l'AARC, poste vacant depuis plus de quatre ans. Par ailleurs, Mme Nabila Rezaig a été nommée directrice du développement et de la promotion des arts au ministère de la Culture, en remplacement de Mme Zahia Benchikh qui a "demandé à être relevée de ce poste". Mme Nabila Rezaig qui a occupé le poste de sous-directrice au ministère de la Culture, a également travaillé dans le domaine du cinéma à l'AARC, ajoute la même source. Selon la même source, M. Mourad Benchikh a été nommé directeur du théâtre de Ain El Beida (wilaya d'Oum El Bouaghi).  M. Ahmed Khoussa est nommé directeur du théâtre régional de Biskra. Les procédures de nomination ont été approuvées, en janvier 2019, par les instances concernées, conclut le communiqué.

L'UNESCO célèbre la Journée mondiale de la poésie

ven, 22/03/2019 - 10:13
La Directrice générale de l'UNESCO, Audrey Azoulay, a déclaré jeudi que "la poésie, sous toutes ses formes, constitue un outil puissant de dialogue et de rapprochement".  Cette année, l'UNESCO met en lumière la poésie autochtone, afin de célébrer le rôle unique et considérable de la poésie dans la lutte contre la marginalisation et les injustices, ainsi que dans le rapprochement des cultures dans un esprit de solidarité, selon un communiqué de l'agence onusienne.    Selon Mme. Azoulay, la poésie est une expression intime qui permet de s'ouvrir aux autres. Elle enrichit le dialogue qui est à la source de l'ensemble des progrès de l'humanité et tisse des liens entre les cultures.  "La poésie est essentielle à la sauvegarde de langues souvent menacées et à la préservation de la diversité culturelle et linguistique", a-t-elle expliqué.    Pour Mme Azoulay, "chaque forme de poésie, tout en étant unique, reflète l'universalité de la condition humaine et un désir de créativité qui s'affranchit de toutes les limites et de toutes les frontières, du temps comme de l'espace, affirmant sans cesse que l'humanité forme une seule et même famille. Tel est le pouvoir de la poésie".    L'année 2019, proclamée Année internationale des langues autochtones sous l'impulsion de l'UNESCO, réaffirme la volonté de la communauté internationale d'aider les peuples autochtones à protéger leurs cultures, leurs savoirs et leurs droits.

En hommage à Abdelkader Alloula, la théâtrale "Arlequin" revisitée à Oran

sam, 16/03/2019 - 11:55
A l'occasion du 25ème anniversaire de la disparition du grand dramaturge Abdelkader Alloula, assassiné le 16 mars 1994, un hommage lui sera rendu samedi soir  à Oran avec la présentation d’une nouvelle version de la pièce théâtrale "Arlequin valet de 2 mètre". La pièce est revue et corrigée par le metteur en scène Ziani Cherif Ayad. La pièce est traduite et mise en scène pour la première fois par feu Abdelkader Alloula. Ziani Cherif Ayad l’a vu faire son montage inspiré du texte original de Carlot Goldoni.    

Le ministre de la Culture : « La collection du Musée sera restituée »

dim, 10/03/2019 - 18:28
Le ministre de la Culture, Ezzeddine Mihoubi,  « a confirmé dimanche que la collection du Musée national des antiquités et des arts islamiques volée à la suite de la manifestation pacifique organisée dans la capitale vendredi 08 mars sera restituée».

Musée des antiquités et des arts islamiques : des pavillons saccagés, des articles volés et des archives brûlés

sam, 09/03/2019 - 12:20
Le Musée des Antiquités et des arts islamiques d’Alger, situé à l’entrée du boulevard Krim Belkacem, a fait l’objet, vendredi, d’actes de vandalisme lors desquels plusieurs de ses pavillons ont été saccagés, des pièces archéologiques volés ainsi que des archives et documents incendiés dans certains bureaux, a annoncé un communiqué du ministère de la Culture. Alertés, les services de la Protection civile avaient promptement intervenu et pu empêcher la propagation des feux dans d’autres ailes du musée. Par ailleurs, les services de police ont réussi, de leur côté, de récupérer une épée remontant à l’époque de la résistance populaire, indique la même source. La police poursuit toujours ses enquêtes pour capturer les fauteurs de troubles ayant profité de la marche populaire pacifique de ce vendredi 8 Mars, pour exécuter leur forfait à l’encontre du patrimoine culturel national et porter atteinte à la mémoire d’une Nation dont l'histoire remonte à de lointaines époques.  Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, s’es déplacé sur les lieux pour s’enquérir de l’ampleur des dégâts occasionnés et a appelé au renforcement de la sécurité et plus de protection des lieux.  

Abdelkader Alloula (1939-1994), un dramaturge à l'écoute de sa société

mer, 06/03/2019 - 17:41
Un hommage sera rendu courant de cette semaine à Oran au dramaturge Abdelkader Alloula (1939-1994) à l'occasion de la commémoration de la 25ème année de sa disparition. «Au-delà de ses indéniables qualités humaines, Abdelkader Alloula, a été toujours à l’écoute des pulsions de la société et au service des couches sociales défavorisées», affirme l'enseignant-chercheur Mohamed Daoud de l'Université d'Oran. «Alloula avait mis son art dramatique au service des couches sociales défavorisées en puisant dans le terroir local et dans le patrimoine universel», indique M. Daoud dans un entretien à l'APS en marge des préparatifs de la commémoration prévue samedi au Théâtre régional d'Oran. «La pratique du théâtre était inscrite dans la destinée d'Alloula depuis son jeune âge», observe cet universitaire également auteur d'un ouvrage récent autour du parcours du regretté dramaturge intitulé «Le théâtre d'Abdelkader Alloula : Le texte et la scène». Au départ comédien, Alloula était parvenu à mettre en scène des pièces et en être auteur de la plupart d’entre elles, mais «c’est en allant vers les campagnes qu’il a pu pénétrer l’imaginaire culturel des populations locales qui étaient portées sur l’écoute du récit et de la narration, car elles tournaient le dos au spectacle», relève M. Daoud. C’était à l’occasion de sa présentation de la pièce «El-Meida» dans les années 1970 dans un village agricole, qu’Alloula a pu introduire des pratiques culturelles populaires dans son théâtre, telles que «El meddah» et «El halqa», deux types d’expressions culturelles ancestrales qui vont l’inciter à créer un genre théâtral nouveau. Les années 1980-1990 vont être pour cet artiste une période charnière afin de mener un travail de fond et apporter un sens à l’originalité du théâtre algérien. Ainsi, c'est notamment par la trilogie «Lgoual» (les dires, 1980), «Lejouad» (les généreux, 1985) et «Lithem» (le voile, 1989) et «Arlequin valet de deux maîtres» (1993) qu'Alloula a pu mettre en évidence «un théâtre fabuleux, explicité par une recherche très fouillée sur le discours, la langue, le décor et la mise en scène», analyse M. Daoud. Mêlant discours politique, ironie et langage populaire, Alloula a su capter l’attention du public qui se reconnaissait dans ses pièces théâtrales, en lui donnant un caractère populaire ouvert sur l’universel (Gogol, Brecht, la Commedia Dell’arte, Goldoni, Aziz Nesin). La gestuelle et l’intonation des comédiens tels feu Sirat Boumédiene, Haimour, Belkaid, Blaha, Adar et beaucoup d’autres, faisaient le bonheur des spectateurs qui demandaient d’autres productions. «L'oeuvre d'Alloula demeure inachevée, le destin en a voulu autrement», déplore M. Daoud, en saluant l'initiative du Théâtre régional d'Oran (TRO) pour l'accueil des activités commémoratives. Le directeur du TRO, Mourad Senouci, indique, à ce titre, qu'il est prévu la présentation de deux nouvelles versions de «Lejouad» (9 et 10 mars) et «Arlequin, valet de deux maîtres» (16 mars), en plus d'une exposition de photos et documents biographiques. Alloula s'était éteint le 10 mars 1994 à Oran, victime d'un lâche attentat terroriste. APS  

Fespaco : "Duga", "Desrances" et "Résolution" distingués par les prix spéciaux

sam, 02/03/2019 - 10:03
Les films burkinabè "Duga" et "Desrances", et le film ivoirien "Résolution" ont été les principaux vainqueurs des prix spéciaux décernés vendredi au 26e Festival panafricain du cinéma et de la    télévision de Ouagadougou (Fespaco), remportant chacun deux trophées. "Duga" (les charognards), d'Abdoulaye Dao et Hervé Eric Lengani, une acerbe critique sociale à travers l'histoire d'un cadavre que personne ne veut enterrer, a remporté le prix Signis de l'association catholique mondiale pour la communication (qui décerne également des prix à Cannes et à Venise) ainsi que le prix de l'Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine). "C'est un immense honneur. Et pour la promotion du film à l'international, ces prix pourront beaucoup nous aider", a déclaré Hervé Eric Lengani. "Desrances" de l'enfant du pays Apolline Traoré a été récompensé des prix de l'Assemblée Nationale et de la Ville de Ouagadougou, suscitant des acclamations dans la salle bondée. Plaidoyer pour les femmes, "Desrances" met en lumière le courage et la sagesse des femmes face à la folie des hommes, dans une fiction située pendant la tragique crise post-électorale ivoirienne de 2010-11. "C'est le public qui vous fait et qui vous défait. Voilà une première victoire. On a fait le meilleur film qu'on pouvait, ce sera au jury de décider", a réagi Apolline Traoré, en référence à la cérémonie finale de remise des prix du festival samedi, au cours de laquelle sera décerné l'Etalon d'Or de Yennenga, la "palme d'or" du Fespaco. "Résolution", de Boris Oué et Marcel Sangne, a reçu le prix de la Cedeao et le prix Félix Houphouët-Boigny, également sous les acclamations du public. L'histoire du film, qui raconte la vie d'une femme battue par son mari, est entrée en résonance avec l'actualité du festival, où des femmes cinéastes ont dénoncé le harcèlement et les agressions sexuelles dont elles ont été victimes dans le cinéma africain. "Fatwa", du Tunisien Ben Mohmound, l'histoire d'un père qui découvre que son fils décédé militait au sein d'un groupe islamiste radical, a reçu le prix de l'Union africaine, et une mention spéciale Signis.

17ème édition du festival culturel national du film amazigh : 23 film en compétition

ven, 01/03/2019 - 16:15
La 17ème édition du Festival culturel national du film amazigh (FCNFA) s’est ouvert jeudi au théâtre régional Kateb Yacine de Tizi-Ouzou, en présence du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, et des autorités locales. La cérémonie d’ouverture qui s’est déroulée au théâtre régional Kateb Yacine a été marquée par la projection du court métrage «Banc Public» du défunt Djamel Allam, auquel est dédiée cette édition. Un film produit en 2012 et honoré de l’Olivier d’or de sa catégorie à la 13ème édition du FCNAFA. Lors de son allocution d’ouverture, le ministre s’est félicité de la tenue de cette 17ème édition qui, a-t-il estimé «consacre le dynamisme culturel», qui caractérise la wilaya de Tizi-Ouzou, en annonçant à l’occasion, la disposition de son département à apporter toute l’aide et le soutien nécessaire pour la réussite de ces manifestations culturelles. «Nous avons décidé d’apporter d’avantage d’aide, dans la mesure du possible, aux différentes manifestations culturelles organisées ici à Tizi-Ouzou, une ville qui respire la culture», a-t-il indiqué, annonçant, à l’occasion, la décision de prendre en charge l’aménagement en moyens logistiques et techniques du théâtre de verdure «pour être opérationnel vers le mois de ramadhan». Pour sa part, le commissaire du festival, Amar Tribèche, a considéré que ce festival constitue «une fête du cinéma amazigh qui représente beaucoup pour les algériens et les amazighs où qu’ils se trouvent», et constitue aussi «un espace de rencontres où s’échangent les expériences des uns et des autres». Vingt-trois productions, 4 longs métrages, 10 courts métrages, 6 films documentaires et trois d’animation dans différentes variantes amazighs: kabyle, chaouie et mozabite, sont prévues en compétition pour l’Olivier d’or, la plus haute distinction de ce festival qui s’étalera jusqu’au 4 mars prochain. Les séances de projections des films en lice dans cette manifestation se dérouleront à la grande salle de la Maison de la culture Mouloud Mammeri, à raison de trois séances quotidiennes, dont une la matinée et deux l’après-midi. Quatre (4) conférences sur le cinéma animées par Salim Aggar, Saïd Ould Khelifa, Ali Mouzaoui et Ahmed Bedjaoui, sont également, prévues lors de ce festival.

« Le Lac des Cygnes » à l’opéra d’Alger

mer, 27/02/2019 - 18:16
« Le Lac des Cygnes », célèbre ballet en quatre actes, a été présenté mardi à Alger, par l'Orchestre de l'Opéra d'Alger, dirigé par le maestro Amine Kouider et le Ballet russe du Théâtre de Saint Petersbourg. Accueilli à l'Opéra d'Alger Boualem-Bessaïh, « Le Lac des Cygnes », universellement connu, est un ballet fantastique inspiré d'une légende allemande, que le Français Marius Pepita et le Russe Lev Ivanov, tous deux chorégraphes, ont monté sur une musique du grand compositeur russe, Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) et un livret écrit par les Russes, Vladimir Begitchev et Vasily Gertser. La soixantaine de musiciens occupant la scène de l'Opéra d'Alger, ont commencé par une introduction au ton relevé, qui a donné un avant goût à l'assistance, sur la romance qu'allait vivre le prince « Siegfried », personnage brillamment interprété par Aleksandr Voitin, avec sa bien aimée « Odette », rendue avec autant d'intensité et de grâce par Anna Voitina. En plein partie de chasse, le prince « Siegfried » qui devait choisir une épouse sur décision de sa mère, a mis en joue son arbalète, s'apprêtant à tirer sur des cygnes blancs, quand, contre toute attente, l'un d'eux se transforme en jeune fille, « Odette », qui expliquera au prince qu'un sorcier avait jeté un sort sur elle, la transformant en cygne durant la journée et que seul le serment d'amour que lui porterait un homme pourra la sauver. « Odile », copie maléfique d'Odette et fille du sorcier, arrive en plein cérémonie au château avec son père pour empêcher l'union du prince Siegfried avec Odette, qui réussira enfin à conjurer le mauvais sort, grâce à l'amour que lui voue le prince. Huit danseurs et une vingtaine de ballerines, dans des accoutrements liés à la discipline et aux contenus de l'histoire (Collants, tutus blancs, chaussures de ballet, robes de princesses, tenues en velours de valets et de servantes, costume noir et masque du sorcier ...) ont mené les différents tableaux du spectacle, laissant leurs corps élancés s'exprimer dans l'élégance du mouvement et la grâce du geste, en passant en revue presque toutes les techniques et figures de la danse classique, à l'instar du pas de deux ou de quatre, la variété des fouettés, sur pointes, sur demi pointes ou encore, tournants. Un décor somptueux et imposant a renseigné l'assistance sur le repère spatial de la trame, suggérant d'abord, au premier acte, la forêt, avec une belle frondaison judicieusement montée sur trois grands pantalons (longs rideaux), placés de part et d'autre de la scène, respectivement joints horizontalement par une étoffe et un fond également ornés de branchages et de feuillages, laissant apparaître à certains endroits, une partie des grands troncs d'arbres. La projection de l'image d'un lac sombre et brumeux traversé par des cygnes, a remplacé durant le deuxième acte, la ramée du fond de la scène dessinant les  atmosphères mélancoliques de l'automne, pour voir ensuite, après un entracte d'une vingtaine de minutes, la mise en place d'un nouveau décor, lors du troisième et quatrième actes, suggérant la cour royale avec le décor gigantesque d'une grande muraille bleuâtre avec des voûtes en pierres, ornées de statues de saints, en haut, sur les extrémités. La complémentarité entre les différents ateliers a donné lieu à un spectacle époustouflant de beauté, généreusement rendu dans une prestation de haute facture qui a réuni plusieurs jeunes talents, au plaisir d'un public conquis qui a vécu tous les instants du spectacle dans l'allégresse et la volupté, applaudissant longtemps les artistes et leur lançant en chœurs des « Spaciba » (merci dans la langue russe) à l'issue de la représentation. En présence de l'ambassadeur de la Fédération de Russie en Algérie, Igor Beliaev, le directeur de l'Opéra d'Alger, Noureddine Saoudi, visiblement ému, a fait part de son bonheur de voir « la plus ancienne école de ballet au monde se produire à Alger » . Fondée en 1738, l'Ecole de ballet russe du Théâtre de Saint Petersbourg se fixe, entre autres objectifs, de préserver la chorégraphie authentique du Théâtre Kirov (actuellement Mariinski), la promouvoir et la montrer au monde entier.

FESPACO 2019 :165 films en lice pour « l'Etalon de Yennenga »

dim, 24/02/2019 - 18:34
La 26ème édition et la célébration du cinquantenaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision d’Ouagadougou, ont débuté dans la capitale burkinabè, plusieurs artistes Burkinabès et internationaux ont animé cette cérémonie d'ouverture riche en couleurs devant près de 25.000 personnes  réunies dans un stade. Le grand prix du festival est « l'Etalon de Yennenga », en référence au mythe fondateur de l'empire Mossi. Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a donné le clap de lancement de ce rendez-vous considéré comme l'un des grands festivals du cinéma africain, et qui se déroule tous les deux ans dans la capitale burkinabè. Cette année, ce sont 165 films sur plus de 1.000 enregistrés, toutes catégories confondues, qui sont retenus pour la compétition. Ils sont répartis dans 7 catégories que sont les longs métrages de fiction, les courts métrages, la compétition documentaire long métrage, la compétition documentaire court métrage, les séries, les films des écoles et les films d'animation. La 26ème édition du FESPACO, placée sous le thème « Confronter notre mémoire et forger l'avenir d'un cinéma panafricain dans son essence, son économie et sa diversité », coïncide avec la célébration des 50 ans d'existence du festival. A l'occasion de la commémoration du cinquantenaire, une exposition de photos et d'archives se tiendra pour permettre aux participants de revivre les grands moments du festival, et de percevoir l'évolution des cinémas d'Afrique en rapport avec le FESPACO.  

L’association « Sauvons la Casbah » honore des artisans

dim, 24/02/2019 - 07:38
L'association « Sauvons la Casbah » a décerné, samedi au Bastion 23 à Alger, des prix à des artisans Algérois exerçant leur métier à domicile. A l'occasion de la célébration de la Journée nationale de la Casbah, l'association a honoré par des remise de prix, les  trois premiers lauréats du concours « Patrimoine » et décerné des titres honorifiques à 32 parmi autres activant dans les domaines de la couture, de la confection de couffins, de la calligraphie, des miniatures, de la décoration, du dessin sur verre, et d’autres activités. Le but de cette manifestation était de valoriser, d'encourager et d'accompagner les artisans et de sauvegarder le patrimoine artisanat Algérois en particulier. A noter que l’Association « Sauvons la Casbah », dont le siège est situé sur les hauteurs de cette antique citadelle, avait récemment organisé une exposition vente de livres ainsi la présentation de divers produits artistiques.

Le concours pour Le prix « Ali Mâachi 2019 » est officiellement ouvert

mar, 19/02/2019 - 18:37
Le ministère de la Culture a annoncé le début des inscriptions pour participer au concours du président de la République « Ali Mâachi» destiné aux jeunes créateurs. Le ministère de la Culture invite les jeunes innovateurs de moins de 35 ans qui souhaitent se porter candidats à présenter leur candidature, au niveau du ministère de la Culture.  Le dossier de participation approuvé par le ministère comprend une demande écrite de participation, un CV du candidat, cinq copies du travail soumis au concours, une copie du certificat de naissance, une copie de la carte d'identité national. Le prix est décerné aux trois œuvres exceptionnelles dans chacun des domaines mentionnés ci-dessous. Le lauréat obtiendra un certificat d’appréciation et une récompense en argent. Le premier prix se verra attribuer une somme de 500 000 dirhams, le deuxième prix est de 300 Troisième prix: 100 000 dirhams. Le prix est attribué aux œuvres littéraires et artistiques suivantes: œuvres littéraires, romans, poésie, œuvres théâtrales écrites, meilleures œuvres d'art, œuvres musicales, arts lyriques et danse, arts cinématographiques et audiovisuels, arts de la scène, Tableaux, Sculptures.

Lancement de la 16eme édition du Forum international Abdelhamid Benhadouga

mar, 19/02/2019 - 17:00
L’université Al bachir Al Ibrahimi de Bordj Bou Arreridj, a lancé ce mardi la 16eme édition du Forum international Abdelhamid Benhadouga pour le roman intitulé « Roman et dimensions culturels ». Ce séminaire de trois jours réunira des écrivains, des critiques littéraires et des traducteurs de sept pays arabes et européens, ainsi que des professeurs de nombreuses universités du pays.  

« Le Charme et la gaité de la miniature algérienne » dévoilées l’espace d’une exposition

lun, 18/02/2019 - 16:38
Des œuvres de miniature et d’enluminure d’une vingtaine d’artistes sont visibles dans une exposition collective au Musée public national de l’enluminure, de la miniature et de la calligraphie, l'exposition  est intitulée « Charme et gaité de  la miniature algérienne ». Une soixantaine d’œuvres de grands miniaturistes et enlumineurs algériens à l'image de Ranem Mohamed, Adjaout Mustapha, Kerbouche Ali, Garmi Malika, Zemouche Baya ou encore Bachesais Farida sont exposé au public depuis  le 14 février jusqu’au 18 avril prochain. L’exposition offre au public un voyage sublime à travers  la miniature et l’enluminure, art rehaussé par de grands artistes qui lui ont donné une « impulsion dynamique » depuis le début des années 1990. Les  sites et paysages naturels ainsi que les monuments historiques du pays figurent parmi les sujets les plus prisés par les artistes qui ont imprimé, chacun de son empreinte et son genre esthétique, leur passion et observations de la nature pour certains et l’interprétation, pour d’autres, de faits historiques saillants et figures marquantes du pays. Mustapha Adjaout évoque la Révolution à travers « Dépossession ».Kerbouche Ali, élève des célèbres  miniaturistes Mohamed Temam et Mustapha  Ben Debbagh, dévoile deux portraits dédiés à la femme « La mariée » et « La musicienne », alors que Tachema Rabia rend  hommage à la beauté féminine à travers trois miniatures intitulées « Le génie de la beauté ». Bachesais Farida s’intéresse, quant à elle, au patrimoine vestimentaire, à travers deux portraits de femme « Algéroise »  et « Haïk », ce costume féminin traditionnel qui symbolise, autrefois, la pudeur et l’élégance. L’enluminure est un art aussi présent dans cette exposition à travers les œuvres de Tahar Boukeroui, Hussein Aissa, Ben Halima Menad Hachemi Ameur, Belaribi Mustapha et Mouzaoui Mouna, entre autres, qui ont fait preuve d’une finesse de trait et un savoir-faire incontestable. « L'Unique Seigneur » de Boukeroui Tahar, « L'épée du prince de Hussein Aissa », « Le tonnerre » de Hachemi Ameur  et « Enluminure » de Mezouane Abderrazak , sont parmi les œuvres qui ont séduit le public et font redécouvrir l'enluminure, cet art porté haut par des grands artistes algériens à l'image de Mohamed Racim, spécialiste de la calligraphie arabe enluminée dont les œuvres sont connues et appréciées à travers  le monde. Organisée par le Musée national de l’enluminure, de la miniature et  de la calligraphie et le Centre des arts et des expositions de Tlemcen, l’exposition est ouverte au public jusqu’au 18 avril prochain.  

Les œuvres d’une vingtaine de miniaturistes exposées à Alger

ven, 15/02/2019 - 17:15
15/02/2019 - 17:15

Des œuvres de miniature et d’enluminure d’une vingtaine d’artistes sont dévoilées  dans une exposition collective inaugurée jeudi soir à Alger par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.

Accueillie au Musée public national de l’enluminure, de la miniature et de la calligraphie, l'exposition intitulée "Charme et gaité de la miniature algérienne", regroupe une soixantaine d’oeuvres de grands miniaturistes et enlumineurs  algériens à l'image de Ranem Mohamed, Adjaout Mustapha, Kerbouche Ali, Garmi Malika, Zemouche Baya ou encore Bachesais Farida.

L’exposition offre au public un voyage sublime à travers la miniature et l’enluminure, art rehaussé par de grands artistes qui lui ont donné une "impulsion dynamique" depuis le début des années 1990.

Les  sites et paysages naturels ainsi que les monuments historiques du pays figurent parmi les sujets les plus prisés par les artistes qui ont imprimé, chacun de son empreinte et son genre esthétique, leur passion et observations de la nature pour certains et l’interprétation, pour d’autres, de faits historiques saillants et figures marquantes du pays. 

Mustapha Adjaout évoque la Révolution à travers "Dépossession" en plus de "Veuve", un tableau dans lequel le visiteur peut voir une veuve, avec ses deux enfants, se recueillant sur la tombe de son mari. 

Kerbouche Ali, élève des célèbres  miniaturistes Mohamed Temam et Mustapha  Ben Debbagh, dévoile deux portraits dédiés à la femme "La mariée" et "La musicienne", alors que Tachema Rabia rend  hommage à la beauté féminine à travers trois miniatures intitulées "Le génie de la beauté".

Bachesais Farida s’intéresse, quant à elle, au patrimoine vestimentaire, à travers deux portraits de femme "Algéroise"  et "Haïk", ce costume féminin traditionnel qui symbolise, autrefois, la pudeur et l’élégance. 

L’enluminure est un art aussi présent dans cette exposition à travers les oeuvres de Tahar Boukeroui, Hussein Aissa, Ben Halima Menad Hachemi Ameur, Belaribi Mustapha et Mouzaoui Mouna, entre autres, qui ont fait preuve d’une finesse de trait et un savoir-faire incontestable. 

"L'Unique Seigneur" de Boukeroui Tahar, "L'épée du prince de Hussein Aissa, "Le tonnerre" de Hachemi Ameur  et "Enluminure" de Mezouane Abderrazak , sont parmi les oeuvres qui ont séduit le public et font redécouvrir l'enluminure, cet art porté haut par des grands artistes algériens à l'image de Mohamed Racim, spécialiste de la calligraphie arabe enluminée dont les oeuvres sont connues et appréciées à travers  le monde.

Organisée par le Musée national de l’enluminure, de la miniature et de la calligraphie et le Centre des arts et des expositions de Tlemcen, l’exposition est visible jusqu’au 18 avril prochain.

La théâtrale "Nathan le sage", ou le vivre ensemble en paix, présentée à Alger

ven, 15/02/2019 - 11:13
La pièce de théâtre, "Nathan le sage", ou le vivre ensemble en paix, un dialogue interreligieux entre représentants des trois religions monothéistes, a été présentée jeudi à Alger, par l’association "Amitié Inter Religieuse" (AIR) de la ville d’Istres (Marseille), devant un public nombreux. D’une durée de 75 mn, le spectacle, accueilli au Théâtre national Mahieddine ûBachtarzi (Tna), a été mis en scène dans une version adaptée au XXIe siècle, par Bertrand et Alice Kaczmarek, sur un texte écrit en 1779 par le dramaturge et philosophe allemand Gotthold Ephraïm Lessing (1729-1781), fervent partisan de la tolérance religieuse. Alice Kaczmarek, que le public reverra dans le rôle de "Daja la servante", a d’abord présenté les différents personnages de la pièce, qui se déroule au XIIe siècle sur la terre sainte d’El Qods, lieu de rencontre des trois religions monothéistes, alors qu’une trêve venait d’être négociée entre les troupes de Salah Eddine El Ayyoubi et celles de Richard Coeur de lion. Nathan le sage, richissime commerçant juif, apprend à son retour d’un voyage d’affaire, que sa fille adoptive Recha a été sauvée par un chevalier de l’ordre du temple (templier), mystérieusement gracié par le dirigeant de la Dynastie des musulmans ayyoubides, car il lui trouvait des ressemblances étranges avec son défunt frère, Assad. Appelé à la rescousse car les caisses du royaume musulman étaient à sec, Nathan le sage a mis toute sa fortune à la disposition de Salah Eddine El Ayyoubi qui lui demande alors, de se prononcer sur la question de savoir quelle était la vrai religion ? Epris de Recha après l’avoir revue, le templier est venu demander à Salah Eddine El Ayyoubi, de protéger Nathan le sage des inquisiteurs, car ils lui reprochent de trahir l’appartenance religieuse de sa fille adoptive qu’il a élevée dans la tradition juive, alors qu’elle était née d'un père chrétien. Dans une comédie à plusieurs rebondissements, une douzaine de comédiens-amateurs ont porté le texte sur une scène nue, à la scénographie minimaliste qui s’est suffie aux accoutrements des différents personnages, taillés dans de bonnes coupes, quelques accessoires et un éclairage figé, interrompu par des noirs, annonçant les changements d’actes. Alain Deydier, Bertrand Kaczmarek, Karim Nadji, Djamel Bedra et Père Jean François Noel, respectivement, dans les rôles de "Nathan le sage", "le templier", "SalahEddine El Ayyoubi", "El Hafi- le derviche" et le "grand inquisiteur", ont mis en valeur l’importance du vivre ensemble en paix, par l’élan du coeur et la main tendue de chacun envers les autres. Mounni Nadji (s£ur du souverain musulman), Bruno Pierret et David Vlacic (premier et second moines), Faustine Frichot (Recha, fille de Nathan) et Noe Mesbah ou Bogdan Vlacic (Abou, le messager), ont nourri les échanges et alimenté la trame, se donnant la réplique avec les différents personnages dans un rythme ascendant et soutenu. Six musiciens, Dominique Baylly, Pascal Druminy, Philippe Badouassian, Mohamed Youcef et Franck Rakotovao, ont brillamment agrémenté la trame avec des musiques d’Orient et d’Occident. En présence du ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi et notamment du fondateur et directeur du Théâtre "Le Toursky" à Marseille, Richard Martin, le public a savouré tous les moments du spectacle dans la délectation. "L’Algérie est un pays que j’aime par sa grandeur et par la créativité de tous ses artistes", a déclaré Richard Martin, pour la troisième fois à Alger et visiblement ému. "Que chacun vive sa foi en Dieu comme il l’entend, sachons juste nous retrouver autour des valeurs humaines, de respect, d’amour d’autrui, de tolérance et de partage", explique une spectatrice, à l’issue de la représentation. "Le spectacle "Nathan le sage", gagnerait plus à être travaillé avec une mise en situation plus exigeante, ainsi qu’un meilleur décor annonçant les lieux, pour éviter la simple lecture théâtrale", de l’avis d’un praticien amateur du quatrième Art. Organisé, sous l’égide du ministère de la Culture, par l’Agence méditerranéenne de l’évènementiel et le tourisme culturel "Med Voyages" en collaboration avec le Tna, le spectacle "Nathan le sage", est reconduit vendredi dans la même salle et aux mêmes horaires.  

Les Cubains charmées par les livres sur l’Algérie

mer, 13/02/2019 - 16:38
Le stand de l'Algérie à la 29e foire du livre de la Havane, connaît une forte affluence de visiteurs cubains qui y viennent découvrir les différentes publications algériennes traitant du patrimoine, de l'histoire et de la culture algérienne. Un visiteur cubain a indiqué à la presse « qu'il était venu découvrir la culture et la littérature algériennes ». « je suis très heureux que l'Algérie participe en tant qu'invitée d'honneur », s'est réjouit un autre visiteur cubain ayant vécu en Algérie, affirmant « que sa présence aujourd'hui parmi les algériens lui rappelle de bons souvenirs ».           Le stand algérien renferme « 200 titres » en arabe, français, anglais, espagnole sur l'Algérie, sa culture et sa littérature, a fait savoir le responsable du stand, Mohamed Ikareb, soulignant  «  que 80% des livres exposés seront dédiés à la bibliothèque nationale de Cuba José Marti"et le reste à l'ambassade de l'Algérie à la Havane ». A rappeler que le ministère de la Culture cubain s'était engagé également à traduire 21 titres d'écrivains algériens de renom, à l'instar de Merzak Bektache et Djilali Khellas, Nacéra Belloula et Azzedine Mihoubi qui seront présentés au public à l'occasion. Le pavillon algérien n'a cessé de séduire les visiteurs cubains qui ont eu l'occasion de voire leurs prénoms transcrits en arabe avec la plume du calligraphe, Tayeb Laidi. Présente à l'évènement, l'artiste du henné, Naciba Antar a su attirer les cubaines par ses dessins sur leurs mains et bras. Le conte populaire algérien est également au rendez-vous avec la conteuse Sihem Kenouche qui a enchanté le public cubain avec ses histoires et sa belle gestuelle. Deux conférences ont été organisées au niveau du stand algérien, portant sur « les droits d'auteurs et l'édition » en Algérie , animées respectivement par le Directeur général de l'Office national des droits d'auteurs et des droits voisins Sami Bencheikh El Hocine, et le Directeur du livre et de la lecture publique au ministère de la Culture, Djamel Foughali. Deux autres conférences sont également prévues la semaine prochaine sur « La littérature algérienne entre le passé et le présent »  et « La littérature féminine », et seront animées par l'académicien Hamadi Abdellah et la femme de lettres Maïssa Bey. En célébration du 60e anniversaire de « la révolution cubaine », la 28e édition de la foire internationale du livre de La Havane connait la participation de quelques 120 exposants venus de 43 pays pour assouvir la soif des visiteurs venus très nombreux découvrir, au niveau des différents pavillons, les maisons d'édition hispanophones. Force est de constater que les maisons d'édition cubaines, majoritairement présentes à la foire, se focalisent en général sur « le patrimoine culturel, politique et militant des leaders révolutionnaires » non seulement à Cuba mais dans toute l'Amérique Latine. Des cadres photos de ces « héros historiques » tels que les qualifient les Cubains, se trouvent dans chaque recoin de cet espace à l'instar de Fidel Castro, Che Guevara et José Marti. Ces révolutionnaires sont « de grands dirigeants nationaux parmi ceux qui ont libéré, édifié et protégé Cuba, de la domination américaine, pendant de longues années », ont indiqué à la presse certains visiteurs,  «  c'est pourquoi ils méritent d'être honorés à chaque édition de la foire du livre voire dans notre vie quotidienne », ont-ils ajouté. Par ailleurs, la 28e édition de la foire du livre de La Havane a rendu hommage au grand écrivain cubain Eduardo Heras Leon, un des militants de la révolution cubaine (1956) pour laquelle il a consacré d'ailleurs la plupart de ces écrits. L'auteur s'est vu attribuer, en 2014, « le prix national de la littérature cubaine ». La foire internationale du livre de La Havane se poursuit jusqu'au 17 du mois courant.  

La générale du double monodrame "Saha l’Artiste", présentée à Alger

mar, 12/02/2019 - 12:50
La générale du double monodrame, "Saha l’Artiste", une immersion dans l’univers des idées et de la créativité artistique, a été présentée lundi au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (Tna) à Alger. Le public, relativement nombreux, a pu apprécié, 60 mn durant, la prestation du comédien Ahcène Azazni et du musicien Amar cherifi, dans un spectacle écrit et mis en scène par Omar Fetmouche. Un violoniste, auquel manquait un fil à son instrument, se rend vite compte que tous les magasins de musique qu’il connaissait se sont transformés en "fast food", dans une société de consommation "délabrée", où le "souci du gain facile", règne en maître absolu. Dans un environnement hostile à toute créativité artistique où il est impossible de trouver une corde de violon, le musicien décide de quitter le pays, et va pour ce faire, voir "Moul el khit" (le détenteur des ficelles), un "affairiste" qui lui procurera un visa. De l’autre côté de la Méditerranée, l’artiste s’épanouit et trouve son compte, allant jusqu’à étudier la contre basse, instrument qu’il a adopté et acheté sans son étui, se voyant, à son retour au pays, contraint de le faire transiter dans un cercueil, faisant croire que c’est la dépouille de sa femme, une française qu’il avait épousé et réussi à reconvertir à l’Islam  Interprétant pas moins d’une quinzaine de personnages, Ahcène Azazni a conquis le public dans une prestation de haute facture, où Amar Chérifi, chanteur chaâbi au mandole, reprenait la trame en chanson dans différentes variations modales, à l’instar du Araq-H’çin, Moual, et Sehli, entre autres, et assurait les transitions, donnant ainsi à son instrument des élans de narrateur. "Nouvelle forme", mêlant le théâtre à la musique que Omar Fetmouche entend "tester" avec son staff, cette fusion des genres a permis, de l’avis d’un spectateur, "une plus grande proximité avec le public", ce qui, a-t-il ajouté, rendu le message "plus accessible". De "Moul el khit" jusqu’à Aammi H’Mida el djouadj, passant par, quelques clients d’un restaurant, le vieux tailleur de pierre tombale, le douanier, le chauffeur du corbillard de fortune, le policier, le malfrat déguisé en "Capitaine crochet", la tante Zohra et le gardien du cimetière, Ahcène Azazni, chevronné des planches, a bien porté le texte, faisant montre de toute l’étendue de son talent de comédien professionnel. Donnant une belle esthétique visuelle au spectacle, la scénographie était faite de deux harpes posées de part et d’autre de la scène, avec des cordes faisant office de barreaux de prison où le chanteur chaâbi a pris place, alors qu’au milieu de la scène, une imposante contre basse -véritable élément dramaturgique- était transformée, en milieu de spectacle, en corbillard de fortune, transportant la dépouille de la supposée femme de l’artiste. La corde manquante au violon aura ainsi révélé tous les maux de la société, permettant à Ahcène Azazni de poser avec brio, la problématique de "l’espace de créativité artistique et de production en Algérie", devant un public qui a savouré tous les instants du spectacle dans la délectation. "Malheureusement, l’artiste algérien constate avec regret une +remise en cause+ implicitement conventionnelle de son existence même dans la société comme vecteur de beauté et éveilleur des consciences", a déclaré un spectateur. Le spectacle a pris fin avec une voix puérile porteuse d’espoir, chantant un texte qui met en garde contre "la confiscation de l’avenir des enfants". Produit par la Coopérative "Théâtre Sindjab" de Bordj-Ménaïel, en collaboration avec le Tna, le double monodrame "Saha l’Artiste" a été programmé pour une représentation unique, avant d'entamer une tournée à travers les Théâtres régionaux algériens.  

Décès de l'acteur Abdelkader Tadjer

sam, 09/02/2019 - 20:16
L'homme de théâtre et acteur de cinéma Abdelkader Tadjer est décédé samedi à Alger, à l'âge de 80 ans, a-t-on appris auprès de l'association "Lumières". Né en 1939 Abdelkader Tadjer avait commencé une carrière dans le quatrième art en tant que comédien et metteur en scène puis dramaturge avant de faire son entrée dans le monde du cinéma et camper plusieurs rôles. Au théâtre le défunt, avait commencé sa carrière au lendemain de l'indépendance de l'Algérie et côtoyé Mohamed Boudia, Mustapha Bouhrir et Hadj Omar.  Au théâtre national, Il avait monté plusieurs pièces dont "Jupiter", Atomes", Mizan El Ghaba" ou encore "Madinet El Hob".       Il a également été l'auteur de scénarios de deux longs métrages de fiction "Amours interdits" (1987) et "Rai" (1988). Le défunt avait également campé des rôles au cinéma dans des oeuvres comme "Les rues d'Alger" (2002), "Chacun sa vie" (2007), ou encore "Qeddach thabni" (2011).  Abdelkader Tadjer sera inhumé dimanche au cimetière de Sidi Mhammed à Alger.  

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