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nabil_karouiUn tribunal de première instance a condamné jeudi à Tunis le directeur de la chaine de télévision privée "Nessma", Nabil Karoui, pour la diffusion publique du film "Persépolis" qui personnifie Dieu et qui a suscité une polémique en Tunisie.

Le tribunal a également condamné à une amende, de 1.200 dinars tunisiens chacun, un responsable de la production et un technicien de la chaîne pour avoir présenté un film de déssins animés produit par un franco-iranien "susceptibe de troubler l'ordre public et de porter atteinte au sacré".

Karoui était absent à l'annonce du verdict qui coïncidait avec la  Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée en Tunisie pour la première fois depuis la chute de l'ex-président Ben Ali.

La défense a décidé de faire appel du jugement estimant que "cette condamnation était "un message de mise en garde" adressé aux journalistes et créateurs dans l'exercice de la liberté d'expression "que des forces voudraient avorter".

La chaine privée Nessma avait diffusé en octobre dernier un film réalisé par l'iranienne Marjan Satrabi qui relate les évenements qui ont émaillé la Révolution islamique en 1979 et qui présente Dieu sous une forme physique et ce deux semaines avant l'élection de l'Assemblée nationale constitutive en Tunisie.

Le film avait suscité une vive polémique entre différents courants politiques (islamistes et modernistes) qui s'est propagée dans plusieurs gouvernorats de Tunisie.

"Nessma TV" a été créée à partir d'un capital tuniso-italien avec une participation, outre de Nabil Karoui et son frère, du producteur cinéaste tunisien Tarek Ben Ammar et l'ex-président du Conseil italien Silvio Berlusconi.

 

 

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