Le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Djibrill Bassolé, dont le pays conduit la médiation dans la crise Malienne, est parti ce matin pour le nord du Mali, où il doit rencontrer des groupes islamistes qui contrôlent la zone.
Il se rend à Gao et Kidal pour « porter un message » aux groupes armés islamistes de la part du président Burkinabè, Blaise Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a indiqué le ministre.
Le nord du Mali est occupé par des mouvements islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui en ont évincé la rébellion Touarègue du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).
M. Compaoré a reçu en juin, séparément, des délégations du groupe islamiste Ansar Dine ainsi que du MNLA.
Le président Malien par intérim, Dioncounda Traoré, a annoncé le 29 juillet, la création de nouveaux organes de la transition et précisé qu'il se chargeait lui-même de former le gouvernement d'union nationale exigé par la Cédéao.
Ce cabinet d'union doit avoir l'assise suffisante pour permettre la reprise du Nord par le pouvoir central.
La Cédéao continue de jouer la carte de la négociation avec les islamistes, mais se dit prête à envoyer au Mali une force de quelque 3.300 soldats en cas de nécessité. Elle attend pour cela une demande formelle du pouvoir de transition à Bamako, un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU et un soutien logistique occidental.