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SYRIE_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copyLe jour même ou est annoncée l’arrivée dans le pays d’observateurs de l’ONU, chargés de surveiller le cessez-le-feu, les forces du régime Syrien ont violemment bombardé aujourd’hui, le quartier de Khaldiyé à Homs, a rapporté l'Observatoire Syrien de droits de l'Homme (OSDH).

« Les bombardements sur Khaldiyé se sont intensifiés ce matin, avec en moyenne trois obus par minute », a déclaré Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH. Il s'agit du plus violent pilonnage depuis l'instauration de la trêve jeudi.

Un avion de reconnaissance survolait le quartier parallèlement au bombardement, qui a également visé le quartier de Bayyada, selon M. Abdel Rahmane. Ces deux quartiers sont tenus par les insurgés.

L'armée contrôle 70% de Homs (centre), troisième ville de Syrie surnommée par les militants la « capitale de la révolution ». « Les quartiers du vieux Homs (où sont retranchés les insurgés), échappent au régime », selon le chef de l'OSDH.

Hier, l'armée avait également bombardé Homs, tuant trois civils. Durant cette journée les violences ont fait 14 morts, peu avant l'approbation par le Conseil de sécurité de l'ONU de sa première résolution sur la crise en Syrie, autorisant l'envoi d'observateurs pour surveiller le cessez-le-feu.

Ailleurs dans le pays, de violents combats ont éclaté à l'aube pendant plus d'une heure dans la ville d'Al-Bab, dans la province d'Alep (nord), près d'un siège des services de sécurité. Dans la ville même d'Alep, un commissariat de police a été attaqué, a précisé l'OSDH.

Depuis son entrée en vigueur le 12 avril, le cessez-le-feu a été fragilisé par la mort d'au moins 32 personnes, en majorité des civils tués par les forces de sécurité, selon l'OSDH, même si ce bilan n'est pas comparable à celui des mois précédents, où les victimes se comptaient par dizaines chaque jour.

Si les combats ont baissé en intensité, l'armée n'a toujours pas retiré ses chars des villes comme le prévoit le plan de l'émissaire international Kofi Annan.

« Depuis le début de l'application du plan Annan, il n'y a eu aucun changement au niveau du déploiement sécuritaire et militaire. Les barrages et les chars sont toujours là », a affirmé M. Abdel Rahmane.