Vers la généralisation de l'utilisation des lampes LED dans toutes les mosquées du pays 

Un projet de partenariat a été lancé lundi à Alger entre le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs et celui de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, à l'effet de doter les mosquées de 14 circonscriptions administratives de la capitale en lampes LED, dans le cadre du programme de rationalisation de la consommation de l'électricité, en attendant la généralisation de cette opération à l'ensemble des mosquées de la République.

A ce titre, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi a indiqué que son département ministériel "s'est lancé dans le projet de rationalisation de l'énergie électrique, à travers la réception de 1.000 lampes économiques LED au profit de 18 mosquées, réparties sur 14 circonscriptions administratives d'Alger, en attendant la généralisation de cette opération à l'ensemble des mosquées de la République".

"Dans le cadre de leurs activités notamment d'orientation religieuse, les Imams ont toujours appelé les citoyens à rejeter toute forme de gaspillage et de surconsommation", a précisé M. Belmehdi, soulignant que le ministère soutient aujourd'hui le projet de rationalisation de la consommation énergétique et se mobilise à son service, car étant l'une des valeurs de notre religion et de la Tradition du Messager de Dieu qui nous a recommandés de préserver les bénédictions d'Allah, sur lesquelles le croyant sera interrogé".

Le ministre a également loué les efforts consentis par les Imams pour la renaissance de la nation, affirmant que "les tentatives visant à entamer la volonté de cette catégorie et à porter atteinte à leur dignité ne feront que renforcer leur détermination à accomplir pleinement leur devoir".

L'Imam s'est engagé aujourd'hui dans le programme de développement de l'Etat, du Gouvernement et du président de la République en vue d'atteindre cet objectif, a-t-il soutenu.

Il a aussi souligné que "les velléités de porter atteinte aux ulémas et à leurs efforts sont contraires aux recommandations du Prophète Mohammad (QSSSL) qui nous incite à prôner la bonne parole, loin des déclarations irritantes".

Réitérant son appel à l'impératif respect du protocole sanitaire dans les mosquées, dans le cadre des mesures préventives contre la propagation du Coronavirus, le ministre a indiqué qu’«il importe d’être prudent et de ne pas se laisser influencer par ceux qui veulent saper ce protocole dans les maisons d’Allah».

Le ministre a, en outre, relevé que les imams «subissent des contraintes et des pressions énormes mais ils demeurent, toutefois, à cheval quant au respect de ce protocole qui nous a préservés du pire par rapport à ce virus».

S’agissant des valeurs de la préservation des grâces, le ministre est revenu sur le phénomène de gaspillage des différentes denrées alimentaires, lequel s’accentue lors du mois sacré, estimant que le mois de Ramadhan est un mois dédié au culte à Allah et non à manger et à boire seulement.

Et d’ajouter: «ce qui est constaté comme jet délibéré et en grandes quantités de produits, tels le pain ou d’autres denrées alimentaires, est contraire aux préceptes de notre religion qui recommande que l’Oumma de l’Islam est une nation économe».

De son côté, le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, Chems Eddine Chitour, a indiqué que l’utilisation rationnelle de l’énergie était désormais nécessaire à plus d’un titre et relevait d’une responsabilité collective qui requiert la contribution de toutes les parties, dans le but de parvenir à la réduction des taux de consommation de l’ordre de 10 % au moins.

Pour M. Chitour, l’avenir du pays est tributaire, aujourd’hui, de l’utilisation rationnelle des énergies potentielles qui s’amenuisent d’année en année, ajoutant que «si l’on arrive à réduire la consommation qui est de 60 millions de tonnes de pétrole annuellement, à savoir un taux de 10%, soit 6 millions de tonnes, ce qui signifie l'équivalent de 2,5 Mds USD économisés.

Le responsable a réaffirmé, en outre, qu’il «importe à l’horizon 2030, de créer un nouveau modèle énergétique qui repose sur les énergies alternatives, à l’instar de ce qui a trait aux utilisations de l’énergie solaire et éoliennes et dont l’Algérie dispose actuellement de quelque 132 centres».

Pour ce qui est du secteur des Affaires religieuses, M. Chitour a indiqué qu’il a été procédé à titre expérimental au remplacement des lampes ordinaires, pour peu que l’opération englobe prochainement les chauffe-eaux avant d’aboutir à concrétiser l’idée de la moquée verte qui devra être implantée au niveau de la ville de Sidi Abdallah, à l’ouest d’Alger.

APS

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