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La photo du défunt président parue ce jeudi sur le Washington Post

La presse internationale a rendu hommage ce jeudi au premier président de l'Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella, décédé mercredi  à l'âge de 96 ans. Dans leurs commentaires, les journaux et sites électroniques en ligne à travers le monde ont mis en exergue le « militantisme » et le « combat » du défunt président pour l'indépendance de l'Algérie.


 

Le célèbre quotidien américain Washington Post a dressé un portrait de Ben Bella, le qualifiant d'homme « charismatique » et de « leader » de la Révolution algérienne.

Le tabloïd américain s'est également basé sur les écrits et les témoignages du professeur William B. Quandt, de l'université de Virginie, également auteur  de Revolution and political leadership : Algeria 1954-1968.

 

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Le président Ben Bella reçu par le président Kennedy

 

 L'autre quotidien américain, le New York Times est revenu sur le parcours de l'ancien président algérien en reproduisant des passages de ses déclarations à la presse internationale. Le journal américain a notamment repris cette déclaration de Ben Bella : « Ma vie est une vie de combat. Un combat que j'ai commencé à l'âge de 16 ans.  Je suis âgé de 90 ans maintenant et ma motivation n'a pas changé. C'est la  même ferveur qui m'anime ».

 

 


La presse africaine
a également rendu hommage au défunt président, notamment  le journaliste sénégalais accrédité aux Nations unies, directeur du magazine panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com, El Hadji Gorgui Wade Ndoye, qui a écrit : « Ben Bella est un homme du pardon. C'est un homme qui a refusé jusqu’à  la fin de sa vie de détester ceux qui avaient opprimé son peuple, ceux contre  qui il s'est battu ».

Pour les autres journaux et sites Internet africains, Ben Bella restera  pour de nombreux Algériens, une figure historique indissociable de l'indépendance  de l'Algérie.

Le site sénégalais seneweb.com a considéré Ben Bella comme une « figure historique ayant eu un parcours étonnant ». Dans son édition de jeudi, courrierinternational.com a écrit que Ben Bella était « un héros de la lutte contre le colonialisme français » et « une icône qui a su graver son nom dans l'Histoire de l'Algérie ».

La presse sud-africaine, à travers africajournalismtheworld.com, a commenté le décès du premier président algérien en remémorant qu'il était « membre fondateur de l'organisation clandestine ayant combattu la domination coloniale », mettant  l'accent sur le fait qu'il était un homme « modéré, épris de paix ». Pour la presse sud-africaine, Ben Bella est « le père de l'indépendance  de l'Algérie » qui avait lancé une série de réformes agricoles et de l'autogestion qui comprenait la nationalisation des grandes fermes coloniales ».

La presse européenne en ligne, notamment belge, a qualifié Ben Bella de « figure emblématique de l'indépendance » de l'Algérie et d'« altermondialiste » ayant milité contre « la mondialisation capitaliste ». La presse belge a rappelé aussi le soutien de Ben Bella à la réconciliation  nationale en Algérie.

Le site Internet cubain Marxist Update a publié à titre posthume un article rédigé par Ben Bella à l'occasion de la commémoration du 30ème anniversaire de la mort de Che Guevara, intitulé « Che Guevara, Cuba et la Révolution algérienne ». Ben Bella témoignait dans cet article sur le Che qu'il adulait et dont le portrait était accroché à l'intérieur de sa maison familiale à Maghnia.

Les médias italiens ont fait part de leur côté, certains en  une, du décès la veille de l'ancien président Ahmed Ben Bella, mettant en exergue  son parcours depuis la Seconde Guerre Mondiale à l'indépendance de l'Algérie.

« Avec la mort, à Alger, d'Ahmed Ben Bella à l'âge de 96 ans, disparaît le père de l'Algérie moderne, le premier président après l'indépendance de ce pays », écrit l'Agence Ansa, reprise par la majorité des titres italiens. « Homme combatif, pionnier de la lutte anti-impérialiste, Ben  Bella a été en prison pendant 24 ans. « Charismatique et populaire, l'ancien président,  né le 25 décembre1916 dans une famille de paysans, avait essayé d'établir en Algérie une sorte de socialisme autogestionnaire, après son arrivée au pouvoir en septembre 1962 », rappelle l'agence.

La chaîne de télévision publique RAI1, souligne l'« Adieu à Ben Bella, père de l'Algérie moderne », avant d'ajouter que « le charismatique et populaire  ancien président de l'Algérie, a été un pionnier dans la lutte contre le colonialisme et un chef de file parmi les pays non-alignés pendant la guerre froide ».

Le journal économique Il Sole 20 Ora, annonce de son côté « la mort  de Ben Bella, héros de l'Algérie libre et de la Seconde Guerre mondiale ». « Tribun charismatique et populaire, avec une aura romantique de combattant,  Ahmed Ben Bella, décédé à l'âge de 96 ans à Alger, fut en 1962, le premier dirigeant de l'Algérie d'après la guerre d'indépendance contre la France est une icône  internationale de la décolonisation », ajoutant qu'« il était aussi un héros de  la Seconde Guerre Mondiale décoré par le général De Gaulle pour sa participation à la bataille de Monte Cassino », en Italie.

Le journal online, Focus MO, portail de la Méditerranée et du Moyen-Orient, écrit pour sa part, que « Ben Bella, le père de l'indépendance algérienne est  parti » , soulignant que « l'Algérie, occupée pendant plus d'un siècle, était  en fait, considérée par la France comme une sorte de département qui lui était  liée, bien que les citoyens de ce territoire n'aient pas pu profiter pendant  ces années des mêmes droits que les colons qui les occupaient ».

La presse tunisienne parue ce jeudi a consacré plusieurs  pages à l'ancien président algérien Ahmed Ben Bella, évoquant son parcours militant pour le recouvrement de la souveraineté  de l'Algérie.

Le journal Assabah a évoqué les principales étapes de la vie militante de feu Ahmed Ben Bella à partir de son action au sein du mouvement national  jusqu'à son emprisonnement dans les geôles de l'occupation française. Le journal est ainsi revenu sur l'adhésion de feu Ahmed Ben Bella au Parti du peuple algérien (PPA) et au Mouvement pour le triomphe des libertés  démocratiques (MTLD), ainsi que sur les opérations héroïques qu'il a menées, dont l'attaque de la poste d'Oran, en 1949, en compagnie d'autres personnalités qui ont joué un rôle majeur dans la libération nationale, Hocine Aït Ahmed et Rabah Bitat.

Le journal Assarih a, pour sa part, souligné que Ben Bella présidait depuis 2007 le Groupe des sages de l'Union africaine qui œuvre à la prévention et au règlement des conflits.          Revenant sur son parcours militant, Assarih a précisé que « le défunt,  natif d'une région à la frontière algéro-marocaine, était un des artisans de la libération algérienne au lendemain de la deuxième guerre mondiale »,  soulignant que son décès « coïncide avec le 50ème anniversaire de l'indépendance de l'Algérie ».

Pour le journal Atounoussia, Ahmed Ben Bella a joué un rôle considérable dans l'histoire de l'Algérie avant et après l'indépendance. « Il était une figure éminente de la scène politique algérienne, mais la maladie l'en a éloigné ces  dernières années », a écrit le journal.  « Les massacres du 8 Mai 1945 à Sétif, Kherrata et Guelma qui ont fait près de 45 000 martyrs ont marqué un tournant dans le parcours militant et politique de Ben Bella qui a alors rejoint le PPA puis le MTLD et participé au congrès du Front de libération nationale (FLN) à Tripoli (Libye), a souligné Assahafa.

Le journal a également évoqué le rapprochement entre Ben Bella et le président égyptien Abdel Nasser.

Le journal Echourouk est, quant à lui, revenu sur l'engagement intellectuel et idéologique du président Ahmed Ben Bella qui était, souligne le journal, « convaincu de la nécessaire fidélité à l'Islam, à l'arabité et à la démocratie ».