Dans un message adressé au Conseil d’administration du FMI, Dominique Strauss-Kahn a annoncé sa démission et a réfuté avec la plus grande fermeté ce qui lui ai reproché, à savoir agression sexuelle, séquestration et tentative de viol contre une employée d'un hôtel à New York. Il a aussi déclaré vouloir préserver cette institution et qu’il consacrera tout son temps et son énergie a démontrer son innocence. Les avocats du DG du FMI doivent demander aujourd’hui la libération sous caution d’un million de dollars par leur client qui s'engage en outre à rester 24h/24h à New York.
Par ailleurs, le ministre Brésilien des Finances, Guido Mantega, a estimé hier, que l'éventuelle succession du directeur général du FMI, ne devait pas être « décidée de façon précipitée », ni réservée à un Européen.
Dans une lettre aux membres du G20, réunissant grands pays industrialisés et émergents, M. Mantega affirme que « le temps est fini où ce poste important était réservé à un citoyen Européen ».
Pour le ministre Brésilien, qui était interviewé par la chaîne Globonews, « aucune nationalité ne doit être exclue, et aucune préférence régionale ne peut restreindre le choix du meilleur candidat possible ».
Sans attendre que la succession de DSK soit officiellement ouverte, les Européens ont commencé à avancer leurs pions pour conserver dans leur giron le poste de directeur général qui leur est traditionnellement réservé.
« Si le FMI veut avoir de la légitimité, son directeur général ne doit être choisi qu'après une ample consultation avec les pays membres », réclame le ministre Brésilien pour qui le choix « doit être fondé sur le mérite, indépendamment de sa nationalité ».