Irak : près de 50 morts en 48 heures, 200 depuis le début de la contestation début octobre

Six personnes ont été tuées samedi en Irak, trois manifestants à Baghdad et trois personnes dans le sud, touchées par les tirs des gardes de la maison d'un officiel que des manifestants incendiaient, a indiqué la Commission gouvernementale des droits de l'Homme.

Depuis la reprise d'une contestation lancée le 1er octobre en Irak, près de 50 personnes ont été tuées en moins de 48 heures, selon cette commission  et des sources policières et médicales.

Des centaines d'Irakiens manifestaient samedi à Baghdad sous les gaz lacrymogènes, au lendemain d'une journée de violences meurtrières.

Après avoir replié les couvertures sous lesquelles ils ont dormi sur l'emblématique place Tahrir, proche de la Zone verte où siègent le Parlement et l'ambassade des Etats-Unis, les manifestants ont de nouveau  défilé samedi.

Les manifestants se disent peu convaincus par la réponse des autorités à leurs demandes d'une nouvelle Constitution et d'une classe politique entièrement renouvelée. 

Depuis le 1er  octobre, environ 200 personnes sont mortes dans la contestation -inédite parce que spontanée-, interrompue pendant 18 jour le temps du plus important pèlerinage chiite avant de reprendre jeudi.

Quarante-deux manifestants ont été tués vendredi, quand les violences ont pris un tour nouveau avec l'incendie dans le sud du pays de dizaines de sièges de partis, de bureaux de députés et surtout des QG des factions armées du Hachd al-Chaabi.

Parmi les 42 morts, plus d'une vingtaine ont péri dans ces incendies et attaques dans différentes villes du Sud, selon la Commission gouvernementale des droits de l'Homme et des sources médicales et policières.

De telles violences n'ont pas eu lieu à Baghdad, où les manifestants sur la place Tahrirassurent que leur mobilisation contre le pouvoir est  pacifique.

APS

 

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