L'Union européenne a déploré aujourd’hui, la montée des mouvements populistes en Europe et la menace qu'ils font peser sur la libre circulation des personnes, à la veille d'une réunion des ministres de l'Intérieur de l'UE.
Le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, a dénoncé à Bucarest « la montée des populismes en Europe et la menace qu'ils font peser sur la libre circulation ».
« Malheureusement, les vents du populisme menacent une des grandes réalisations de l'intégration Européenne : la libre circulation des personnes au sein de l'UE », a-t-il déploré dans un message posté sur son compte twitter.
M. Van Rompuy a exprimé sa préoccupation pendant une visite officielle en Roumanie, dont l'adhésion à l'espace Schengen est bloquée par le gouvernement Néerlandais sous la pression du parti populiste d'extrême droite, PVV de Geert Wilders.
Lors d'un discours devant le Parlement Roumain, M. Van Rompuy s'est félicité des mesures prises par Bucarest pour renforcer le contrôle des frontières, dans le cadre de ses démarches en vue d'intégrer cet espace de libre-circulation.
« Cela permettra à la Roumanie de devenir une porte d'entrée sûre dans l'espace Schengen », a-t-il souligné.
L'espace Schengen permet aux ressortissants des pays membres de l'UE de circuler librement sans contrôles frontaliers. Cinq pays de l'UE n'en sont pas membres : Royaume-Uni, Irlande, Chypre, Roumanie et Bulgarie.
Mais cette liberté est remise en question par la France et l'Allemagne qui demandent à leurs partenaires « d'accepter de rétablir des contrôles aux frontières nationales pendant un mois en cas de défaillance à une frontière extérieure de l'espace Schengen et de prolonger cette mesure si nécessaire ».