Le 38ème anniversaire du décès de Moufdi Zakaria, un hommage appuyé au centre national des archives.

 Par Rabie HAMMOUDA

La fondation Moufdi Zakaria en collaboration avec le centre national des archives ont rendu hommage au grand homme ‘’ poète de la révolution algérienne ‘’ Moufdi Zakaria à l’occasion du 38ème anniversaire de son décès.

Une exposition de documents d’archive de plusieurs correspondances de Moufdi Zakaria été présentée au publique en marge de la conférence, animée par le duo Lamine BECHICHI, l’ex ministre, compagnon de parcours  de Moufdi Zakaria et Dr Abdelmadjid CHIKHI, président du Centre national des archives.

Le thème de la conférence portait sur l’esprit de l’unité dans la diversité dans l’œuvre de Moufdi.     

Moufdi Zakaria est une grande figure du mouvement nationaliste algérien, mais aussi un ‘’ poète du grand Maghreb arabe ‘’, de son vrai nom Zekri Cheikh, le surnom Moufdi, devenu son pseudonyme littéraire, lui a été décerné par Slimane Boudjnah.   

Moufdi est né le 12 juin 1908 à Beni Izguen, dans le Mzab, en Algérie et mort le 17 août 1977 à Tunis. Il est l'auteur du Kassaman, l'hymne algérien, composé en 1955 à la demande de Abane Ramdane.

Voici l'extrait d'un de ses nombreux poèmes, appelé Épris de l'Algérie, extrait de l'Iliade algérienne (إلياذة الجزائر). La passion qui se dégage de ce poème montre à quel point Moufdi Zakaria aimait, comme tous ses compatriotes, son pays, l'Algérie.

Épris de l'Algérie

Algérie, Ô toi Idylle de mon âme

Toi qui as apporté le salut à mon cœur

Toi qui as inondé mon être d’harmonie

Et remplis ma route de lumière.

 

Sans le secours de ta beauté je n’eusse point connu la foi

Ni le chemin qui mène à Dieu

Sans la foi dont mon cœur déborde

Je n’eusse cru en rien d’autre qu’en mon peuple !

 

Mon être s’illumine lorsque je t’évoque

Et dès que j’entends ta voix je réponds à ton appel

Proche ou éloigné,

Ton amour vit en moi plus fort que je puis le concevoir !

 

En chaque endroit, les liens sacrés du sang

Ne me rattachent-ils pas à ton être ?

En chaque point, un bonheur capricieux

Ne nous rappela-t-il pas folles amours ?

 

Chaque coin pour nous n’est-il pas un souvenir

qui plane sur nos instants de bonheur ou sur les jours de guerre ?

C’est là que m’arrogeant le titre de prophète j’ai écrit mon Iliade,

Et que Mutanabbi lui-même a cru en moi et cru en mon poème !

 

Nous avons occupé la scène de l’Histoire,

En déclamant des vers ainsi qu’une prière

Dont les invocations jaillissent de ton âme, Algérie !