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PrsidentiablesIls sont réellement neuf (9) candidats à se porter candidats à la présidentielle en France lors de la première étape dans la course à l'Elysée, le dépôt au Conseil constitutionnel des 500 signatures d'élus nécessaires pour participer au premier tour s'est achevé vendredi passé à 18H00. La liste définitive des candidats ne sera connue que lundi, après d'ultimes vérifications. Dix candidats revendiquent au moins 500 signatures dont un s'est retiré.

Pour le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, l'annonce de la liste définitive des candidats, lundi à 17H30, "sera un moment solennel" puisque ça sera "l’entrée dans la campagne officielle, avec tous les candidats en présence, et égalité de parole entre eux".

L’énigme de Villepin et le suspens  Chevènement

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui attendait un "miracle républicain" jusqu'au dernier moment, a dû admettre peu qu'il était "empêché" de se présenter, "faute des parrainages requis".

Même renoncement pour Jean-Marc Governatori (Alliance écologiste indépendante), qui n'a finalement pu rassembler que 433 signatures vendredi soir. Avant lui, Carl Lang, représentant l'Union de la droite nationale (UDN) qui fédère plusieurs mouvements d'extrême droite, avait reconnu que ses 447 parrainages étaient insuffisants.

Corinne Lepage (Cap21), pour sa part, ne s'avouait pas vaincue, soulignant attendre la communication officielle de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel lundi. "Je ne me retire pas", a-t-elle déclaré vendredi soir à l'AFP, se disant "sûre de 475" parrainages. Avec près de 1.100 signatures, Jean-Luc Mélenchon a présenté plus du double du nombre de parrainages nécessaires.

Quant à Jean-Pierre Chevènement, il s’est éclipsé  suite à l’incapacité de récolter les 500 voix pour parrainer sa candidature avant d’annoncer prétendre rallier le camp Hollande au deuxième tour.

Neuf représentent les partis traditionnels: Nicolas Sarkozy (UMP), François Hollande (PS), Marine Le Pen (FN), François Bayrou (Modem), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Eva Joly (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste).

Un dixième, Jacques Cheminade, qui se définit comme "gaulliste de gauche" et a déjà été candidat à l'Elysée en 1995 (0,28% au premier tour), affirme avoir 538 parrainages. A l'heure de la fermeture des grilles du Conseil constitutionnel, deux candidats qui se disaient encore en lice quelques heures auparavant ont annoncé qu'ils jetaient l'éponge.

L’exception Marine et la surprise Nekkaz

François Bayrou et Nicolas Sarkozy, qui ont recueilli depuis longtemps les parrainages requis, ont choisi de ne pas médiatiser ce temps de la campagne.

Marine Le Pen, qui avait fait planer une interrogation sur sa présence au premier tour faute des 500 signatures, a annoncé depuis avoir franchi l'obstacle.

Pour chaque candidat validé, le Conseil constitutionnel tirera au sort, puis publiera au Journal officiel dans les jours qui suivront, une liste de 500 noms d'élus parmi ceux qui leur auront apporté leur signature.

Par ailleurs, un homme d'affaires et activiste, Rachid Nekkaz, soupçonné d'avoir tenté d'acheter au moins un parrainage de maire pour l'élection présidentielle, a été mis en examen pour "corruption active" et écroué jusqu'à mardi. M. Debré avait déposé plainte contre lui.