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Elaboration des cahiers de charges pour investissement dans le secteur culturel

mar, 06/04/2021 - 10:47
La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda a fait état, lundi soir, de l'élaboration des cahiers des charges relatifs à l'investissement dans le secteur de la culture, dont l'exploitation des espaces et des sites archéologiques ainsi que des salles de cinémas et la création de théâtres privés. S'exprimant au terme des travaux du Forum de l'économie culturelle (3 au 5 avril), la ministre a affirmé que la gestion du théâtre privé fera l'objet d'un décret exécutif déposé au Secrétariat général du Gouvernement. Lors de la présentation des conclusions du forum, Mme Bendouda a annoncé plusieurs décisions pour redynamiser la production culturelle et artistique, dont le lancement du projet cinématographique dans la ville de Timimoune, sur une superficie de 7 hectares, outre l'ouverture imminente du complexe de cinéma composé de 3 salles dans la wilaya d'Oran et celui d'Ouled Fayet à Alger. Dans le même contexte, la ministre a dévoilé également la création d'une école de formation cinéma à Constantine et de l'académie des arts à Tizi Ouzou dans le cadre d'un plan visant à relancer l'industrie cinématographique, ajoutant la création prochaine d'une plateforme numérique pour la distribution de la production cinématographique et une autre pour la commercialisation des œuvres d'art. La première responsable du secteur a réaffirmé que son département ministériel accordait une attention particulière aux projets relatifs à l'industrie cinématographique des opérateurs privés. "Un mécanisme exécutif de haut niveau multisectoriel est en cours de préparation sous la supervision du Premier ministère, lequel sera chargé de la mise en œuvre et du suivi de la stratégie nationale de l'économie de la culture et des arts", a-t-elle annoncé Elle a également fait état de l'ouverture prochaine d'un bureau d'investissement culturel au niveau du ministère, qui aura pour mission l'accompagnement et l'orientation des auteurs de projets et des investisseurs privés. Par ailleurs, la ministre a mis en avant l'importance de la culture en tant que "composant de l'identité nationale globale", "catalyseur de l'économie" et également "alternative" parmi les options de diversification de l'économie nationale.

Jussur de Ali Boukhalfa à la galerie d'art Diwaniya

sam, 03/04/2021 - 10:48
L'artiste peintre Ali Boukhalfa expose une rétrospective de ses peintures, intitulée « Jussur » (Passerelles), organisée par la galerie d'art « Diwaniya Art Gallery » est la première exposition individuelle de Ali Boukhalfa, artiste peintre, sculpteur et professeur à l'Ecole supérieure des Beaux-Arts d'Alger. Ali Boukhalfa propose des tableaux réalisés dans les années 1970 et 1980 explorant d'un côté le patrimoine algérien à travers les symboles et rappels vers l'artisanat et parfois l'architecture des villes du sud et de l'autre l'univers de son professeur à l'Ecole nationale des Beaux-Arts, Mhamed Issiakhem, dont la vision et la palette sont très clairement présentes dans cette collection. Dans une collection un peu plus récente l'artiste entame sa recherche de « métamorphose de l'humain vers le métaphysique » où le corps est déconstruit, simplifié et reconstruit autrement pour échapper à sa condition « d'être vivant organique et éphémère ». Eléments architecturaux typique du Mzab, poterie, instruments de musique, tapis ou encore faune et flore locales se mêlent dans une explosion de couleurs très recherchée à des bras, jambes, têtes et chevelures disposés comme dans un puzzle avec un impression de relief. Né à Alger en 1948, Ali Boukhalfa a fait ses études en sculpture et en peinture à l'Ecole nationale des Beaux-Arts d'Alger, dans la classe de Mhamed Issiakhem, puis à Paris. En France il a été pendant trois ans le bras droit du célèbre sculpteur français Jean Dubuffet pour qui il réalise de nombreuses sculptures. Ali Boukhalfa a réalisé un mémorial semi moderne à Bouira, des reconstitutions historiques et des bas-reliefs en bronze, il a également participé à de nombreuses expositions collectives dont, la foire d'art « Intersect 21 » de Chicago aux Etats-Unis avec la galerie  d’Art Diwaniya

Université d'El Tarf : Création prochaine d'un club dédié à Malek Bennabi

ven, 02/04/2021 - 10:50
Un club dédié à la pensée de Malek Bennabi sera ''prochainement '' créé au niveau de la Faculté des sciences humaines de l'université Chadli Bendjedid d'El Tarf, a annoncé le président de l'association locale ''Espace des jeunes intellectuels '', à l'ouverture d'une rencontre sur ‘’Le concept de la culture’’. ‘’Ce club sera consacré exclusivement au débat sur la pensée civilisationnelle du grand penseur algérien Malek Bennabi et de ses idées qui n'ont pas été suffisamment étudiées'', a précisé Charif Eddine Djouad, lors de cette rencontre organisée au niveau de la bibliothèque principale de lecture publique Françoise Louise dite Mabrouka Belgacem d'El Tarf. Les œuvres de ce penseur et grand philosophe qui était en avance sur son temps sont ‘’encore méconnues par de nombreux lecteurs du pays, d'où l'importance de lui consacrer davantage de rencontres et de débats à la hauteur de ses contributions’’, a-t-il souligné dans son intervention devant une assistance composée d’enseignants, de chercheurs, d’artistes et d’étudiants. De son côté, Sadek Toumi, ancien professeur de philosophie a passé en revue les différentes définitions du concept de la culture en se référant à divers anthropologues et penseurs, à l'image de Margaret Mead, Ralph Linton ainsi que Malek Bennabi. D'autres interventions consacrées au rôle de l'intellectuel dans la préservation du patrimoine local ont été développées par des participants, dont Abdi Khemissi, président de l'association locale des malades atteints de drépanocytose. Il a notamment évoqué le rôle de la transmission du savoir et du savoir-faire local de génération en génération, ce legs culturel dont les habitants autochtones veillent à perpétuer et à transmettre à leurs enfants. A noter que l'association locale ''Espace des jeunes intellectuels'' a été créée durant l'année 2020, en plein pandémie de la Covid-19, dans l'objectif de dynamiser la scène culturelle locale, inciter au débat intellectuel fructueux et instaurer une culture de la lecture au sein de la jeunesse.

Réouverture de l'ancien siège de la BN suite à Alger

ven, 02/04/2021 - 10:44
La ministre de la Culture et des arts, Malika Bendouda a procédé jeudi à Alger à la réouverture de l'ancien siège de la Bibliothèque nationale (sis à la rue Frantz Fanon) et ce, après sa fermeture pour plus de 3 ans pour réaménagement et restauration. "La réouverture de l'ancien siège de la Bibliothèque nationale (BN) contribuera à la consécration de la lecture et à l'actualisation de la recherche scientifique", a déclaré la ministre à cette occasion. Elle rappelé, dans ce sens, que l'Algérie disposait d'un réseau de bibliothèques répartis sur tout le territoire national et d'un grand nombre de manuscrits. Par ailleurs, Bendouda a annoncé l'institution de la date du 07 juin comme journée nationale du livre et des bibliothèques, une date coïncidant avec l'autodafé de livres et des manuscrits de la bibliothèque de l'université d'Alger par l'Organisation secrète (OS) de l'armée française le 7 juin 1962. Elle a fait savoir, par ailleurs, que les préparatifs du Salon international du livre d'Alger (SILA) prévu en novembre prochain, étaient en cours. A l'occasion de la réouverture de l'ancien siège de la BN, un mémorandum d'entente a été signé entre la BN et la bibliothèque national historique de l'Ukraine, par le directeur de la BN Mounir Behadi et l'ambassadeur ukrainien à Alger, Maxim Sobh. Le mémorandum vise, entre autres, la définition du cadre de coopération entre les deux bibliothèques ainsi que l'élaboration de programmes d'action communs. De son côté, l'ambassadeur ukrainien a indiqué que la signature de ce mémorandum témoignait de l'attachement des deux peuples amis, algérien et ukrainien, au renforcement des liens de fraternité et d'amitié et à la consolidation de la coopération culturelle et scientifique via l'action commune et la coordination mutuelle entre les grandes bibliothèques nationales dans les deux pays.(APS)

Le 25e Sila se tiendra en novembre prochain

jeu, 01/04/2021 - 19:05
Le 25e Salon international du livre d'Alger (Sila) se tiendra en novembre prochain, après l'annulation de l'édition 2020 pour cause de pandémie de coronavirus, a annoncé jeudi à Alger la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda. S'exprimant en marge de la cérémonie d'ouverture de l'ancien siège de la Bibliothèque nationale après une opération de réhabilitation, Bendouda a indiqué que cet événement sera "accompagné d'un riche programme culturel et de rencontres internationales à la dimension de ce grand événement". Programmée initialement en novembre 2020, ce 25e Sila devait se tenir en version virtuelle dans le cadre de la prévention contre la propagation du coronavirus, avant d'être simplement annulé. Principal événement culturel en Algérie, le Sila avait connu en 2019 la participation de 1030 maisons d'édition de 36 pays, dont 298 algériennes, et enregistré 1.150 million de visiteurs. (APS)

L’Algérien Ahmed Taïbaoui remporte le Prix Naguib Mahfouz

jeu, 01/04/2021 - 15:35
Le romancier algérien Ahmed Taïbaoui a remporté, jeudi, le Prix Naguib Mahfouz pour la littérature (2021), décerné par la maison d'édition égyptienne "l'Université américaine du Caire", dont la valeur est estimée à 5000 dollars. Né en 1980 à Médéa, Taïbaoui a obtenu ce prix pour son roman « Ikhtifaa Essayed La Ahed » publié par les deux maisons d’édition, algérienne et libanaise, « El Ikhtilaaf » et « Difaf » en 2019.  Dans une langue satirique, très soutenue et poétique, ce roman policier, dont le protagoniste se heurte aux crises existentielles, présente une critique acerbe des pays arabes dans la période postcoloniale. Il ne s'agit pas du premier sacre pour Taïbaoui qui s'est déjà adjugé, en 2011, le Prix du président de la République Ali Maâchi. Auteur de plusieurs romans, Taïbaoui a décroché aussi en 2018 le Prix international Tayeb Salih au Soudan pour son ouvrage « Maout Naiim ». Le Prix Naguib Mahfouz pour la littérature, avait été remporté en 1998 par la romancière algérienne Ahlam Mosteghanemi pour son roman « Zakirat El Jassad » (mémoires de la chair).  Ahmed Taïbaoui rejoint les nombreux écrivains algériens qui ont brillé par leurs travaux. Ils se sont distingués lors des différents prix littéraires comme Ismaïl Yabrir et Hadjer Kouidri, et le jeune romancier Abdelouahab Aissaoui de Djelfa qui a remporté l'édition 2020 du prix littéraire international du roman arabe « Booker », dans sa 13e édition, avec son roman "Eddiwan El Isbarti".  

Le dossier de classement de la musique raï déposé au niveau de l'UNESCO

jeu, 01/04/2021 - 10:12
La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a affirmé, mercredi à Alger, que le dossier de classement de la musique raï sur la liste du patrimoine mondial immatériel a été déposé à nouveau, mercredi, au niveau de l’UNESCO. En marge de la signature d'un accord de coopération et de partenariat entre le ministère de la Culture et des Arts et le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de la micro-entreprise au Palais de la Culture, Moufdi Zakaria, la ministre a expliqué que le dossier du classement de la musique raï sur la Liste du patrimoine mondial "a été de nouveau déposé au nom de l'Algérie aujourd'hui, mercredi 31 mars, au niveau de l'UNESCO, après l'avoir renforcé par de nouveaux éléments". La ministre de la Culture avait récemment déclaré que l'Algérie est le pays d'origine de "ce style artistique", ajoutant que l'Algérie "est attachée à la candidature de la chanson Raï sur la liste du patrimoine mondial immatériel". La ministre a également indiqué que la tutelle avait "demandé le retrait du dossier de la classification" de la musique raï, qui avait été proposée à la 15e session du Comité intergouvernemental pour la protection du patrimoine culturel immatériel en décembre 2020, car il était "faible afin qu'elle puisse étayer le dossier avec de nouveaux éléments conformément aux observations faites par l'UNESCO". La ministre a déclaré qu '"un comité d'experts et de chercheurs du Centre national de recherche en préhistoire, anthropologie et histoire, ainsi que d'éminentes associations et personnalités intéressées par la recherche sur le patrimoine immatériel, a travaillé au renforcement du  dossier de classification de la musique rai avec de nouveaux éléments avec la participation de la société civile. Dans le même contexte, la ministre a souligné que "le patrimoine culturel algérien est le pari de l'Etat pour préserver son identité et diversifier ses revenus", soulignant le souci du ministère de la Culture de "protéger et défendre le patrimoine national dans les foras internationaux". La ministre de la Culture et des Arts a également salué le rôle de "la  société civile dans le soutien et le renforcement du dossier de la classification de la musique raï", qui, selon lui, traduit "la conviction du ministère de la Culture et des Arts quant à l'importance du rôle des associations en la matière".

Appel à valoriser le costume traditionnel dans le théâtre

mer, 31/03/2021 - 16:23
Les participants au séminaire sur le costume traditionnel algérien et son utilisation dans le théâtre, organisé à Tlemcen, ont appelé au terme de deux jours de travaux, les universitaires à se pencher sur cette thématique importante. Les conférenciers présents à cette rencontre ont appelé les chercheurs académiciens, les doctorants spécialisés en anthropologie culturelle et en arts dramatiques à effectuer des recherches à même de constituer une base de données scientifiques bien détaillées sur le costume traditionnel algérien et son utilisation dans les œuvres artistiques qu’elles soient théâtrales ou cinématographiques. Des chercheurs ayant relevé, dans leurs interventions, la nécessité impérieuse de développer l’aspect académique, ont recommandé la création, au sein des universités algériennes, d’équipes de recherche qui s’attèleront à étudier le costume traditionnel, ses fonctions, ses symboles et significations et ses différentes utilisations afin d’instaurer une assise scientifique au patrimoine vestimentaire algérien. Ils ont, à ce titre, invité toutes les associations culturelles, les coopératives théâtrales et les metteurs en scène à collaborer et à travailler étroitement avec les académiciens pour une meilleure utilisation du costume dans leurs œuvres, dans l’optique de préserver ce legs patrimonial et améliorer ses utilisations dans le plus grand respect des traditions culturelles de toutes les régions du pays et de l’identité du peuple algérien. Les travaux de la deuxième et dernière journée de ce séminaire, premier du genre organisé par le Centre national d’interprétation du costume traditionnel algérien à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du théâtre, se sont penchés sur les aspects esthétiques du costume algérien et les symboliques qu’il met en valeur. Dr Driss Kerkoua et Dr Kaddour Hamdani de l’université de Sidi Bel-Abbes ont abordé Driss l’importance des habits traditionnels dans les festivités du théâtre traditionnel "Halqa" et les différentes techniques utilisées par les animateurs dans ce cas de figure. L’anthropologue Zakia Litim du Centre national de recherche préhistorique, anthropologique et historique (CNRPAH), Abdelkader Rouahi de l’université  D’Adrar, soulignant l’importance d’étudier tous les aspects du costume traditionnel et la place primordiale qu’il doit occuper dans le théâtre comme art populaire reflétant le vécu quotidien de la population et ses diverses mutations au fil du temps.

L'artiste Fatiha Nesrine n'est plus

lun, 29/03/2021 - 13:16
L'artiste algérienne Fatiha Nesrine est décédée lundi à Alger, à l'âge de 74 ans des suites d'une longue maladie, a-t-on appris de sources proches.  Le parcours artistique de la défunte a débuté en 1964 au sein du groupe  folklorique du Ballet national algérien. Encadrée par l'artiste Fadhéla Dziria, Feu Fatiha Nesrine a interprété plusieurs chansons. En tant qu'actrice, elle a joué plusieurs rôles dans des films et des séries TV dont "El Wajh El Akher", "Zawdjan Fi Hayra", "El Laaib" et autres.  Fatiha Nesrine sera inhumée cet après midi au cimetière d'El Kettar  (Alger).

« Orgue N’Ajjer » : l’œuvre picturale de Nedjoua Seraa au palais de la culture

sam, 27/03/2021 - 10:16
L’exposition de peinture « Orgue N’Ajjer », de l'artiste plasticienne Nedjoua Seraa, regroupant plusieurs thématiques sur le grand mystère de la cité perdue du Sefar, a été inaugurée jeudi à Alger dans un élan de créativité qui invite le visiteur à méditer l’histoire et le patrimoine de ville de Djanet. Visible jusqu’au 17 avril à la Galerie Baya du Palais de la Culture Moufdi-Zakaria à Kouba, l’exposition, résultat d’un travail de « dix années de recherche », présente une cinquantaine de toiles de différents formats, peintes en « acrylique mixte média sur toile » qui traitent entre autre, du « passage des grandes civilisations », de « sujets mystiques » ou des « mystères de l’âme », explique l’artiste. L’intitulé, « Orgue N’Ajjer » a été choisi par l’artiste, en référence au « point d’orgue » en musique, un signe qui se situe au dessus d'une note musicale pour indiquer au musicien un temps de silence, plus ou moins long et que Nedjoua Seraa a ressenti pour prendre le recul nécessaire à la méditation de son projet qui allie rationalité et esthétique. L’exposition restitue au regard des visiteurs dans différentes thématiques, la variété de légendes qui ont construit à travers le temps des récits fabuleux mettant en scène des êtres symbolisant des énergies, des puissances naturelles ou surnaturelles et des aspects de la condition humaine dans la cité somptueuse du Sefar, classée en 1988 « Patrimoine mondial de l'humanité ». Les grottes, les symboles berbères, les gravures rupestres, les lieux, les mythes, les énigmes, les sculptures, l’Homme libre, les légendes ou encore les ancêtres, sont autant de thématiques réparties en une trentaine de grandes toiles au format de 1m20X1m, une dizaine à celui de 60cmX50cm et autant de 30cmX20cm en moyenne. Une trentaine d’œuvres de grand format , traite des secrets que recèle ce site magique, à l’instar de la toile, « Secret enfoui », qui représente l’ensemble des clés qui ouvrent les portes menant aux mystères de l’énigmatique cité du Sefar, ou celle intitulée « Juxtaposition » une œuvre qui rend compte de la présence à une même période de deux existences complètement différentes sur le site de la cité mystique, ce qui laisserait supposer que l’une relèverait du monde des humains, alors que l’autre de celui des Djinns, selon l'artiste. Traitées entre autre, dans des couleurs vives et lumineuses à dominance rougeâtre, les toiles de Nedjoua Seraa, véritables poésies muettes, sont peintes dans un mélange de pigments à des résines synthétiques ou dans une technique picturale fondée sur l'utilisation de pigments finement broyés et agglutinés avec de l'eau gommée. Des toiles comme, « Danse gauche », représentant une danse qui fait éloigner la tempête, « Tamrit », « Jabbaren », « Ihrir », « Issaouane », des noms de lieux, ou encore « Atlantis », évoquent plusieurs légendes ou noms de lieux en lien avec l’existence d’une vie antérieure au Sefar. « Mirage » ou « Cinquième dimension » sur la présence de forces surnaturelles, « Cœur d’Algérie » et « Homme libre », ou encore « Gueltas » sur des champs de variétés de plantes, sont encore autant de représentations sur la richesse et la magnificence de ce lieu magique du Tassili N’Ajjer, immense plateau situé au sud-est algérien d’une superficie de 72.000km2. « Sefar », est également une pièce musicale composée par Merouane Ferrah, chargé d’agrémenter le vernissage avec un fond musical hautement apprécié par les visiteurs présents. Native de Sétif, en 1970, Nedjoua Seraa est également art thérapeute et chercheuse dans la philosophie du monde abstrait. Licenciée en anglais de l’université Ferhat- Abbès de Sétif en 1993, elle s’est inscrite à l’école de design de Nabeul en Tunisie entre 2001 et 2004, où elle s’est perfectionnée et donné à son savoir faire inné, une dimension académique. Comptant à son actif plusieurs prestations, Nedjoua Seraa a exposé ses œuvres en Algérie et à l’étranger, en Grèce, Egypte, Tunisie, Liban, Jordanie, aux Emirats arabes unis et en Turquie notamment. Distinguée en Algérie, Nedjoua Seraa a été lauréate de la médaille de la créativité du monde arabe à Dubaï en 2016 et décorée aux Emirats arabes unis en février 2016. Pionnière du projet bénévole des ateliers d’art thérapie pour enfants cancéreux en Algérie, Nedjoua Seraa souhaite « élargir ces ateliers et les généraliser sur l’ensemble du territoire algérien ».

Adel Ramram prépare un film sur les attaques du 20 août 1955

ven, 26/03/2021 - 11:35
Le réalisateur et producteur, Adel Ramram prépare un nouveau film sur les attaques du 20 août 1955, troisième œuvre dans son jeune parcours. Le réalisateur a déclaré à l'APS s'être déplacé à Alger pour organiser, du 3 au 5 avril prochain, le casting du film qui regroupera des acteurs professionnels devant interpréter les personnages de moudjahidines parmi les dirigeants de la Révolution. Ce casting est également destiné aux jeunes et enfants devant interpréter les rôles des personnages de ce film à différents âges. Le réalisateur a indiqué avoir organisé, les 20 et 21 mars, un premier casting à Skikda qui sera suivi d'un autre à Constantine les 29 et 30 mars courant. Cette production qui porte sur une étape phare de l'histoire de la révolution armée verra la participation de quelque 350 acteurs. Adel Ramram a indiqué qu'il veillera à ce que ce film soit prêt avant la fin de l'année et à ce que l'avant-première soit présentée le 1er novembre à Alger. S'étalant sur un mois et demi, le tournage du film, prévu dans les régions de Constantine et de Skikda, débutera le 5 juillet prochain, a fait savoir le réalisateur. Adel Ramram, qui ambitionne de présenter un film aux standards internationaux, compte solliciter une équipe indienne spécialisée dans le décor et le montage. Contribuent au financement de cette réalisation, le ministère de la Culture, des établissements culturels, des privés ainsi que la maison de production "Ramram film international", a-t-il précisé. Ce jeune réalisateur, qui a entamé sa carrière avec le film "Echabah" (le Fantôme), a également produit la caméra cachée (Hna Fi Hna) qui a été diffusée par la Télévision algérienne.

Ouverture samedi de la 9e édition du printemps théâtral de Constantine

jeu, 25/03/2021 - 15:44
La 9e édition du printemps théâtral de Constantine sera ouverte samedi prochain au Théâtre régional Mohamed Tahar Fergani, a-t-on appris jeudi auprès du comédien et metteur en scène, Karim Boudechiche. "Cette manifestation vise la relance des activités théâtrales et artistiques à Constantine et mettre en valeur la ville, pionnière dans ce domaine", a précisé à l’APS M. Boudechiche, également membre du comité culturel de la ville de Constantine, organisme initiateur de cette manifestation. Cet événement culturel sera par ailleurs dédié au défunt Salim Merabia (1941-2005) et se poursuivra jusqu’au 3 avril prochain avec au programme la présentation de plusieurs pièces théâtrales de différents théâtres régionaux et d’autres présentées à proximité du TRC Mohamed Tahar Fergani, dans le cadre du théâtre de rue, a-t-il souligné. Selon M. Boudechiche, la 9e édition du printemps théâtral de Constantine proposera plusieurs pièces telles que ‘’Aramel’’ (veuves) du théâtre régional de Constantine, dont l’une des héroïnes de cette production, Nedjla Tarli avait obtenu le prix de la meilleure interprétation féminine lors de la 14e édition du Festival du théâtre national professionnel, tenu du 11 au 21mars courant. Il y aura également au programme, la pièce ‘’Skora’’ du théâtre de Souk Ahras, ‘’Rassif Ennouar Ma Yjaouebch’’ (Le quai aux fleurs ne répond plus) du théâtre d’Annaba, ‘’Hour El hourour’’ du théâtre de Tizi Ouzou, ‘’Baccalauréat’’ du théâtre de Mostaganem et ‘’Arlequin’’ du théâtre d’Oran. Des conférences sur le théâtre algérien seront également animées par des experts dans le domaine, dont le réalisateur Mohamed Tayeb Dehimi et Habib Boukhelifa, professeur d’arts dramatiques. Pour rappel, le défunt Salim Merabia avait occupé le poste de directeur du Théâtre régional de Constantine entre 1994 et 2003. APS

Appel à candidatures pour le Forum de l'économie de la culture

mar, 23/03/2021 - 16:00
Le ministère de la Culture et des Arts a annoncé sur sa page Facebook le lancement d'un appel à candidatures pour la participation au Forum de l'économie de la culture, prévu du 3 au 5 avril prochain à Alger. Placé sous le thème "La culture: un investissement sociétal et économique", ce Forum regroupera des experts en économie et investissement dans le domaine de la culture, qui "s'emploient à promouvoir l'approche économique de la culture et à ouvrir le champ culturel aux investisseurs et aux jeunes désireux de créer des startup" dans ce secteur. Les porteurs de projets économiques souhaitant créer des entreprises culturelles et partager leurs idées avec les experts seront également du rendez-vous. Les investisseurs parmi les détenteurs de capitaux et les chefs d'entreprises économiques intéressés par des projets culturels prendront également part à la manifestation. Les porteurs de projets intéressés sont priés d'envoyer à l'adresse électronique du comité d'organisation (forum-economie-culture@m-culture.gov.dz), une fiche technique de leurs projets. Les entrepreneurs en activité doivent envoyer une fiche technique de leurs produits et les porteurs d'idées dans le domaine de la culture et des Arts désireux de créer des startups culturelles une fiche artistique. La ministre du secteur, Malika Bendouda, avait indiqué en février dernier que le Forum de l'économie de la culture réunira des jeunes porteurs de projets culturels en vue de leur encadrement par les opérateurs économiques, à travers des ateliers et des rencontres avec des directeurs de banques et des hommes d'affaires, ainsi que des conférences qui seront animées par des experts au profit de ses jeunes en vue de la création de projets et de startup dans le domaine culturel et artistique, notamment le cinéma et le théâtre. APS

Inscription du genre Raï au patrimoine mondial de l'Unesco: le dossier relancé vers la fin mars

mar, 23/03/2021 - 08:35
La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda a affirmé, lundi soir depuis Tlemcen, que le dossier d'inscription du genre musical Raï au patrimoine mondial de l'Unesco sera relancé vers la fin mars courant.  Dans une déclaration à la presse au Centre des études andalouses de Tlemcen, la ministre a indiqué que le ministère "œuvre à l'inscription de cet art au patrimoine mondial de l'Unesco" et que sa rencontre avec les figures illustres de cet art, comme Messaoud Bellemou et Boutaiba Saidi, visait à montrer que "ce patrimoine est un patrimoine algérien authentique, très ancien et a une longue histoire".  "La diversification des modalités de présentation de ce dossier se fait en recourant à ses gens et ses illustres figures, en vue de le relancer au niveau de l'Unesco", a-t-elle ajouté.  Mme Bendouda a, par ailleurs, indiqué que le ministère est en passe de " préparer le Forum économique et culturel dédié à la relance de l'investissement culturel, dans le but de relancer les salles de cinéma et les transférer au profit des investisseurs privés selon un cahier des charges arrêté et qui sera élaboré par le ministère de la Culture qui accompagnera ces investisseurs privés en vue de l'ouverture de toutes les salles de cinéma".  La ministre de la Culture a également fait état du lancement de 5 festivals nationaux avec le début du mois de Ramadhan, dans l'attente de la fin de la crise Covid-19 en vue de la relance des festivals internationaux, ajoutant qu'il sera également procédé à l'organisation du festival du Rai, étant donné que les figures illustres du Rai sont en Algérie.  Mme Bendouda a également fait part d'un grand plan de réforme du système relatif au livre en Algérie, faisant état, entre autres projets, de "la bibliothèque itinérante qui pourrait commercialiser les livres, dans le but d'améliorer la distribution et la disponibilité des livres".  Elle a aussi précisé que le ministère de la Culture compte des établissements qui auront leurs propres bibliothèques itinérantes et que les établissements privés feront la même expérience avec le ministère, relevant par ailleurs que la loi régissant les relations de travail artistes-hommes de théâtre sera promulguée mercredi prochain. La ministre a en outre visité les expositions dédiées à la photographie et aux monuments historiques de la wilaya de Tlemcen, organisées par le Palais des arts et des expositions de cette wilaya, ainsi que l'exposition sur les start-up et les associations culturelles organisée au Palais de culture Abdelkarim Dali.  Elle était aussi présente à une cérémonie de distinction des deux artistes Houria Hadjadj et Meriem Ben Allal ainsi que d'autres artistes, et de remise des décisions d'intégration des travailleurs du pré-emploi.

Journées cinématographiques virtuelles dédiées au court métrage: les lauréats distingués

dim, 21/03/2021 - 08:08
Le cinéclub du Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel (CNCA) a projeté, samedi, les trois (03) premiers courts métrage lauréats du concours des Journées cinématographiques virtuelles dédiées à cette catégorie de films en présence des réalisateurs. Sélectionnés parmi 20 films en lice, les trois courts métrage qui ont fini sur le podium sont respectivement: "Arbi Rabia" de Allouane Mohamed (Tindouf), "El Hafwa" (le lapsus) du réalisateur Aymen Bennour (Tébessa) et en troisième "Stay strong" de Sofiane Adjal. S'exprimant à cette occasion, le réalisateur Said Mehdaoui a salué la maitrise des jeunes réalisateurs des techniques cinématographiques, rappelant les souffrances qu'endurent les cinéastes indépendants afin de réaliser leurs rêves, notamment au plan financier. De son côté, le président du CNCA, Mourad Chouihi a assuré, au terme de la cérémonie de distinction, que son établissement met tous les moyens nécessaires à la disposition des jeunes porteurs de projets cinématographiques.

La valeur et l’importance de l’Algérie la rendent "vulnérable aux complots"

dim, 21/03/2021 - 08:04
Le conseiller du président de la République, chargé des archives et de la mémoire nationale, Abdelmadjid Chikhi a affirmé samedi à Biskra que la valeur et l'importance de l'Algérie "la rendent vulnérable aux complots et aux conspirations de plusieurs parties". "Les complots et les conspirations contre l'Algérie qui n’est pas épargnée par ses voisins, ou les pays pouvant être considérés comme ennemis ou amis, ne sont pas nouveaux et constituent le résultat du poids historique de l’Algérie et de ses potentialités", a précisé M. Chikhi dans son intervention lors d'une rencontre sur "le rôle de la société civile dans la préservation de la mémoire historique", tenue dans la salle de conférences du musée régional du moudjahid, au chef-lieu de wilaya. Il a dans ce sens ajouté que "si l’Algérie n’était pas forte et importante de par son histoire, ses composantes et ses capacités, elle n’aurait pas fait l’objet de ces conspirations". Et d’ajouter: "cette importance et cette valeur qui font la fierté des Algériens, l’Algérie l'a acquise grâce aux réalisations de ses valeureux enfants à travers l'histoire, qui étaient pionniers dans divers domaines et ont créé des gloires auxquelles de nombreuses nations aspirent". Le conseiller du président de la République a souligné, dans le même contexte, que "cette fierté impose en même temps d’être vigilants et d’assumer une plus grande responsabilité pour la protection de la patrie". M. Chikhi a également attesté que la conjoncture actuelle "impose la préservation de la cohésion nationale et la protection de la mémoire nationale pour déjouer tout complot". Il a également souligné l'importance d'inciter les citoyens à s’intéresser à la mémoire collective que le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a veillé à sa collecte et à son exploitation pour mettre en avant les principes de la Nation depuis des lustres et qui caractérisent les Algériens comme pionniers de la pensée et de la détermination". Le conseiller du président de la République chargé de la mémoire a mis en avant des personnalités nationales et étrangères à travers les âges qui ont contribué à créer un pan de l'histoire de l'Algérie, soulignant l’importance de rester fidèles envers ceux qui se sont sacrifiés pour l'Algérie et ceux qui ont aimé ce pays, même les étrangers, et le devoir d’œuvrer à transmettre le message fidèlement aux générations à travers la préservation de la mémoire collective. Cette rencontre a été organisée par l’Union générale de la société civile algérienne (UGSCA) et l’association nationale "El Chahid Lam yamout", en coordination avec le commissariat de wilaya des Scouts musulmans algériens (SMA).

Théâtre : « Sekoura »le cri d’une femme pour disposer de sa vie

sam, 20/03/2021 - 09:18
La pièce de théâtre « Sekoura », une comédie noire sur le droit de la femme à s’émanciper et disposer de sa vie, est entrée, jeudi à Alger, en compétition du 14e Festival national du théâtre professionnel devant un public astreint au strict respect des mesures préventives contre la propagation de la pandémie du Coronavirus. Accueilli au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi TNA, le spectacle d’une durée de 75 mn a été mis en scène par Ali Djebbara, sur un texte adapté par Moulay Meliani Mourad Mohamed, du roman « El Malika » (la reine) de l’écrivain Amine Zaoui, présent dans la salle. Surnom donné à toute femme belle et chic dans les régions berbérophones en Afrique du nord, « Sekoura » (la perdrix en Tamazight), est un nom vernaculaire d’un genre d’oiseaux admiré pour sa beauté et son élégance, mais également prisé comme gibier par les chasseurs. Tout commence dans la morgue d’un hôpital où les premiers extraits du roman, « El Malika » d’Amine Zaoui sont lus, faisant adhérer les huit employés de la Santé qui y travaillent, s’invitant dans l’histoire de Sekoura, pour pénétrer son univers et incarner ses différents personnages. Vêtue d’une robe rouge, Sekoura, personnage principal du spectacle campé par Loubna Noui, est une femme libre, à la limite de la désinvolture, sujette à tous les « qu'en-dira-t-on ? », car elle venait de divorcer avec son conjoint, sans donner les raisons de sa rupture à l’entourage de son mari. Retrouvant sa liberté, Sekoura s’est remariée avec un chinois en qui, elle a trouvé toute l’attention et le respect dont elle était privé avec son premier mari. Les parents du mari divorcé, rendus par Ali Achi et Michou, la servante joué par Chaima Ouerad, Abderrahmane par Riad Djefaflia, Abdelkader par Brahim Helaimia, l’officier de police par Samir Zafour et le Président de l’Assemblée populaire communale, Chihab Eddine Atrous, cherchent tous à percer le secret de cette rupture, jetant l'opprobre sur Sekoura. Dans la foulée des événements, la servante, victime de la tragédie nationale, raconte son marasme de jeune femme. Dans un spectacle à rebondissements, l’opposition des visions entre, Sekoura qui veut vivre et disposer de sa vie et tous les autres qui lui dressent des regards obliques, l’accablent de préjugés et la pointent du doigt pour la salir et la déshonorer, a créé une dualité qui a mis à nu l’esprit étroit de l’homme et le regard macho de la société. Repoussée dans ses retranchements et accablée par la rumeur, Sekoura lavera son honneur en révélant la raison de son divorce qui laissera tout le monde perplexe et sans voix. Œuvre du metteur en scène, la scénographie fonctionnelle a dominance blanche, a consisté en un décor imposant qui a restitué les atmosphères glaciales d’une morgue toute en faïences, annoncée par une entrée en arcade qui s’ouvre sur une symétrie de tables funéraires, utilisées comme bancs ornés de grands éventails évoquant la Chine, qui s’ouvrent et se referment selon les différentes scènes. Les atmosphères créées par un éclairage, diversifié entre vif et feutré, latéral, facial ou vertical a bien servi le spectacle, tout comme la conception de la bande son, signée Mohamed Zami qui a pris le soin de plaider pour toutes les femmes en Algérie, en faisant voyager la thématique du spectacle à travers des compositions de qualité, conçues dans plusieurs styles musicaux de différentes régions du Pays. Très applaudis par le public, les comédiens ont excellé dans le rendu du spectacle « Sekoura », produit par le Théâtre régional de Souk Ahras. Le 14e Festival national du théâtre professionnel se poursuit jusqu’au 21 mars, avec au programme de vendredi, deux pièces de théâtre, « Keddab.com », spectacle en off, de la Coopérative culturelle « Les nomades » de Bejaia, programmé à l’espace Hadj-Omar la salle annexe du TNA, et « Arlequin, valet des deux maîtres », prestation en compétition, produite par le Théâtre régional d’Oran et programmée au TNA.  

Formation professionnelle: 4 nouvelles spécialités dans les métiers des Arts

ven, 19/03/2021 - 09:23
La ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels, Hoyam Benfriha, a annoncé jeudi à Alger, l'intégration de quatre (04) nouvelles spécialités dans les métiers du cinéma et des Arts dans le programme de formation professionnelle dès la prochaine rentrée, prévue le 28 mars en cours. Il s’agit des spécialités : make-up artist, projectionniste, technicien de scène et créateur de mode. Cette intégration vise à assurer une main-d’œuvre qualifiée et spécialisée dans les professions relatives au domaine de la culture et des Arts. Lors d’une cérémonie de signature d'une convention cadre entre les secteurs de Formation Professionnelle et la Culture et des Arts, Benfriha a fait savoir que cinq (5) wilayas pilotes ont été choisies pour la concrétisation de ces spécialités, en l'occurrence, Alger, Constantine, Tlemcen, Béchar et Ghardaïa. Cette opération s'inscrit dans le cadre d'une action commune entre les deux ministères, où les établissements de formation professionnelle assurent le volet théorique, tandis que le côté pratique sera pris en charge par le ministère de la Culture et des Arts. De son côté, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a mis l'accent sur l'importance de la formation professionnelle des jeunes dans le domaine de la Culture et des Arts pour que l'industrie culturelle contribue à la promotion de l'économie nationale. A ce propos, elle a fait savoir que la coopération entre les secteurs de la culture et de la formation professionnelle vise le lancement de spécialités liées à la production cinématographique et culturelle en général, ajoutant que l'activation de la production cinématographique en Algérie implique l'association de techniciens spécialisées. Les deux parties ont convenu de l'introduction de la dimension culturelle et artistique dans les parcours de la formation professionnelle et de l'accompagnement des jeunes diplômés des établissements de la formation professionnelle en vue de les encourager à réaliser leurs projets.

Salon du livre : faible affluence et baisse des ventes

ven, 19/03/2021 - 09:20
La première édition du Salon du livre d'Alger ouverte, jeudi dernier, au Palais des expositions d'Alger a connu « une faible affluence » du public et une baisse des ventes, selon les éditeurs. L'application du protocole sanitaire de prévention contre le nouveau Coronavirus, notamment l'interdiction de l'accès au moins de 16 ans, a entrainé une baisse des ventes car « les enfants et les adolescents sont les plus férus de ce genre de manifestation », ont précisé à l'APS ces éditeurs. Outre ce constat, un des responsables du stand « Chihab » a déploré la faible médiatisation de cet évènement culturel et l'absence de promotion à travers des affiches publicitaires". Dans le même sens, le responsable des ventes des éditions « Dar Numidia », spécialisée dans les manuels parascolaires, a souligné que la présence des jeunes influaient « grandement » sur le volume des ventes d'autant que les publications leurs sont destinées. L'éditeur Bouchendouka Abdelfattah a affirmé que les publications des éditions Dammah connaissent une grande affluence, notamment « en fin de semaine », grâce « à la promotion des œuvres faite par la maison d'édition via les réseaux sociaux ». Déplorant « les coûts élevés » de location des pavillons, notamment à la lumière de la conjoncture actuelle difficile, le même intervenant a souligné que sa maison d'édition avait suspendu ses activités depuis plus d'un an en raison de la pandémie, ce qui lui a causé des pertes financières. De son côté, le responsable commercial de « La Librairie verte », Bouaouni Fouzi, a estimé que les ventes étaient « acceptables jusqu'à l'heure actuelle » notamment au vu « des soldes qui peuvent atteindre jusqu'à 20%", soulignant que le problème n'était pas tant la baisse d'affluence des visiteurs mais plutôt le recul de la lecture ». Répondant à ces préoccupations, l'éditeur Firas Johmani, a fait observer que l'interdiction de l'accés aux moins de 16 ans dans le cadre du  protocole sanitaire imposé par le comité scientifique relevant du ministère de la Santé, était une mesure au service de la santé du citoyen et de l'intérêt public. L'administration a déployé « des efforts importants » pour garantir le succès de ce salon, et ce, à travers « la baisse des prix » des pavillons au profit des éditeurs et la consécration de deux salles de conférences et de salles dédiées aux séances d'autographes sur ses propres fonds, en sus de la promotion de ce salon sur les différents médias 10 jours avant l'ouverture. Organisée sous le thème « Le livre, une vie », cette nouvelle manifestation nationale enregistre la participation de 216 maisons d'édition et la programmation de 24 évènements, dont des conférences littéraires et professionnels et des séances de ventes dédicaces. Toutefois, ces programmes ont connu une certaine perturbation où plusieurs conférences ont été annulées, a-t-on constaté. Ce salon devra être clôturé samedi prochain.  

Sortie de "Fahla" le 1er roman en langue populaire algérienne (Darja)

jeu, 18/03/2021 - 15:49
La littérature algérienne enregistre le sortie de "Fahla", le premier roman en langue populaire algérienne (Darja), écrit par Rabah Sebaa et édité par les éditions Frantz Fanon. Ce roman rédigé avec l’alphabet latin, traite du sort d’une société ternie dans de fausses valeurs religieuses érigées en dogme, où tout commence dans un cimetière, le jour de l’enterrement d’un poète "El-Goual", qui n’ayant pas le droit d’entrer au cimetière, des femmes lancent une révolution contre la marginalisation, l’oppression et la violence, a expliqué son auteur, Rabah Sebaa. "Fahla, est le nom du personnage principal du roman mais également une métaphore pour désigner (blad Fahla), un pays qui a su résister à toutes les agressions et qui est un symbole de résistance", poursuit M. Sebaa. Au sujet de cette œuvre littéraire, Rabah Sebaa a indiqué à l’APS: "je préfère l'usage de la langue algérienne à celui de Darja qui est une mauvaise traduction de la notion de dialecte et qui charrie une forte péjoration". "La langue algérienne n'est pas un dialecte mais une langue à part entière avec sa grammaire, sa syntaxe, sa sémantique et sa personnalité linguistique’’, a-t-il ajouté. "Il existe en Algérie une littérature d'expression arabe et une littérature d'expression française, il faut à présent ouvrir la voie à une littérature d'expression algérienne, cela va sans doute enrichir notre patrimoine linguistique et notre culture nationale", estime M. Sebaa. "Cette vision peut parfaitement s'intégrer dans un programme éducatif, et l'Unesco conseille fortement l'intégration des langues natives dans les programmes scolaires", souligne cet universitaire, en signalant que "des études scientifiques sérieuses ont montré que les langues de socialisation sont fondamentales dans le développement de la personnalité de l'enfant". Une littérature d'expression algérienne s'inscrit dans cette perspective, a-t-il fait savoir encore. Professeur en anthropologie linguistique, Rabah Sebaa a publié plusieurs essais, dont L’Algérie et la langue française ou l’altérité en partage, l’arabisation dans les sciences sociales : le cas de l’Algérie, en plus d’articles dans la presse nationale sur différents thèmes et sujets de société et culturels. Rabah Sebaa auteur du roman Fahla APS

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