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GRECE_copy_copyLes Grecs se rendent aux urnes aujourd’hui, pour renouveler leur parlement, dans un scrutin crucial pour la survie du pays dans l'euro, mais qui risque de l'enfoncer dans l'instabilité, en raison du rejet attendu des deux partis pivots artisans de l'austérité.

Quelque 9,8 millions d'électeurs sont appelés à voter. Un sondage sortie des urnes sera alors diffusé, dans l'attente des premiers résultats représentatifs, après 20H00 GMT.

De l'aveu même des sondeurs, confrontés à l'implosion du système politique et près d'un quart d'électeurs indécis, l'incertitude pourrait tarder à se dissiper. Les derniers sondages publiés, il y à 15 jours, augurent d'un effondrement du bipartisme en vigueur depuis 30 ans, tenu responsable de la débacle économique.

Favorite, la Nouvelle-Démocratie conservatrice (ND) n'est créditée que d'environ 25% des voix (33,4% en 2009), malgré la menace de son chef, Antonis Samaras, de provoquer de nouvelles élections s'il ne pouvait gouverner seul.

Appliquant depuis deux ans les recettes de rigueur et redressement dictées par l'UE et le FMI, le Pasok socialiste risque de son coté de perdre plus de la moitié de ses 44% d'électeurs de 2009.

Dopés par la colère contre la paupérisation et la récession, huit petits partis s'apprêtent à leur donner du fil à retordre, crédités d'entrer au parlement contre cinq formations dans la chambre sortante,

En tête, la gauche du « non » aux diktats UE-FMI, caracolerait autour de 30% des voix, réparties entre la gauche radicale du Syriza, sa fraction modérée de la Gauche démocratique et le parti communiste KKE. Les divisions internes excluent toutefois, sauf surprise, une alliance pour gouverner.

La droite anti austérité est créditée d'autour de 15%, dont un tiers pour le groupe néo-nazi Chryssi Avghi (Aube dorée). Cet ex-groupuscule risque de se tailler la vedette en faisant irruption au parlement pour avoir joué des crispations face au transit par le pays d'une forte migration irrégulière.