Bannière
DrectPodcast

vacuationsFace à l'escalade de la révolte, le gouvernement libyen a décidé l'augmentation des salaires et des allocations familiales ainsi que la distribution d'aides alimentaires.  Sur le terrain la violence s'accentue, ce qui a provoqué, vendredi la réaction du  Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, qui s'est inquiétée de l'intensification "alarmante" de la répression contre la révolte populaire qui a peut être fait "un millier de tués et blessés".

Des vidéos montrent des milices armées qui ratissaient, dans la nuit de jeudi à vendredi, les rues de Tripoli et Benghazi tuant froidement sur leur passage des civiles avant de prendre leurs corps dans des voitures banalisées dans des directions non encore identifiées.

Le mouvement insurrectionnel entamé, il y a dix jours en Libye sur fond de violences sanglantes ayant fait de 300, selon un bilan officiel libyen, gagne de plus en plus du terrain resserrant l'étau autour du régime du dirigeant Mouammar Kadhafi. Alors que Fronco Fratini, MAE italien, évoquait mercredi passé le chiffre de 1000 morts.

 

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a  jeté le doute, samedi, sur le contrôle de la situation en Libye par le Colonel  Mouammar Kadhafi suite aux graves développements que connait le pays.  "Il semble que Kadhafi ne contrôle plus la situation en Libye", a affirmé le responsable italien lors d'un rassemblement politique à Rome.

Berlusconi a fait état également du "risque d'une urgence humanitaire avec  des dizaines de milliers de personnes à secourir", soulignant notamment la  nécessité de "mettre fin au bain de sang".

Sanctions : positions mitigés

La communauté internationale s’orientait samedi vers des sanctions face à la répression sanglante en Libye où le clash chaotique entre le dirigeant Mouammar Kadhafi et l'opposition se durcit.

Un projet de résolution du Conseil de sécurité, rédigé par les Occidentaux, l’avertit que "les attaques étendues et systématiques qui ont lieu actuellement en Libye contre la population civile peuvent être assimilées à des crimes contre l'humanité".

"Des sanctions internationales sévères à l'encontre du régime libyen doivent être adoptées le plus rapidement possible", ont convenu samedi la chancelière allemande Angela Merkel et son homologue britannique David Cameron lors d’un entretien téléphonique. Or, le Premier ministre turc Tayyip Erdogan  s'est prononcé contre toute sanction à l'encontre de la Libye, estimant  que ce serait le peuple libyen qui en souffrirait et accusant les grandes  puissances de "calculs" concernant les ressources pétrolières du pays.

"Toute intervention rendra la situation encore plus difficile. Cela frapperait non pas le gouvernement mais le peuple libyen. Vous ne pouvez pas assurer la paix dans le monde en ayant recours à des sanctions à chaque incident", a déclaré le chef du gouvernement turc dans un discours télévisé à Istanbul.

Les évacuations continuent

Alors que les défections d’ambassadeurs et diplomates se poursuivent avec l’annonce de la démission des ambassadeurs à Lisbonne, à Londres et aux Nations-unis, Obama a décidé, outre le gel des avoirs privés des Kadhafi et l’usage des avoirs publics placés dans des banques américaines, la fermeture de l’ambassade US à Tripoli.

Par ailleurs les évacuations de ressortissants étrangers continuent de nourrir l’actualité des difficultés vécues jusque-là par les différentes communautés pris pour cibles par les milices, les mercenaires ou les bandits. Ils sont quelques 100 milles étrangers travaillant en Libye, dans la construction des infrastructures de base, la télécommunication, dans les services et le pétrole.

Ces travailleurs chinois ont été évacués par terre, mer et air vers la Grèce, la Tunisie, l’Egypte et Malte où ils attendent de rentrer dans leurs pays respectifs "aussi vite que possible", indiquent les médias.

Ils sont 16 milles chinois sur environ 30.000 résidant en Libye ont déjà quitté le pays. Deux navires turcs, une frégate et un ferry ayant à leur bord 1.200 Turcs et 500 ressortissants de 25 pays, ont quitté samedi le port libyen de Benghazi et faisaient route vers le port turc Marmaris, ont annoncé des responsables turcs.

Ankara qui a annoncé avoir reçu des demandes d'aide de la part de quelque 25 pays, a déjà rapatrié par avion, ou par ferry quelque 11.000 Turcs depuis le 19 février.

Parmi les nationalités embarquées, figurent des Vietnamiens, des Bosniens, Macédoniens, Serbes, Bulgares, Ukrainiens, Polonais, Syriens, Jordaniens et Américains.

Américains, Russes, Indiens, Indonisiens, Malaisiens et européens ont procédé de leurs cotés à évacuer quelques milliers de leurs ressortissants par mer et par avions affrétés spécialement à cet effet. En outre, plus de 38.000 ressortissants égyptiens ont regagné le poste-frontière d'Assaloum (ouest), sur la côte méditerranée pour se réfugier en Egypte et fuir la Libye, en proie à des violences sans précédents.

De centaines d’Algériens, de tunisiens et marocains ont été également évacués de Libye. Le navire Tassili II a accosté à Benghazi pour embarquer le reste des familles algériennes encore bloquées après ceux déjà rapatriés mercredi et jeudi par vols spéciaux d’air algérie.

Éboueurs de la Méditerranée

eboueurs.small

Programme complet du 14eme Festival culturel européen

prgr

pub

50-ans-officel-fr