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TUNISIE_copy_copy_copyLes Tunisiens s'apprêtent à célébrer demain, la fête du travail, à l'appel des syndicats, du gouvernement qui mobilise sous le signe de la réconciliation nationale et de l'opposition qui tente d'unir ses rangs pour peser sur la scène politique.

Le 1er mai sera-t-il un jour de réconciliation ou de confrontation entre les deux principaux pôles : le pouvoir incarné par le parti islamiste Ennahda, vainqueur du premier scrutin libre post-révolution et l'opposition qui rassemble ONG et syndicats.

« Les manifestations du 1er mai seront un test pour mesurer la position de chacun sur le terrain », affirme l'analyste politique Faouzi Marrouchi.

« Mais, en fait le terrain est entre les mains de la centrale syndicale du travail (UGTT) et ses alliées de gauche », ajoute-t-il.

« La participation d'Ennahda aux rassemblements est une pure provocation et ça risque les débordements », renchérit de son côté le politologue Ahmed Manaï.

Le ministère de l'Intérieur a autorisé deux manifestations pour le 1er mai, la première, à l'initiative de l'UGTT, aura lieu sur la symbolique avenue Habib Bourguiba, au cœur de la capitale, et la seconde, à l'initiative de l'Union des travailleurs Tunisiens (UTT), sur l'Avenue Mohamed V, également dans le centre de Tunis.

« La fête du travail est pour tous les Tunisiens qui ont été libérés de toutes les formes d'injustice, d'exploitation et d'oppression », indique Ennhada insistant sur « l'engagement de tous à respecter l'unité nationale et les règles d'une manifestation pacifique ».

Appelant de son côté à des « défilés unitaires » de tous les courants politiques le 1er mai, le porte-parole de la présidence, Adnane Moncer, a estimé que « l'opposition n'a pas à s'approprier les fêtes nationales pour organiser des manifestations qui divisent les Tunisiens au lieu de les unir ».

Le chef historique du Parti Démocrate progressiste (PDP) Ahmed Néjib Chebbi qui a rallié des formations centristes affirme vouloir faire de la fête du travail une occasion pour défendre les libertés.

Face à ces appels, l'UGTT avertit : « celui qui pense gâcher notre fête sera considéré comme un saboteur. Nous accueillons tout le monde sous notre bannière mais nous ne tolèrerons aucune instrumentalisation politique ».

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