Décès de Amar Ezzahi: le président de la République rend hommage à une icône de la chanson chaabie

APS- ALGER - Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a indiqué que l'Algérie perdait en Amar Ezzahi "une icône de la chanson chaabie et un talentueux créateur qui a passé sa vie au service du patrimoine musical national et qui a légué au champ culturel des chansons éternelles".

"J'ai appris avec affliction le décès d'Amar Ezzahi, une icône de la chanson chaabie et un talentueux créateur qui a passé sa vie au service du patrimoine musical national et qui a légué au champ culturel des chansons éternelles", a écrit le Chef de l'Etat dans un message de condoléances à la famille de l'artiste, décédé mercredi après-midi.

"La communauté artistique et tous ses fans continueront pendant très longtemps de fredonner ses chansons", a écrit le Chef de l'Etat dans son message rappelant que le défunt était de "cette élite d'artistes pionniers dans leur genre qui ont gratifié leur public d'une œuvre mémorable et enrichi la scène artistique nationale d'un patrimoine de chansons reflétant un goût raffiné".

Le président Bouteflika d'ajouter qu'"avec la disparition d'Ezzahi, l'Algérie perd une icône de la chanson chaabie et un artiste virtuose dont l'œuvre alliant modernité et authenticité inspirera à jamais les créateurs".

"Ezzahi nous quitte mais son œuvre, éternelle, ne cessera de marquer l'histoire de l'art et les générations montantes", a ajouté le président de la République.

Le chef de l'Etat a adressé ses "condoléances les plus attristées à la famille du défunt priant Dieu Tout-Puissant de lui accorder Sa sainte miséricorde et de l'accueillir en Son vaste Paradis".

L'Algérie a perdu un "artiste légendaire" (ministre)

Le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi a qualifié Amar Ezzahi, décédé mercredi à l'âge de 75 ans à son domicile à Alger, d'"artiste légendaire" et d'un "grand symbole de la musique algérienne".

Dans un message de condoléances diffusé mercredi soir, le ministre de la Culture a exprimé "sa profonde tristesse" suite à la perte d'un "symbole" et d'un "monument" de la scène artistique algérienne, qui "avait fait la gloire" de la chanson châabi, un art sorti des milieux populaires.

Azzedine Mihoubi a salué la mémoire d'un artiste qui aura laissé un "legs important aux futures générations d'amoureux de la chanson châabi".

Artistes et hommes de culture dont Abdelkader Chaou, Abderrahmane El Kobi ou encore Abdelkader Bendâameche, avaient exprimé à l'APS leur profonde tristesse suite à la perte d'un "artiste exceptionnel" aux "qualités humaines admirables".