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accord-algrie-ue_2Quinze (15) nouveaux programmes de jumelage entre organismes algériens et leurs homologues de l'Union européennes (UE) seront lancés en 2013, dans le cadre de l'accompagnement des réformes socioéconomiques engagés en Algérie, a annoncé lundi à Alger le chef de la délégation de l'UE en Algérie Marek Skolil.

Selon le diplomate européen, ces jumelages, qui sont actuellement en cours d'étude, vont s'ajouter aux 7 programmes similaires déjà terminés ou en cours et qui ont concerné notamment les secteurs du commerce, de l'agriculture, de la pêche, des finances, de l'industrie et de l'artisanat.

Dans le cadre de ce genre de programmes de coopération technique entre l'Algérie et l'UE, les institutions algériennes retenues choisissent des institutions européennes équivalentes avec lesquelles elles veulent collaborer pour améliorer leur fonctionnement, a expliqué Skolil lors d'une rencontre avec la presse.

"Cette collaboration prend la forme de détachement des responsables européens en Algérie, de visites d'études, de missions d'expertise, entre autres", a-t-il encore indiqué estimant que "cet instrument, financé à 100% par l'UE, connaît une popularité croissante auprès des différentes institutions algériennes".

Les jumelages qui sont actuellement en cours concernent le renforcement du Centre national de recherche pour le développement de la pêche et de l'aquaculture (CNRDPA) et le développement de l'observatoire des filières agricoles et agroalimentaires (INRAA), selon un document de la commission européenne à Alger.

Cinq (5) autres jumelages ont été déjà achevés et portent sur l'appui à l'installation du Conseil national de la concurrence, l'appui à l'artisanat traditionnel, l'amélioration de la qualité de l'eau de distribution, la conformité industrielle et les finances publiques, a-t-on ajouté.

Soulignant, par ailleurs, l'engagement de l'UE en l'Algérie à travers les programmes de coopération communs, l'ambassadeur de l'UE à Alger a chiffré à environ 250 millions d'euros le montant total des programmes bilatéraux de l'UE en cours, hormis les programmes des Etats membres.

L'engagement financier total de l'UE pour a coopération en Algérie dans le cadre de la politique européenne pour le voisinage (IEPV) pur la période 2007-2013 s'élève à plus de 350 millions d'euros, a ajouté M. Skolil.

Il a souligné, que les objectifs des instruments de coopération entre l'Algérie et l'UE lancés au début des années 1980, sont "la réforme des services de santé et de l'enseignement supérieur, la diversification de l'économie et la réforme de la gestion des finances publiques, l'amélioration de la gestion environnementale, de l'assainissement et des ressources en eau, la réforme de la justice et des services pénitentiaires et la consolidation de l'Etat de droit et l'amélioration de la gouvernance".

Outre les jumelages, la coopération entre l'Algérie et l'UE comprend le programme pour la facilitation du commerce (FACICO) qui a permis, entre 2007 et 2011, le développement du réseau de l'Agence du commerce extérieur (ALGEX) et l'appui aux associations des consommateurs, ainsi que le programme Erasmus Mundus mis en ouvre dans le domaine de l'enseignement supérieur.

L'Algérie a réalisé en 2012 plus de la moitié de ses échanges commerciaux avec les pays de l'UE, selon les Douanes algériennes. Les importations de l'Algérie de l'UE ont atteint 23,86 milliards de dollars, soit près de 51% des importations globales du pays, alors que les exportations algériennes vers ces pays étaient de 40,13 mds usd, représentant 54,2% des exportations globales du pays.