Lamamra : l'Algérie présidera à New York la 9ème Conférence d'examen du TNP

L'Algérie présidera la 9ème conférence d'examen du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP), prévue fin avril prochain à New York, a indiqué mardi à Genève le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.

"L'ambassadrice algérienne, Taous Ferroukhi, experte des questions du désarmement, présidera la conférence de révision du TNP qui débutera vers la fin avril prochain à New York", a déclaré à la presse M. Lamamra, qui dirige la délégation algérienne au travaux de la Conférence du désarmement de l'ONU qui se tient à Genève du 2 au 6 mars.

L'Algérie forme "le vœu que cette Conférence d'examen puisse parvenir à des résultats tangibles à même de renforcer l'étroite complémentarité des trois piliers du TNP que sont le désarmement nucléaire, la non-prolifération nucléaire et l'utilisation pacifique de l'atome", a-t-il ajouté.

M. Lamamra a indiqué que l'intérêt de l'Algérie pour les questions de désarmement et de la non-prolifération des armes de destruction massive "découle de sa lutte de libération nationale et des épreuves qui ont été infligées au peuple algérien y compris les essais nucléaires français qui ont eu lieu en Algérie" pendant la colonisation française.

"Depuis son indépendance, l'Algérie est engagée sur tous les terrains en vue de faire avancer la cause de l'humanité qui est celle du désarmement, une question clé pour la promotion de la paix et de la sécurité internationale", a rappelé le chef de la diplomatie algérienne.

Paraphe de l'accord de paix et de réconciliation au Mali : étape "très significative"

Evoquant l’accord de paix signé  à Alger entre maliens, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, l’a qualifié d'étape "très significative" que l'Algérie a franchie dans sa volonté d'aider à régler le conflit dans ce pays voisin. 

"En fait, tout est positif. Il s'agit d'une étape très significative que nous avons franchie dans notre volonté d'aider les parties (maliennes) à régler les problèmes", en préservant l'unité nationale, l'intégrité territoriale et la promotion des intérêts légitimes des populations du nord du Mali, a indiqué M. Lamamra à la presse en marge de la 28e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

"Je crois que nous y sommes parvenus dans une large mesure et que l'équipe de médiation a réussi à aider les parties (maliennes) en toute transparence et en toute objectivité à poser les véritables problèmes", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie algérienne a expliqué que "quand des solutions immédiates n'étaient pas à la portée, il a été mis en place des cadres afin de permettre aux parties de continuer à travailler directement entre elles avec le soutien d'une institution qui deviendra un mécanisme permanent, à savoir un comité de suivi qui sera présidé par l'Algérie et comprendra toute l'équipe de médiation".

"Donc, nous pouvons nous réjouir de cette réalisation et nous féliciter de ce que l'Algérie, bien connu comme étant exportatrice de paix, de stabilité et de sécurité, en ait apporté une ample démonstration à travers cet effort et qu'un effort similaire, avec la même foi et persévérance soit en cours, en ce qui concerne la Libye".

 

 

 

Afrique