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tuerie_de_toulouseLa tuerie aveugle dont ont été victimes, hier à Toulouse (France), de petits enfants juifs, a suscité des réactions horrifiées et indignées à travers de nombreux pays dans le monde. 

Face à un acte d’une aussi cruelle barbarie, qui a frappé ce qui est considéré dans toutes les sociétés humaines, comme le symbole même de l’innocence, de nombreuses voix se sont élevées pour dire leur colère et compatir avec leurs proches.

En même temps que la classe politique Israélienne, des personnalités politiques toutes tendances confondues, des chefs d’Etats, le chef de l’Eglise Romaine, le Secrétaire général de l’ONU, celui de l’UE, le représentant de l’Autorité Palestinienne, ont tenu à faire part de leur émotion et de leur indignation vis-à-vis de ce crime infâme.

La mort violente d’êtres humains, de surcroît lorsqu’il s’agit de tout petits, a de quoi révulser les consciences. Mais à l'instars de celle d'enfants Juifs, pourquoi celle de petits Afghans ou de petits Palestiniens tués dans des circonstances tout aussi tragiques, ne suscitent-elles pas les mêmes réactions de rejet. ? En quoi la vie des premiers aurait-elle moins de valeur que celle des seconds ?

Récemment, un soldat Américain avait provoqué un massacre parmi des familles Afghanes, tuant plusieurs petits enfants et leurs mamans, sans que nombreux, parmi ceux qui se sont élevés contre la tuerie de Toulouse, n’aient jugé utile de se manifester. Pourquoi ?

Après la sanglante opération Israélienne dénommée « Plomb durci » lancée contre la population de Ghaza, provoquant la mort de 1.300 Palestinien dont 300 enfants, M. Ban ki-Moon, censé représenter toute la communauté humaine de la planète s’était rendu quelque jours après sur les lieux.

Les habitants de la Bande martyre crûrent un moment, qu’il venait là pour les réconforter après les indicibles souffrances qu’ils venaient de subir de la part de la puissante armée d’Israël.

En dernier ressort, il s’avéra qu’il était juste venu s’enquérir des dégâts causés par l’aviation Israélienne, à des dépôts abritant des stocks de ravitaillement de l’ONU, avant de quitter précipitamment les lieux.

« Rien n’est plus intolérable que le meurtre d’enfants innocents » a dit au nom de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, dénonçant le «crime odieux » de Toulouse.

Pour ceux, qui comme lui citent à l’envi le concept de « Communauté internationale », la vie d’un être humain, qu’il soit noir ou blanc, Chrétien, Juif, Musulman, Bouddhiste ou Athée, ne devrait-elle pas susciter la même colère, le même respect, le même sentiment de sacralité?