A l’issue d’un exposé présenté par le ministre de l’Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi, lors d’une réunion restreinte d’évaluation consacrée au secteur, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a de nouveau insisté sur l'importance à accorder à la diversification des « sources d'approvisionnement énergétique du pays par la mise en œuvre du programme national des énergies renouvelables », à travers la mobilisation de « toutes les ressources et moyens requis pour sa réalisation dans les délais ».
D'autre part, le ministre du secteur de l’Energie, cité par l’APS, a fait savoir que l'amélioration des capacités nationales de production d'électricité demeure l'une des priorités des pouvoirs publics symbolisées, notamment par la réalisation à moyen terme de plusieurs centrales électriques d'une capacité globale de 4 000 mégawatts (MW). Un moyen visant à augmenter de 50% la capacité nationale de production (d'électricité) d'ici 2015.
La branche de production d'électricité devrait ainsi connaître « une évolution qualitative majeure », avec l'adoption du programme national des énergies renouvelables, notamment le solaire. La mise en œuvre de ce programme se traduira, sur le moyen terme, par « une capacité additionnelle de plus de 600 MW d'électricité solaire, dont la première centrale hybride solaire-gaz vient d'être mise en service », a-t-il ajouté.
Le programme d'énergies renouvelables contribuera graduellement aux besoins nationaux en électricité. Mais au-delà, ce programme « est conçu comme vecteur de développement industriel avec sa réalisation à terme par des moyens nationaux », à travers une intégration nationale tout au long de la chaîne des énergies renouvelables et la création de l'institut algérien des énergies renouvelables, a encore ajouté M. Yousfi.
En outre, la même branche va connaître également une expansion continue des infrastructures de distribution, avec les réseaux électricité et gaz et le raccordement de consommateurs.
Cette expansion qui portera le taux national d'électrification à plus de 99% et celui du gaz naturel à plus de 52%, reflète notamment « l'effort de l'Etat en matière d'électrification rurale et distribution publique du gaz à l'horizon 2014 », souligne M. Yousfi.
A ce titre, ajoute la même source, la réception de plusieurs grandes canalisations de transport, l'avancement des travaux de construction d'unités de transformation et de réhabilitation d'infrastructures et installations existantes, permettront de conforter les capacités nationales d'exportation et de satisfaction de la demande nationale en produits pétroliers et gaziers.
Dans ce sens, la production de produits pétroliers raffinés va aussi augmenter de près de 40% à moyen terme, assure le ministre.