Par : Yasmine Ferchouche
Organisée par l’Office de Riadh El Feth (OREF), sous l’égide du ministère de la Culture, cette manifestation baptisée La fête de la Guitare est initiée dans un but à la fois éducatif et culturel, et se déroule tous les soirs à partir de 20h à la salle Ibn Zeydoune, du 28 au 30 mars courant.La soirée d'ouverture a été d’abord marquée par l’entrée en scène des enfants de la fanfare du conservatoire de Bologhine pour interpréter l’hymne national face à un public qui a aussitôt salué.
Les premiers guitaristes à monter ensuite sur scène ont été le duo venu de France, Milankovitch et Noune, pour interpréter en unplugged (uniquement par guitares sèches) des reprises de grands noms de la pop. Se produisant pour la première fois en Algérie, le duo a improvisé une reprise de la chanson Aicha de Khaled, créant une ambiance des plus conviviales.
La seconde partie de la soirée a été consacrée aux stars algériennes de la guitare qui se sont succédé sur scène accompagnées par le groupe D’Zaïr.
Expositions de guitares… au grè des temps et des goûts
La première est composée de pièces des collections personnelles de Redouane Nahar du groupe D’Zaïr et du guitariste Lotfi Attar dont certaines pièces ont été utilisées par des musiciens légendaires tel que Jimmy Hendrix, Bruce Springsteen ou Carlos Santana.
La deuxième permet une rencontre intéressante avec l’artiste L’Hamel, venu de Timimoune, qui expose plusieurs types de cet instrument confectionnés par lui-même de manière artisanale pour donner à chacun ses mélodies propres, et ce, en fonction de la forme donnée mais aussi des matériaux utilisés. Une sorte de rétrospective sur l’évolution de cet instrument à cordes dont l’origine remonte au XIIIème siècle.
Cette exposition comprend des violons, des guitares, des flûtes, des bengris et des gumbris utilisés dans le sud algérien. Tout un monde où la créativité n’a plus de limite à la recherche de beauté et de paix.
La référence algérienne Lotfi Attar… cinquante ans de guitare
S’agissant des genres musicaux, le programme des spectacles, n’en est pas moins riche. Du rock, du flamenco, du classique, en passant par le manouche, sans oublier la musique algérienne traditionnelle. Autant de styles interprétés par des artistes, en solo ou en groupes, qui se succèdent au grand bonheur d’un public avide de belles mélodies.
A l’affiche, des noms connus, mais aussi de nouveaux talents qui émergent et des étoiles montantes. A citer, le groupe de rock D’Zaïr, qui s’est déjà produit à l’Olympia en 2001, le guitariste Aminoss, le groupe « I Thrène », Ali Amrane, Amar Sundy et le groupe Bermudes pour ne citer que ceux-là.
La clôture de cette première soirée est laissée aux soins du guitariste algérien de référence Lotfi Attar qui fêtera prochainement ses cinquante ans à la guitare.