Dioncounda est arrivé au camp militaire de Kati, quartier général des putschistes près de Bamako, dans un convoi de véhicules civils escorté par deux pick-up de l'armée. Il a ensuite retrouvé le capitaine Sanogo dans ses bureaux.
A l'issue de l'entretien qui a duré environ une heure, le chef de la junte a seulement déclaré à la presse: "ça s'est bien passé, vous serez informés en temps réel". M. Traoré, accompagné du MAE Djibrill Bassolé et du ministre ivoirien de l'Intégration africaine Adama Bictogo, en charge de la médiation ouest-africaine, ne s'est pas exprimé.Au lendemain de la démission formelle du président Amadou Toumani Touré (ATT), renversé par le putsch militaire, le capitaine Sanogo doit enclencher le processus de constatation de vacance du pouvoir, ouvrant la voie à l'investiture de M. Dioncounda comme président de transition, selon l'accord signé vendredi entre la junte et la médiation.
La désignation d'un Premier ministre de transition doit suivre. Il sera investi des "pleins pouvoirs" constitutionnels pour conduire la transition qui s'achèvera par des élections présidentielle et législatives à une date qui reste à préciser.
Les autorités intérimaires devront surtout tenter de pacifier le Nord, qui est tombé aux mains de rebelles touareg, d'islamistes armés et de divers autres groupes criminels après l'entrée en scène des putschistes, qui prétendaient pourtant en finir avec "l'incompétence" d'ATT sur ce dossier.