FIOFA 2018 : hommage à Farouk Beloufa, père de « Nahla »

Un hommage a été rendu au défunt cinéaste algérien, Farouk Beloufa, vendredi, lors de la 2e journée du festival international d’Oran du film arabe (Fiofa) avec la projection de son unique long-métrage intitulé «Nahla». Un film tourné dans les années 70 qui traite de la cause palestinienne.

Décédé le 9 avril dernier à Paris (France), Farouk Beloufa, surnommé « l’intellectuel exilé ». Très jeune, le cinéaste algérien décide d'échapper à son environnement, qu’il décrivit comme étant étouffant et trouve refuge dans le tournage.  En 1976, il s'exile au Liban, un pays en plein tumulte de la  guerre civile.

« Après un court séjour au Liban, Beloufa revient à Alger littéralement habité par un scénario qu’il achève très vite et repart le tourner à Beyrouth. En 1978, "Nahla" voit le jour et devient son unique long-métrage », raconte l'ingénieur du son du film à Badiaa Heddad de radio Chaîne 3.

Feu Beloufa, assistant réalisateur de l’Egyptien Youcef Chahine, réalise ce long-métrage qui fut unanimement reconnu comme un objet rare du cinéma. Son travail a été salué par les Libanais, et a laissé une belle empreinte dans le paysage cinématographique algérien. 

"Nahla", un excellent film, qui retrace l’histoire d’une rencontre entre une chanteuse égyptienne et un journaliste algérien présent au Liban, en pleine crise, pour un reportage. Le rôle de Nahla a été parfaitement interprété par l’actrice libanaise, Yasmine Khlat Larbi.

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