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GRECELes Grecs votent aujourd’hui, pour des élections législatives test,  prenant l'allure d'un référendum sur l'euro et devant servir à déterminer l'avenir du pays en butte à une crise aggravée dans la zone monétaire.

Les quelque 9,9 millions de Grecs inscrits sur les listes électorales sont appelés à départager les deux principaux partis en lice, la Nouvelle Démocratie (droite), en faveur du maintien de la Grèce dans l'euro, et  Syriza (gauche radicale), qui demande une renégociation du pacte après avoir appelé pendant des semaines à son abandon pur et simple.

Selon les derniers sondages officiels parus il y a quinze jours, les deux partis sont au coude-à-coude. Jeudi, la bourse, où circulent nombre de sondages, avait clairement anticipé une victoire de la droite.

« Le moment est très critique. C'est une élection qui rend les gens très anxieux » estime Andrieu Pappas, 62 ans, après avoir voté pour la Gauche démocratique dès l'ouverture du scrutin.

« Je souhaite que la Grèce reste dans la zone euro et l'Union Européenne. Nous pensions que c'était assuré. Nous n'avons jamais eu à faire face à une situation comme celle-ci », a-t-il ajouté.

Les électeurs Grecs ont été mis en garde plus ou moins directement par de nombreux responsables Européens sur l'issue de leur vote.

Le président de l'Euro-groupe, Jean-Claude Juncker, a appelé les Grecs à être conscients de « l'effet dévastateur » qu'aurait une sortie de leur pays de la zone euro et de l'Union Européenne.