Marché mondial : la plupart des prix des matières premières augmentent

Les prix des matières premières sur les marchés internationaux ont connu, pour la plupart, une tendance haussière durant la semaine écoulée, à l'exception de ceux du blé, d'or et du pétrole.

  • CEREALES:

Les cours du blé ont souffert durant la semaine d'une météo favorable au blé d'hiver sur le marché de Chicago, tandis que le maïs et le soja ont bénéficié de l'embellie de la plupart des marchés financiers.  

Le marché du soja semblait en panne d'actualité, pendant que se poursuit la récolte au Brésil, achevée à 52%. Tout juste les chiffres hebdomadaires sur la production d'éthanol, en nette hausse, sont-ils venus apporter en fin de semaine un motif supplémentaire d'optimisme.

D'une façon générale, le marché reste peu actif, les investisseurs attendant toujours le premier rapport officiel sur les intentions de semis, prévu le 31 mars.       

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, le contrat le plus actif, a terminé vendredi à 3,6700 dollars, contre 3,6500 dollars en fin de semaine précédente (+0,55%).

Le boisseau de blé pour mai, également le plus actif, valait 4,6300 dollars contre 4,7575 dollars une semaine plus tôt (-2,68%).

Le boisseau de soja pour mai, là encore le plus échangé, coûtait 8,9750 dollars contre 8,9575 dollars vendredi dernier (+0,20%).

  • CAFE-SUCRE-CACAO :

Les matières premières alimentaires ont toutes nettement progressé cette semaine, bénéficiant pour le cacao d'inquiétudes sur le niveau de l'offre et pour les autres de la nette appréciation du réal face à un dollar affaibli par la Réserve fédérale américaine.

Les cours du café ont continué à progresser cette semaine, sous l'effet conjugué de nouvelles prévisions de déficit et de l'appréciation de la devise brésilienne face au dollar.

La tonne de robusta a même atteint jeudi à Londres 1.470 dollars, au plus haut en plus d'un mois, tandis que la tonne d'arabica a atteint le même jour à New York 134,90 cents, un maximum en cinq mois.

Les prix du sucre ont confirmé une fois de plus leur orientation haussière cette semaine alors que le marché bénéficie de longue date de prévisions de déficit pour la saison 2015/2016 et a pu en outre trouver un motif d'optimisme supplémentaire dans le renforcement du réal.

La tonne de sucre blanc échangée à Londres a ainsi atteint jeudi 453,60 dollars, un maximum depuis fin juillet 2014, tandis que la livre de sucre brut échangée à New York est montée le même jour jusqu'à 16,02 cents, au plus haut en près de quatorze mois.

Le cours du cacao a atteint vendredi à Londres 2.275 livres la tonne, un plus haut en trois mois, tandis qu'il a grimpé le même jour à New York jusqu'à 3.148 dollars, un maximum en deux mois et demi.

  • METAUX

Les prix des métaux de base échangés sur le London Metal Exchange (LME) ont connu pour la plupart une semaine en deux temps, souffrant tout d'abord de mauvais indicateurs chinois avant de nettement se reprendre à partir de jeudi grâce à l'affaiblissement du dollar.

Les cours ont en effet été affectés en début de semaine par les chiffres décevants sur la production industrielle en Chine publiés durant le week-end avant de franchement rebondir dans le sillage de la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) annoncée mercredi, qui a conduit à une nette dépréciation du dollar.       

Les métaux ont toutefois été diversement touchés par ces données, le cuivre, l'étain et le nickel parvenant à se stabiliser en début de semaine tandis que l'aluminium, le plomb et le zinc ont plus nettement décliné.

Les prix des métaux de base -à l'image de l'ensemble des matières premières- ont toutefois fortement rebondi à compter de jeudi, profitant de l'affaiblissement du billet vert consécutif à la décision prudente de la banque centrale américaine de laisser pour l'heure ses taux d'intérêt inchangés et de procéder à de futures hausses de taux à un rythme moins rapide qu'attendu.

Toute dépréciation du dollar favorise en effet les achats de métaux, libellés en dollars, qui sont dès lors rendus moins onéreux pour les investisseurs munis d'autres devises.      

Le cours du cuivre a même atteint vendredi 5.131 dollars la tonne, soit un plus haut en plus de quatre mois.

La tonne d'aluminium est même tombée mercredi à 1.508 dollars, un minimum en un mois.

De son côté le plomb, seul métal avec l'aluminium à avoir fini la semaine en baisse, a atteint mercredi un plus bas en un mois à 1.768 dollars.

Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s'échangeait à 5.058 dollars vendredi, contre 4.932 dollars le vendredi précédent.

        L'étain valait 16.995 dollars la tonne, contre 16.865 dollars.

        Le nickel valait 8.875 dollars la tonne, contre 8.795 dollars.

        Le zinc valait 1.846,50 dollars la tonne, contre 1.795,50 dollars.

Sur le London Bullion Market, l'once d'or a terminé à 1.252,10 dollars vendredi au fixing du soir, contre 1.264,75 dollars le vendredi précédent.

L'once d'argent a clôturé à 15,94 dollars, contre 15,50 dollars il y a sept jours.

Sur le London Platinum and Palladium Market, l'once de platine a fini à 972 dollars, contre 974 dollars sept jours plus tôt.

  • PETROLE :

Les cours du pétrole ralentissaient quelque peu la cadence vendredi en fin d'échanges européens, temporisant après avoir atteint de nouveaux plus hauts en trois mois sur fond de dollar faible et d'espoirs de voir les grands producteurs s'entendre pour réduire l'offre mondiale.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 41,14 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 40 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril perdait 53 cents à 39,67 dollars.

Les cours, après deux jours d'une spectaculaire progression encouragée par la dépréciation du dollar et l'annonce d'une réunion entre grands producteurs fin avril à Doha, ont lâché un peu du lest vendredi sur fond de prises de bénéfices.

Repassant au-dessus du seuil des 41 dollars à la faveur de ces catalyseurs, le prix du Brent a même atteint vendredi 42,54 dollars, un plus haut depuis début décembre, tandis que le WTI, qui s'échangeait au-dessus de 40 dollars, est monté le même jour jusqu'à 41,20 dollars, un maximum depuis début décembre également.

APS

National, Economie, Commerce