Dans une déclaration reproduite par des médias, le président de la Commission de la Cédéao a affirmé que l'organisation ouest-africaine "condamne énergiquement" l'agression contre le président Traoré, considérant cette attaque "comme un défi à ses décisions".
La Cédéao "mènera les investigations nécessaires en vue d'identifier les auteurs et les commanditaires de cet acte répréhensible et appliquera les sanctions qui s'imposent", a-t-il fait savoir.
Dioncounda Traoré a été agressé et blessé lundi dans son bureau de Koulouba, près de Bamako, par des manifestants hostiles à son maintien au pouvoir.
Une source médicale a assuré que le président a pu sortir de l'hôpital, où il avait été admis pour subir des examens qui n'ont révélé aucune "lésion grave".
En vertu d'un accord signé par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'ex-junte militaire et les autorités intérimaires, Traoré doit prendre mardi la présidence d'une transition de douze mois à compter de mardi, après un intérim de 40 jours fixé par la Constitution.


