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Algérie Societé Poursuite de la grève des corps communs de la santé publique

Poursuite de la grève des corps communs de la santé publique

greve.jpgLes corps communs du secteur de la santé, toutes fonctions confondues (personnel administratif, agents de sécurité, ouvriers professionnels et ceux en pré-emploi) étaient encore en grève ce mercredi dans toutes les structures sanitaires du secteur public à travers le territoire national, selon des témoignages recueillis auprès des grévistes. Ceci tout en continuant à assurer le service minimum.

Yasmine Ferchouche

Les grévistes semblent bien déterminés et ceux que nous avons rencontrés tiennent toujours leur sit-in au sein même de l’enceinte hospitalière de Mustapha Bacha, derrière des banderoles sur lesquelles on pouvait notamment lire « Non, à l’exclusion des corps communs de la santé ».

Car, faut-il le rappeler, après les médecins, ces derniers ont déclenché, depuis le 16 avril courant, leur grève cyclique pour se faire entendre sur un ensemble de revendications qu’ils avaient soumises à la tutelle le 15 mars dernier. Ils évoquent essentiellement des conditions de travail socioprofessionnelles « insoutenables ». Un agent de sécurité au Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) parle de salaires ne dépassant pas les 14 000 dinars, soit moins que le SNMG (Salaire national minimum garanti) qui est à 18 000 dinars.

Interrogée sur place, une autre gréviste, d’un certain âge, s’insurge contre des contrats à durée déterminée qui durent depuis plus de dix ans. A ce propos, ils exigent la transformation des CDD (contrat à durée déterminée) en CDI (contrat à durée indéterminée). Ils s’estiment aussi lésés pour ce qui est des primes qu’ils disent ne pas percevoir dont la prime de contagion compte tenu du risque auquel ils sont constamment exposés.

Pour le moment, rien n'a encore filtré quant aux résultats des négociations menées entre le syndicat et la tutelle.