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Scanner-medicalLes associations des malades montent encore une fois au créneau et dénoncent la rapine dans le secteur de la santé. Lors d'une rencontre organisée mercredi au siège du ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, les représentants d'associations de malades ont tiré la sonnette d’alarme sur la pénurie de médicaments et l'incitation des patients des établissements publics à se tourner vers les cliniques privées.

Le représentant le l'association nationale des insuffisants rénaux, M. Mohamed Boukhars a déploré le refus des spécialistes des centre hospitaliers publics de mettre à la disposition des malades les petits appareils facilitant l'hémodialyse pour les inciter à opter pour le secteur privé.

Il a affirmé que certains médecins "détournent ces appareils vers le secteur privé où les services sont proposés à des prix faramineux, empêchant ainsi les malades d'en bénéficier à titre gracieux dans les centre hospitaliers publics".

Il a par ailleurs regretté "la disparition de dossiers de patients" qui suivent des séances d'hémodialyse dans les centres privés, rappelant que certains spécialistes exerçaient illégalement dans ces centres au détriment des établissements publics.

De son côté, le président de l'association des malades d'hépatite virale, M. Abdelhamid Boualleg est revenu sur la pénurie de médicaments pour le traitement de cette affection au niveau les établissements hospitaliers publics, appelant le ministère de la Santé à désigner des centres de traitement spéciaux à travers le pays pour lutter contre le détournement des médicaments.

Il a estimé que les médicaments destinés au traitement de cette maladie "restent en deçà des besoins nationaux", rappelant que le traitement de l'hépatite coûtait 400.000 DA par malade.

Pour sa part, le président de l'association nationale des laboratoires d'analyses médicales a déploré l'importation par certains laboratoires de réactifs de mauvaise qualité qui, en faussant, les résultats sont à l'origine de plusieurs complications.

Le ministre de la Santé a salué à cette occasion l'apport des associations qui sont, a-t-il dit, "des partenaires importants" contribuant à dévoiler ce genre de dysfonctionnements, assurant que l'organisation du secteur privé sera prise en charge dans les prochains jours.