L'armée Israélienne va reprendre dans les prochaines semaines, les travaux de construction de la « clôture de séparation », en réalité un véritable « Mur de la honte », en Cisjordanie occupée, interrompue depuis cinq ans.
L’annonce en a été faite aujourd’hui par la radio publique en citant les déclarations d'un officier.
Dans un premier temps, ces travaux vont reprendre autour des colonies regroupées dans le secteur de Gush Etzion près de Bethléem. L'an prochain, la construction sera étendue autour de Maale Adoumim, une des plus importantes implantations Juives en Cisjordanie située à l'est de Jérusalem, a précisé le colonel Ofer Hindi.
Cet officier responsable de la construction de la « clôture », en réalité un long mur de béton d’une dizaine de mètres de hauteur, a donné ces précisions lors d'une audience devant la Cour suprême, qui avait ordonné à plusieurs reprises dans le passé, de modifier le tracé de la clôture à la suite d'appels présentés par des Palestiniens.
Selon la radio, les travaux ont été arrêtés depuis cinq ans à la suite de « problèmes budgétaires » et de la multiplication des appels présentés par les Palestiniens. Le quotidien Yédiot Aharonot souligne que ce gel est du en fait aux pressions de la communauté internationale ajoutant que les responsables israéliens s'attendent à des critiques dans le monde après la relance du projet.
L'édification de la barrière de béton, à coté de laquelle le sinistre Mur de Berlin, dont la construction avait à l'époque été vivement dénoncée par les pays occidentaux, et qui a été détruit depuis, fait pâle figure. Empiétant profondément sur de maigres territoires où résident encore des familles Palestiniennes, il s’étale déjà sur plus de 400 des quelque 760 km prévus.
Dans un avis du 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé sa construction illégale et exigé son démantèlement, suivie en cela par l'Assemblée générale de l'ONU.