Bannière
DrectPodcast

MALI_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copyDeux émissaires Ivoirien et Burkinabé dépêchés par la Communauté économique des états de l'Afrique de l'ouest (Cédéao), sont arrivés hier à Bamako pour poursuivre le dialogue sur la transition avec l'ex-junte qui rendu le pouvoir après le coup d'Etat de mars mais reste omniprésente.

« Djibril Bassolé, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, et moi-même, sommes de retour à Bamako, pour poursuivre le dialogue avec l'ex-junte, avec toutes les parties », a déclaré Adama Bictogo, le ministre ivoirien de l'Intégration Africaine.

Les discussions devraient porter notamment sur la période de transition pour laquelle aucun accord n'a encore été trouvé.

Le chef des ex-putschistes, le capitaine Hamadou Aya Sanogo, a rejeté les décisions de la Cédéao prises fin avril, fixant la période de transition à douze mois, de même que l'envoi de soldats dans son pays sans demande du gouvernement Malien.

Lors d'un sommet début mai à Dakar, les chefs d'Etat de la Cédéao n'ont plus évoqué la durée de la transition et annoncé l'envoi d'une force militaire régionale dans le pays « dès que le Mali en fera la demande ».

En fin de semaine dernière, après deux entretiens à Ouagadougou, le président Burkinabè, Blaise Compaoré, médiateur dans la crise Malienne, et une délégation de l'ex-junte a encore échoué à trouver un accord.

La transition au Mali doit se clore par des élections présidentielles et législatives. La tâche principale des organes de transition est de trouver une solution à la crise dans le nord du pays, tombé aux mains de rebelles Touaregs et surtout d'islamistes armés à la faveur du putsch du 22 mars.