Avec 2.505.813 km2 de superficie, dont 589.745 km2 de sa partie sud, soit environ 24% du pays, il est l’Etat plus vaste d'Afrique. Sa population compte un peu plus de 42 millions d’habitant dont plus de 8,5 millions vivent au Sud-Soudan.
L'Egypte Ottomane envahit le Soudan en 1820. En 1885, les hommes de Mohamed Ahmed dénommé « le Mahdi », leader religieux et politique Soudanais, chassent les troupes Britanniques du général Gordon.
Entre 1920 et 1947, les autorités Britanniques administrent le Nord et le Sud-Soudan comme deux régions distinctes et restreignent le libre mouvement des personnes entre elles. L'enseignement de l'islam et de l'Arabe est mis de côté au Sud-Soudan au profit de l'Anglais et du Christianisme.
En 1955 éclate une rébellion dans le Sud à majorité animiste et Chrétienne contre la domination du Nord Arabo – Musulman, qui durera jusqu’en 1972. En 1956, l'indépendance du Soudan est suivie d'une intense politique d'arabisation et d'islamisation.
En 1972, des accords entre le pouvoir central et la rébellion Sudiste à Addis Abeba, mettent fin à 17 ans de guerre, en octroyant au Sud un statut d'autonomie. La suppression de cette dernière mesure entraine en 1983, la reprise de la guerre durant laquelle John Garang fonde l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA).
En 1985, un soulèvement populaire renverse le régime de Gaafar-Al-Numeïri qui, durant son règne, instaurera la Charia, la loi Islamique.
En 1986, les élections multipartites sont remportées par le parti Umma de Sadek al-Mahdi, qui se voit renversé en 1989 par un coup d'Etat du militaire Omar el-Béchir.
Entre 1983 et 2005, le Soudan se retrouve à nouveau plongé dans une autre guerre civile entre le Nord et Sud, conflit à l'origine duquel deux millions de personnes trouveront la mort et quatre millions d’autres seront déplacés.
En 2003, c’est dans la région occidentale du Darfour que prend naissance une nouvelle guerre civile à la suite de laquelle, en mars 2009, la Cour pénale internationale émet un mandat d'arrêt contre le président Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, puis en juillet 2010, ajoute un second mandat à son encontre pour génocide.
Depuis la fin de la dernière guerre civile Nord-Sud en 2005, le Parti du Congrès national (NCP), du président Béchir et les insurgés sudistes du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), forment un gouvernement d'Union nationale dont le terme sera vraisemblablement marqué par l’accès à l’indépendance du Sud Soudan.