Tout porte à croire que les conditions avancées par l’Algérie pour sa participation au projet desertec sont acceptées par les Allemands. Après plusieurs rounds de négociation, le groupe Sonelgaz a annoncé ce matin que «L'Algérie et ses partenaires dans l'initiative industrielle de Desertec (DII) vont lancer un projet de production d'électricité renouvelable de 1.000 MW».
Lors de son passage ce matin dans l’invité de la rédaction de la radio chaine 3, le PDG du groupe Sonelgaz, Nouredine Boutarfa a expliqué, que ce projet qui sera réalisé sur plusieurs phases permettra de produire 1000 MW, dont 90% destinée à l’exportation et 10% pour le marché local. Cependant, Aucun détail n'a été fourni sur le coût du projet ni sur son montage financier.
L'Algérie avait à maintes reprises exprimé sa disponibilité à participer à des projets d'exportation d'électricité renouvelable, mais avait aussi conditionné sa participation par un partage de financements, une ouverture plus conséquente du marché européen de l'électricité et un transfert de la technologie.
Son plan national de développement des énergies renouvelables, adopté en 2011, prévoit de dédier 10.000 MW des 22.000 arrêtés dans ce projet à l'exportation sous réserve de satisfaire aux trois conditions précédentes.
En décembre 2011, le groupe Sonelgaz et DII qui compte 56 partenaires issus de 15 pays, ont signé un mémorandum d'entente à Bruxelles pour la promotion commune du développement des énergies renouvelables en Algérie et à l'international.
D’un coût total de 500 milliards d’euros, le projet ambitionne de couvrir à l'orée de 2050 la moitié des besoins en électricité du Proche-Orient, de l’Afrique du nord et de l’Europe, selon des estimations avancées par le dirigeant de Sonelgaz, M. Noureddine Boutarfa, dont le groupe est chargé par les autorités de mettre en œuvre ce programme.
Nouredine Boutarfa, PDG de Sonelgaz: