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Presse-libertLa Journée mondiale de la liberté de la presse, coïncidant avec le 3 mai, célèbrera cette année le pouvoir des médias à provoquer des transformations  sociales et politiques, a-t-on indiqué près l’Unesco qui célèbrera  cette journée en Tunisie. Le président tunisien Moncef Marzouki et la Directrice générale de l’Unesco Mme Irina Bokova prononceront un discours à cette occasion.

Le programme prévu sera articulé autour de trois jours d’évènements  axés sur le rôle des médias en tant que déclencheurs de changement social et politique, a-t-on précisé.

 

L’un des grands moments de la Journée mondiale de la liberté de la presse de l’année en cours sera articulé autour de la cérémonie de remise du Prix mondial de la liberté de la presse Unesco/Guillermo Cano.

Le lauréat de cette année, le journaliste azerbaïdjanais et militant des droits de l’homme Eynulla  Fatullayev, sera présent à la cérémonie.

Le 4 mai,  la Directrice générale et le premier ministre tunisien Hamed Jebali inaugureront une conférence internationale sur le thème «Les nouvelles voix : La liberté des médias a le pouvoir de transformer les sociétés».

La conférence sera axée sur trois débats, qui se dérouleront les 4 et 5 mai.  Le premier aura  pour thème  « La liberté de la presse et son rôle dans le changement des sociétés : nouvelles voix, jeunesse et médias sociaux », qui  reviendra sur la façon dont la convergence des médias sociaux,

des connections mobiles et de la télévision par satellite a entrainé un renforcement de la liberté d’expression et qui  « a déclenché le mouvement de protestations qui a commencé en Tunisie et s’est propagé à une grande partie du monde arabe et même au-delà», a rappelé l’Unesco.

« Réorganiser le paysage médiatique dans les pays en phase de transition», sera le thème de la deuxième séance. Elle portera sur les changements auxquels sont confrontés les médias gérés par l’Etat et leur capacité à devenir des médias de service public « qui se conforment à des normes journalistiques élevées dans un contexte d’autorégulation».

Enfin, une séance plénière spéciale sur la Tunisie étudiera la voie à suivre pour les médias dans le pays.

Le ministre tunisien des Droits de l’homme et de la Justice transitionnelle, Samir Dilou, et des acteurs des médias du monde entier, comme Abdelkrim Hizaoui, directeur du Centre africain de perfectionnement des journalistes et des communicateurs, prendront part à cette séance.

Pour la première fois cette année, les célébrations de la Journée mondiale de la liberté de la presse comprendront aussi des événements parallèles, organisés par les partenaires de l’Unesco pour la liberté de la presse, à savoir des organisations non-gouvernementales et intergouvernementales, des médias internationaux et des groupes de jeunes.