Plus de 1,24 million de personnes sont mortes dans le monde en 2010, victimes du paludisme, une maladie transmise par les moustiques, a révélé hier, un nouveau rapport publié à Nairobi (Kenya).
Les décès observés sont passés de 995.000 en 1980 à un pic de 1,82 million en 2004, avant de tomber à 1,24 million en 2010.
Des chercheurs notent que la hausse des décès en 2004 est attribuable à la croissance des populations à risque, alors que la baisse enregistrée après 2004 est due à une accélération de la lutte contre le paludisme en Afrique.
L’étude révèle que la plupart des décès sont survenus chez les jeunes enfants en Afrique. Elle précise que 433.000 décès ont été enregistrés en 2010 chez des enfants de plus de cinq ans. Par comparaison, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), estime que 655.000 personnes sont décédées en 2010 à cause de la pandémie.
Au Kenya, le ministre de la Santé publique, Beth Mugo, a indiqué que son pays a fait des progrès substantiels dans la réalisation de l’objectif visant à réduire de 50% les décès dus au paludisme.
En plus de l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide, qui ont donné des résultats probants dans la lutte contre la maladie, le ministre a indiqué que son département a mis en œuvre d'autres approches intégrées de lutte contre la maladie.
« Nous oeuvrons aussi, a-t-il dit, au renforcement de traitements préventifs intermittents chez les femmes enceintes dans les districts les plus touchés par le paludisme.