Bannière
DrectPodcast

italiens-votantDix millions d'électeurs italiens ont commencé dimanche  à voter pour renouveler leurs assemblées municipales et conseillers communaux, dans une élection partielle et locale qui donnera des signaux sur l'opinion des Italiens après six mois de la fin du règne Berlusconi et le début du PM Monti. En cas de ballotage, un deuxième tour sera organisé les 20 et 21 mai.

Plus de 9,5 millions d'Italiens étaient aux urnes, lors de ce scrutin qui doit se prolonger jusqu'à lundi, dans 944 municipalités, dont 26 chefs-lieux de province. Des villes comme Gênes, Vérone, Palerme, Parme, L'Aquila, Tarente, y figurent parmi elles.

 

Les impôts locaux --notamment l'impôt immobilier-- et les finances municipales en difficulté dans de nombreuses communes, sont au cœur des préoccupations des citoyens à l'heure d'une cure d'austérité sans précédent.

Le vote en faveur des mouvements protestataires, de l'extrême gauche à l'extrême droite, sera aussi un baromètre significatif, alors que des petits patrons et des salariés étranglés par la pression fiscale se sont donné la mort ces dernières semaines.

A droite et à gauche, plusieurs journaux présentaient dimanche la situation sociale sous un jour tragique: "les taxes tuent encore", accusait « Il Giornale », journal qui a défendu la politique de Silvio Berlusconi, tandis qu'à gauche « Il Fatto Quotidiano » titrait: "un vote avec le pistolet sur le tempe".

Plusieurs mouvements prônaient le rejet de la politique Monti dont la formation "Cinq étoiles" du comique Beppe Grillo est la plus en vue.

Ces élections surviennent près de six mois après l'arrivée du technicien Mario Monti au pouvoir, qui a mis fin au règne de Silvio Berlusconi, qualifié d’ère de corruption.

Alors que le gouvernement a imposé des mesures d'assainissement impliquant des sacrifices pour les Italiens modestes, le score des candidats du parti de gauche, le Parti démocratique (PD), sera observé. Le PD a soutenu Mario Monti, au milieu des grincements de dents de nombre de ses militants.

Le secrétaire général du PD, Pier Luigi Bersani, a espéré dimanche que ces élections apporteraient "des eaux fraîches à la politique": "j'attends de ces élections, a-t-il dit, qu'elles révèlent un malaise --car il y a de la colère dans l'air-- mais en même temps un signe fort de changement et de confiance".

Le score et les divisions du Peuple de la Liberté (PdL), le mouvement de Silvio Berlusconi, seront aussi intéressants à observer, ainsi que la recomposition en cours du centre, actuellement divisés en différents mouvements.