Les partis politiques, en course pour les élections législatives du 10 mai 2012, ont avancé samedi une série de propositions pour lutter contre l'épineux problème du chômage qui touche particulièrement les jeunes en Algérie.
En ce 14e jour de campagne électorale, les leaders des partis ont voulu séduire les franges juvéniles de la population, lesquelles souffrent de chômage notamment après leur sortie des universités, pour tenter de récolter le maximum de voix le jour du scrutin.
Depuis Annaba où elle a animé un rassemblement populaire, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a exigé une nouvelle fois la réouverture des entreprises publiques dissoutes afin de résorber le chômage et rompre avec les remèdes et autres palliatifs en matière de création d'emplois.
La responsable du PT a fait part de l'engagement des futurs élus de sa formation politique à militer pour l'instauration d'une "allocation chômage à hauteur de 50% du salaire national minimum garanti (SNMG) au moins".
La secrétaire générale du Mouvement pour la jeunesse et la démocratie (MJD), Chalabia Mahdjoubi, a fait la même proposition à Médéa, plaidant pour l'instauration d'une prime d'allocation chômage de 10.000 DA et la révision à la hausse de la pension de retraite.
Quant au président du Front national pour la justice sociale (FNJS), Khaled Bounedjma, il a été plus évasif en affirmant, depuis Oum El-Bouaghi, que l'espoir de résorber le chômage dépendait des "futurs députés" qui seront élus par le peuple.
De son côté, le président du parti El-Karama, Mohamed Benhamou, a appelé les Algériens, à partir de Telagh (Sidi Bel-Abbès), à faire un choix "judicieux" en optant pour les candidats qui travailleront pour l'"intérêt du peuple" et à l'élimination de nombreux problèmes dont notamment ceux du logement et du chômage.
Pour sa part, la présidente du Parti de l'équité et de la proclamation (PEP), Naïma Salhi, a estimé, à Annaba, que les crises du logement, de l'emploi, de la santé, de la jeunesse, de l'éducation et de l'enseignement supérieur avaient des solutions "concrètes et pratiques'' dans le programme politique de sa formation, alors que le président du Mouvement national pour la nature et le développement, Abderrahmane Akif, a appelé, depuis Saïda, à accorder davantage d'intérêt aux jeunes et de possibilités d'accéder à des postes de responsabilité "pour prouver leurs compétences" et "servir leur pays".
A Oum El-Bouaghi, plus précisément à Aïn-Beïda, le président du parti Jil Jadid, Sofiane Djilali, a assuré que sa formation politique disposait d'un programme "à même de lutter efficacement contre le chômage et la misère'', sans donner de précisions sur son contenu.
Evoquant le chômage mais sans proposer de solutions, le secrétaire général du Mouvement de l'entente nationale (MEN), Ali Boukhezna, a indiqué, à Constantine, que son parti comptait utiliser les fonds publics "colossaux" pour lutter contre le chômage.
Quant au secrétaire général de l'Union des forces démocratiques et sociales (UFDS), Nourredine Bahbouh, il a soutenu, depuis Sétif, que la relance de l'économie devait être "conçue pour permettre de créer des emplois pour les jeunes".
Enfin, le président du Mouvement des citoyens libres (MCL), Mustapha Boudina, a regretté, à Jijel, que des projets "annoncés de longue date" n'aient jamais vu le jour, à l'image de celui de Bellara qui, d'après lui, est "mort et enterré avec le président Boumediene".