Bannière
DrectPodcast

UNION_EUROPEENNE_copy_copyLa presse internationale a accusé aujourd’hui, les institutions Européennes de faire preuve d'une trop grande « déférence » vis-à-vis de la Chine et d'autres régimes autoritaires après le refus d'organiser la moindre conférence de presse alors que le vice-Premier ministre chinois se trouve à Bruxelles.

La visite de Li Keqiang à Bruxelles coïncide avec la journée mondiale de la liberté de la Presse, a relevé l'Association de la presse internationale (API), qui représente les journalistes accrédités auprès de l'UE, dans une déclaration lue par sa présidente Ann Cahill lors du point de presse quotidien de la Commission Européenne.

Alors que la liberté de la presse et d'expression sont des principes fondateurs de l'Union Européenne, « les institutions Européennes semblent revenir sur ces principes fondamentaux ou vouloir les cacher par déférence à l'égard d'autres régimes », en autorisant depuis quelques années « les autorités Chinoises ou Russes à dicter qui peut ou qui ne peut pas assister à une conférence de presse, ou même si une conférence de presse doit ou non avoir lieu », a poursuivi l'API.

La visite de Li Keqiang « en est un autre exemple », a déploré l'API, en relevant que si on pouvait comprendre que le vice-Premier ministre Chinois ne souhaite pas rencontrer la presse, il était « profondément regrettable que les dirigeants Européens, au nom d'une sorte de courtoisie déplacée, ou de gentillesse diplomatique, se sentent eux aussi obligés de ne pas respecter les principes de l'UE et de ne pas rencontrer la presseE.

L'API a officiellement protesté et sommé le président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, de rencontrer la presse après son entretien avec M. Li.