Le sommet islamique de La Mecque a décidé à la fin de ses travaux, de porter l'affaire des Rohingyas, minorité Musulmane de Birmanie, devant l'Assemblée générale des Nations unies.
« Le sommet a décidé de porter cette affaire devant l'Assemblée générale des Nations unies », a indiqué le communiqué de la réunion des 57 membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).
Le sommet a fermement condamné la « poursuite du recours à la violence par les autorités Birmane à l’encontre des membres de cette minorité et leur refus de leur reconnaître leur droit à la citoyenneté ».
L'OCI avait annoncé samedi, avant le sommet de La Mecque, avoir obtenu l'accord de Rangoun pour aider les déplacés des Rohingyas en Birmanie.
Le roi Abdallah d'Arabie saoudite avait décidé le même jour, l'octroi d'une aide de 50 millions de dollars aux Rohingyas, victimes « violations des droits de l'Homme, dont une épuration ethnique, des meurtres, des viols et des déplacements forcés ».
Des organisations de défense des droits de l'Homme ont accusé les forces de sécurité Birmanes d'abus pendant et après les violences communautaires, en particulier contre les Rohingyas.
Quelque 800.000 Rohingyas vivent confinés dans l'Etat de Rakhine et ne font pas partie des groupes ethniques reconnus par le régime Birman.