Près de 1 700 civils ont été tués en Syrie, depuis le début, à la mi-mars, de la révolte contre le régime en place, selon un denrier décompte des médias. Une contestation qui ne faiblit visiblement pas en dépit de l'annonce par le président syrien d'une séries de réformes. Ce matin encore, une vingtaine de chars et de véhicules militaires de l'Armée syrienne se sont déployés à Lattaquié, dans le nord-ouest du pays, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ceci alors que le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra une réunion spéciale, jeudi 18 août, sur la situation en Syrie, selon des diplomates.
Synthèse Yasmina Ferchouche
L'OSDH évoque dans un communiqué, la présence, ce samedi, de « vingt chars et véhicules de transport de troupes déployés près du quartier d'Al-Raml Al-Jounoubi à Lattaquié », théâtre ces derniers jours, elle aussi, de manifestations contre le régime en place.
Des véhicules militaires ont également pénétré ce matin dans des villages proches de la ville de Qousseir (près de Homs) et procédé à des arrestations, selon les mêmes sources. Dans la région de Homs (centre), les forces de sécurité, appuyées par deux chars, sont entrées dans la matinée dans le village de Joussiyeh, à la frontière avec le Liban.
Depuis, la mi-mars des manifestations anti-gouvernementales marquées souvent par des violences secouent plusieurs villes du pays. Damas attribue ces violences à des « gangs armés soutenus par des puissances étrangères » voulant « déstabiliser » la Syrie.
La mobilisation contre le régime ne faiblit pas en Syrie au lendemain de manifestations massives dont la répression a fait 16 morts à travers le pays, malgré un durcissement des appels internationaux pour pousser le président Bachar al-Assad à renoncer à la violence
Hillary Clinton appelle les partenaires commerciaux de la Syrie à se ranger du "bon côté de l'Histoire"
Au front diplomatique, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a estimé que la Syrie « se porterait mieux » sans le président Bachar Al-Assad, en appelant les partenaires commerciaux de Damas à se ranger du « bon côté de l'Histoire » en cessant leurs échanges avec ce pays.
De son côté, le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra une réunion spéciale, jeudi 18 août, sur la situation en Syrie, selon des diplomates. La commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, et la sous-secrétaire aux Affaires humanitaires, Valerie Amos, rendront compte de la situation au cours de cette réunion, a annoncé la mission française dans un message diffusé sur internet. La France et les autres pays européens du Conseil, qui compte 15 membres, avaient demandé la tenue de cette nouvelle réunion.