Achevées hier soir, les élections concernant la gestion des œuvres sociales de l’Education nationale tendraient, d'après les premières opérations de dépouillement, vers des résultats consacrant une gestion centralisée par des commissions de wilayas et une commission nationale. Ceci en attendant les résultats définitifs mardi prochain, le 13 du mois en cours. Une élection importante vu l’enjeu, celui de la gestion d’une enveloppe de pas moins de 20 milliards de dinars rien que pour les deux dernières années.
Synthèse Yasmina Ferchouche
Cette tendance des résultats de vote est déjà différemment commentée par les divers acteurs. D’abord, le CNAPEST (Syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique), partisan d’un mode de gestion centralisé, a pour sa part aussitôt salué ces prémices.
M. Larbi Nouar, coordonateur du CNAPEST, au micro de la Radio Chaine III
De son côté, le SNTE (Syndicat national des travailleurs de l’Education), qui privilégie plutôt une gestion décentralisée, relève des irrégularités.
M. Abdelhakim Ait Hamouda, chargé de la communication du SNTE, au micro de la Radio Chaine III
Pour sa part, la tutelle a salué le bon déroulement de ce vote à bulletin secret, qui s’est déroulé « dans un climat sérieux et des conditions normales », ainsi que l’attitude de l’administration qui « a fait preuve d’une neutralité absolue », selon le commentaire de M. Slimane Mesbah, directeur de l’éducation d’Alger-centre.
A l’issue des résultats définitifs, attendus mardi prochain, des copies des procès verbaux des dépouillements seront délivrés aux syndicats et à la tutelle. Quant aux recours, ils peuvent être déposés dès aujourd’hui pour être tranchés dimanche prochain.