Education : la grève partiellement suivie à son deuxième jour

Le mot d’ordre de grève lancé par la Coordination des syndicats de l’Education (CSE) a été diversement suivi mercredi, à son deuxième et dernier jour,  où les chiffres annoncés par les syndicats et les directions locales de l’Education étaient contradictoires.

A Blida, les cours se sont déroulés "normalement dans la majorité des lycées" de la wilaya, selon la direction de l’Education et du coordinateur local du CNAPEST, Bendib Smail, qui a signalé que les professeurs du secondaire ont dispensé leurs cours de façon normale. 

Les écoles du primaire et du moyen ont, par contre, connu une certaine perturbation due au débrayage d’un nombre d’enseignants, ce qui a suscité la colère des écoliers, contraints de rebrousser chemin.

Dans la wilaya de Chlef, le débrayage a été largement suivi dans de nombreux établissements de la région, comparativement au premier jour, où le taux de suivi n’a pas dépassé les 4%, a-t-on constaté.

A titre indicatif, tous les élèves de l’école primaire Chahid Sahnine Ali, de la cité Saâda de la ville de Chlef, ont été priés de retourner cher eux, quelques minutes seulement après 8h. De nombreuses mamans ayant accompagné leur enfants ce matin, à cette école, ont exprimé leur "colère" vis-à-vis de cette grève "dont l’élève est la première victime", ont-elles estimé.

La même situation a été constatée au CEM Ben Tayeb Lhadj, de la cité Essalam de la banlieue nord de la commune de Chlef, où 17 enseignants ont débrayé sur les 51 que compte cet établissement.

Le taux de suivi de cette grève a été estimé à 60 % dans les cycles primaire et secondaire de la wilaya de Médéa, selon les chiffres fournis par les syndicats grévistes.

Parallèlement, la grève a été faiblement suivie, à son deuxième jour, dans la wilaya de Bouira où une grande majorité d'enseignants ont dispensé normalement leurs cours dans les trois cycles éducatifs.

  Nombre d’enseignants ont débrayé au CEM Said Amar du centre-ville, au moment où les cours ont été dispensés normalement au CEM Mohamed Khider, selon un syndicaliste et enseignant dans cet établissement.

Le taux de suivi de cette grève a été, également, faible au niveau de différents établissements éducatifs de Boumerdes, a-t-on constaté. A titre indicatif, les cours ont été dispensés normalement dans les trois cycles de l’enseignement au chef lieu de wilaya, exception faite pour certaines classes des lycées "Frères Draoui" et "Mohamed Laid Al Khalifa", et des écoles primaires "Ali Hamdane" et "Brahim Boumerdessi" du centre-ville.

Contactée à plusieurs reprises, mardi et mercredi, pour avoir une estimation du suivi de cette grève, la direction de l’Education de la wilaya n’a pas daigné répondre.

Selon le coordinateur local du CSE, Skoudarli Abdelhafidh, le taux de suivi, à son deuxième jour, a été de 78 % dans le primaire, 24 % dans le moyen et entre 15 et 20 % dans le secondaire.

Nouria Benghebrit : «le règlement de certaines préoccupations exige du temps »

Les portes du dialogue demeureront ouvertes loin de la précipitation  et de la pression des partenaires sociaux" a encore, affirmé, ce matin à la radio Chaine 3, la ministre de  l’Education nationale, Nouria Benghebrit.

Benghebrit a appelé, à cet effet, les syndicats autonomes du secteur  à mettre l’intérêt de l’élève et son avenir au dessus de toutes considérations. « J’affirme  continuer à m’engager pour trouver les solutions aux questions qui continuent de préoccuper mes fonctionnaires. Le règlement de certaines préoccupations exige beaucoup de temps. Accorder nous ce temps et ayez confiance en nous, car la stabilité du secteur et la réussite de nos enfant est notre première priorité », a-t-elle ajouté       

Nouria Benghebrit : « sur 38 wilayas, 11 % seulement ont suivi la grève »

Concernant  le taux de participation des enseignants au premier jour de la grève, Nouria Benghebrit a indiqué que « sur 38 wilayas, 11 % seulement ont suivi la grève ». « J’aimerai adresser mes sincères remerciements aux enseignants et à tous les fonctionnaires qui ont fait preuves de responsabilité et d’engagement pour être au service de nos enfants en accomplissant la noble mission d’éducation », dira la ministre avant d’ajouter :« J’aimerais remercier aussi les syndicats qui n’ont pas appelés à la grève, et ce, malgré qu’ils partagent les même difficultés et les même problèmes que leur collègues. Ils ont mis l'intérêt de l'enfant est au-dessus de tout».

    

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