Médéa : de beaux spectacles et du rire à satiété au festival du théâtre comique

Les amateurs du quatrième art ont été gratifiés, depuis le coup d’envoi de la 10è édition du festival national de théâtre comique à Médéa, de belles prestations artistiques qui rappellent les grands moments du théâtre comique incarné par Mahièdine Bachtarzi, Rachid Ksentini, Rouiched, Boubagra, Benguettaf, Medjoubi, Sirat Boumediène, Fellag, Sonia et tant d’autres comédiens qui ont fait pleurer de rire des générations entières.

Des prestations de grande qualité artistique, tant sur le plan de l’interprétation, la mise en scène que sur le plan textuel, ont fait revivre au public Médéen, très nombreux à se déplacer à la maison de la culture Hassan-El-Hassani, l’ambiance de fête qui régnait, entre les années 60 et 80 du siècle dernier, sur les planches des salles de spectacles du pays, troisième destination privilégiée des Algériens après les stades et les salles de cinéma, estiment les amateurs de ce genre de théâtre.

Les "fans du rire", des jeunes en majorité, ont pu faire le "plein de rire" et repartir très satisfait des prestations offertes par les jeunes et prometteurs comédiens et comédiennes qui se sont reliés sur les planches de la maison de la culture Hassan El-Hassani.

Les thèmes choisis par les troupes en compétition pour la "Grappe d’Or", le cas notamment de "Niss’aa Al-Madina", du théâtre régional de Constantine, qui retrace les péripéties de deux femmes convoitées pour leur fortune par un faux "Don juan", ou "Kareb Al-Ghaba", dont la trame ressemble, par certains de ses aspects, au célèbre film "Titanic" ou passion, peur et espoir s’entrechoquent pour abouti, à la fin, à un "happy end" (une fin heureuse) à l’hollywoodienne, ont donné de la consistance aux spectacles, chaudement applaudis par l’assistance.

"Hassan-Al-Khouaf", une pièce à la trame tragicomique, évoquant la guerre de libération nationale, superbement interprétée par la troupe "Thala" (fontaine) de Tizi-Ouzou, a permis au public d’exorciser ses peurs et ses craintes, grâce à la subtilité et la prouesse des jeunes comédiens de la troupe qui ont su tourner en dérision même les situations les plus dramatiques. L’accent au relent kabyle des interprètes a pimenté ce spectacle, mainte fois ovationné par les jeunes présents dans la salle.

L’enthousiasme suscité chez le public laisse entrouvertes les portes de l’espoir quant à la capacité du théâtre à drainer les foules, à les faire rêver et rire, à la fois. Le bon niveau de fréquentation enregistré, depuis le lancement de la manifestation, augure d’un avenir prometteur pour le quatrième art, notamment le genre comique, très apprécié par les Médéens.

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